1959

07/05/2008

De l'islam: écoutons Jean-Jacques!

Pour qui veut comprendre l’évolution de la société civile depuis les Lumières, il est bon de relire Du Contrat social de Rousseau. Etonnante est la lucidité de cet auteur, qui tout en ayant mis en avant des idées révolutionnaires, gardait une objectivité surprenante quand il s’agissait pour lui de définir les caractéristiques de l’Etat islamique. Après avoir relevé que dans l’histoire des nations occidentales il y eut un “ perpétuel conflit de juridiction qui a rendu toute bonne politie impossible dans les Etats chrétiens, et l’on n’a jamais pu venir à bout de savoir auquel du maître ou du prêtre on était obligé d’obéir… ”, Rousseau décrit ainsi le gouvernement laissé par Muhammad, le Prophète de l’islam : “ Mahomet eut des vues très saines, il lia bien son système politique, et tant que la forme de son gouvernement subsista sous les califes ses successeurs, ce gouvernement fut exactement un, et bon en cela. Mais les Arabes devenus florissants, lettrés, polis, mous et lâches, furent subjugués par des barbares ; alors la division entre les deux puissances recommença… ” (Du Contrat social, Livre IV, De la religion civile)En son siècle déjà, Rousseau nous donnait ainsi une leçon sur le dialogue respectueux des civilisations.

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Commentaires

Rousseau est avant tout un déiste, de type animiste! Il ne fait pas l'apologie de l'islam ni de toute autre religion. La nature lui inspire le respect de la création et il se méfie des dogmes.

"L'homme naît bon mais c'est la société qui le corrompt": comment intégrer cette vérité rousseauiste avec la définition citée, décontextualisée par ailleurs?

Aussi, ne voit-il aucune opposition entre l'esprit éclairé et l'ordre socio-politique : "Peut-être appartient-il à la seule ville de Genève de montrer l'exemple édifiant d'une aussi parfaite union entre une société de théologiens et de gens de lettres." (Dédicace du Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes - le 12 juin 1754)

Écrit par : Micheline Pace | 07/05/2008

Merci pour ces intéressantes observations. Je ne cite pas Rousseau pour faire l'apologie de l'islam- L'islam n'en a pas besoin! Mais pour souligner qu'un écrivain qui a vécu au XVIIIe siècle était capable d'approcher le monde musulman avec une objectivité qui fait défaut, hélas, à beaucoup de nos contemporains, pour qui le système politique islamique est une dangereuse théocratie. Or, la théocratie n'existe pas en islam.

Écrit par : Hani Ramadan | 07/05/2008

Hani Ramadan nous écrit ceci:
"Mais pour souligner qu'un écrivain qui a vécu au XVIIIe siècle était capable d'approcher le monde musulman avec une objectivité qui fait défaut, hélas, à beaucoup de nos contemporains, pour qui le système politique islamique est une dangereuse théocratie."

Je relève ce mot-ci: "OBJECTIVITE".

Mais Rousseau, lui, écrit ceci:
"Mais les Arabes devenus florissants, lettrés, polis, mous et lâches, furent subjugués par des barbares ;"

Ce que je relève ce sont les mots:
MOUS LACHES et BARBARES...

L'écrivant lui-même, Hani Ramadan nous montre sa parfaite lucidité !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 08/05/2008

Jean-Jacques Rousseau avait remarqué, qu'au sens strict, aucune démocratie n'avait vraiment existé, et qu'aucune n'existera jamais ("Seul un peuple de Dieux pourrait se gouverner démocratiquement"). Cet élément caractéristique fut pourtant oublié par nos concitoyens, qui se vantent de vivre dans une "démocratie", et, de fait, croient en sa supériorité sur les autres régimes politiques.

Ainsi, vous avez raison, Monsieur Ramadan, de soulever le manque d'objectivisme des Occidentaux sur la compréhension de l'islam et du système politique islamique. C'est, et cela restera, la caractéristique fondamentale de l'Occident, croirent en sa supériorité et faire la morale, souvent à tort, à quiconque n'aura pas le même système.

Mais qu'en est-il du système politique islamique? Mon protestantisme serait-il garanti dans une telle société? L'islam ne prône-t-il pas sa propre supériorité sur les autres religions?

Écrit par : Deng | 08/05/2008

JJ.Rousseau etait un homme eclairé,par rapport a sa societé.Il avait vu dans le modéle de l'etat musulman du Temps de Mohamed,un etat confedéré,une autonomie democratique,ou les pouvoirs etaient delégués de façon equitable et rationnelle ,parmi ses califes et fondés de pouvoir...Une vraie leçon de democratie à donner a nos pietres gouvernants...

Écrit par : hamid | 08/05/2008

Comment peut-on se référer à l'opinion d'un type du XVIIIe siècle, n'ayant jamais dépassé Paris, sur un phènomène qu'il ne connaît que de deuxième ou de troisième main, et qui tient peut-être simplement à prendre à contre-pied, son ennemi intime - Voltaire - qui vient d'écrire "Mahomet ou le fanatisme" ?

Les musulmans de Rousseau, Mahomet en tête, ont à peu près la même consistance que les Persans de Montesquieu, Usbek en tête...

Alors, ne retenons que l'enseignement général de la citation : quand on devient "florissants, lettrés, polis, mous et lâches", on finit subjugué par les barbares. Nous voilà prévenus !

Écrit par : Scipion | 12/05/2008

Je réponds à Deng sur la question de l'Etat islamique et des "minorités" au sein de cet Etat. Je tiens à votre disposition le livre "Le droit musulman", du Dr Saïd Ramadan que je vous remettrai volontiers et à titre grâcieux (veuillez me communiquer votre adresse). Vous y trouverez des réponses détaillées.Voir aussi sur notre site : http://www.cige.org/DocPDF/Bulletin_23.pdf
Cordialement
Hani Ramadan

Écrit par : Hani Ramadan | 14/05/2008

"Ce contrat social, Rousseau le voit comme faisant suite à l'état de nature dans lequel règne la loi du plus fort. Pour lui, la loi du plus fort ne peut être un principe directeur d'une société car il est incompatible avec l'intérêt général, et donc avec le contrat social : « Le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit et l'obéissance en devoir. »
La perte du contrat social, c'est le retour à l'état de nature, primitif, animal, « tyrannique et vain ». Une société qui rompt son contrat social ne serait plus une société libre...."

A l'époque, la Nakba n'a pas eu lieu, mais il en ressort que les invasions musulmanes devait permettre aux Juifs de garder au moins leurs vies.

"Le pacte social que propose Rousseau établit que chacun doive renoncer à ses droits naturels pour obtenir la liberté que procure la société. Cette aliénation de chaque sujet de l'État est ce pacte qui offre à chacun l'égalité : « Les clauses [du pacte social] se réduisent toutes à une seule : l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté : car premièrement, chacun se donnant tout entier, la condition est égale pour tous ; et la condition étant égale pour tous, nul n'a intérêt de la rendre onéreuse aux autres. » (Livre I, Chapitre 6) La légitimité du pacte social repose sur le fait que l’homme n’aliène pas au sens propre son droit naturel mais comprend que le pacte social est au contraire la condition sine qua non de l’existence de son droit naturel."

Invoquer le droit de porter le voile et manifester ainsi sa foi est contraire à Rousseau et au pacte social, tout comme demander des horaires spécifique des piscines et autres choses...( minarets, carré confessionnel ).

"C'est sur ce pacte que Rousseau fait reposer la démocratie. Si la liberté et l'égalité ne sont pas assurées par le peuple souverain (qu'il appelle le Souverain par personnification) envers lui-même, ou si des intérêts particuliers font que le pacte est divisé ou aliéné (chapitres 2.1 et 2.2 réference), alors c'est l'état de nature primitif qui reprend ses droits. Rousseau dit que rompre ce pacte sera faire que « l'état de nature subsisterait, et l'association deviendrait nécessairement tyrannique ou vaine »."

"Il aborde également les problèmes législatifs, dans le livre II, (« par le pacte social, nous avons donné l'existence et la vie au corps politique : il s'agit maintenant de lui donner le mouvement et la volonté par la législation. ») en précisant la notion de loi, qui s'applique à l'ensemble du peuple, et est statué par l'ensemble du peuple, souverain : « Quand tout le peuple statue sur tout le peuple, il ne considère que lui-même ; et s'il se forme alors un rapport, c'est de l'objet entier sous un point de vue à l'objet entier sous un autre point de vue, sans aucune division du tout. Alors la matière sur laquelle on statue est générale comme la volonté qui statue. C'est cet acte que j'appelle une loi. » (Livre II, Chapitre 6) Dans cette partie délicate, Rousseau s'attache à maintenir et à démontrer que « seulement l'intérêt public gouverne ». Il commence alors à aborder les différents organes du corps politique, avec, par exemple le législateur."

"Chapitre I (« Sujet de ce premier Livre »). Il commence par la célébrissime phrase « l’homme est né libre, et partout il est dans les fers ». Par là, de manière lapidaire, Rousseau dénonce l’état d’aliénation qu’introduit toute forme de pouvoir politique illégitime et la thématique des chapitres suivants."

ou bien sous les burkhas...

"Chapitre II (« Des premières Sociétés »). Rousseau va d’abord montrer que le fondement de toute société est une convention. La famille est le premier cas étudié par Rousseau dont il nie aussitôt qu’elle soit naturelle. Ce qui est naturel ou plus exactement ce qui est inscrit dans la nature de l'homme c'est le désir de se conserver: "Sa première loi est de veiller à sa propre conservation, ses premiers soins sont ceux qu'il se doit à lui-même". Et Rousseau d'ajouter « (...) les enfants ne restent-ils liés au père qu'aussi longtemps qu'ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. »

Rousseau évoque ensuite l'opinion d'Aristote, de Hobbes et Grotius selon laquelle la société ne repose pas sur une convention mais sur la supériorité de certains individus. Selon cette thèse, c'est donc la supériorité de certains qui est au fondement de la hiérarchie sociale. Rousseau critique cette idée en faisant remarquer que « tout homme né dans l'esclavage naît pour l'esclavage, rien n'est plus certain. » Mais il explique aussitôt : « les esclaves perdent tout dans leurs fers, jusqu'au désir d'en sortir; ils aiment leur servitude comme les compagnons d'Ulysse aimaient leur abrutissement » voulant dire par là que la hiérarchie sociale n'est pas naturelle mais qu'elle repose sur une convention originelle. Il se moque même de cette idée car étant lui même descendant d'Adam et de Noé il pourrait prétendre pouvoir régner sur l'ensemble du genre humain.

Chapitre III (« Du droit du plus fort »). Ce chapitre ainsi que la chapitre IV vont disqualifier deux types de pouvoirs comme types de pouvoir légitime : l'esclavage et la force. Rousseau disqualifie ce deuxième type de pouvoir en raison de l’argument suivant : quand je cède à la force, à la menace physique ou à la menace, je fais preuve de prudence. Mais cela ne signifie pas que celui qui use de sa force contre moi en ait le droit ou que son pouvoir soit légitime. « Céder à la force est un acte de nécessité, non de volonté ; c'est tout au plus un acte de prudence. En quel sens pourra-ce être un devoir? »

Chapitre IV (« De l’esclavage ») : L’esclavage est lui aussi une convention illégitime. La raison principale de Rousseau pour affirmer cela est la suivante : celui qui est mis en esclavage ne peut pas le vouloir volontairement- en tout cas s’il est sain d’esprit. L’esclavage est donc toujours le fruit d’une contrainte extérieure et il ne saurait donc être légitime. « Ainsi, de quelque sens qu'on envisage les choses, le droit d'esclavage est nul, non seulement parce qu'il est illégitime, mais parce qu'il est absurde et ne signifie rien. Ces mots, esclave et droit, sont contradictoires; ils s'excluent mutuellement. Soit d'un homme à un homme, soit d'un homme à un peuple, ce discours sera toujours également insensé : « Je fais avec toi une convention toute à ta charge et toute à mon profit, que j'observerai tant qu'il me plaira, et que tu observeras tant qu'il me plaira. ». Car, selon Rousseau, renoncer à la liberté est incompatible avec la nature humaine (« c’est renoncer à sa qualité d’homme, aux droits de l’humanité, même à ses devoirs »). Un tel renoncement ne peut avoir de prix.

Rousseau soulève en outre toute une série de difficultés que rencontrent ceux qui voudraient affirmer la légitimité de l’esclavage.

* Grotius affirme par exemple que tout un peuple pourrait aliéner sa liberté pour se rendre sujet d'un roi. À cela Rousseau répond que même si un homme avait le droit de s’aliéner auprès d’un maître il ne pourrait le faire pour ses enfants (« ils naissent hommes et libres ; leur liberté leur appartient, nul n’a droit d’en disposer qu’eux »).
* De plus, « Grotius et les autres tirent de la guerre une autre origine du prétendu droit d'esclavage. Le vainqueur ayant, selon eux, le droit de tuer le vaincu, celui-ci peut racheter sa vie aux dépens de sa liberté ; convention d'autant plus légitime qu'elle tourne au profit de tous deux. » Mais la guerre n’est pas une relation privée mais d’État à État et ne saurait exister dans l’état de nature ou dans l’état social où les lois conditionnent les rapports humains. La guerre et le droit de conquête n’ont comme fondements que la loi du plus fort.

Chapitre V (« Qu’il faut toujours remonter à une première convention »). Ce chapitre revêt une importance particulière car c’est seulement ici que Rousseau va commencer à développer sa propre conception de ce qui constitue un pouvoir légitime.

La question que soulève Rousseau est la suivante : comment est-ce que la constitution d’un peuple en tant qu’entité sui generis est possible ? En d’autres termes : à quelle(s) condition(s) est-ce qu’un agrégat d’individus forme un tout qu’on peut qualifier de peuple ? « il serait bon d'examiner l'acte par lequel un peuple est un peuple ; car cet acte, étant nécessairement antérieur à l'autre, est le vrai fondement de la société. »

Lorsque « des hommes épars [sont] successivement asservis à un seul », il ne s’agit en effet que d’agrégation et non d’association ; une organisation qui ne résiste pas au temps. D’après Grotius un peuple peut se donner à un roi. Le peuple est donc un peuple avant de se donner. Le vrai fondement de la société est ce qui fait que le peuple se considère comme tel, et c’est ce qu’il faudra étudier. C’est cette question qui amènera Rousseau à exposer la célèbre théorie du contrat social.

Chapitre VI (« Du pacte Social »).

Dans ce chapitre Rousseau va apporter une réponse très originale à la question qu'il a soulevée au tout début du Contrat Social : « Je veux chercher si, dans l'ordre civil, il peut y avoir quelque règle d'administration légitime et sûre (...) » (Préface au premier livre). En d'autres termes : comment est-ce que une autorité quelconque peut être imposée de manière légitime à un peuple? « Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun, s'unissant à tous, n'obéisse pourtant qu'à lui-même, et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problème fondamental dont le Contrat social donne la solution. »

L'originalité de la solution de Rousseau est qu'il va dépasser le dualisme opposant le peuple et le pouvoir politique l'un à l'autre. Il va en effet voir dans la constitution d'un pouvoir politique reposant sur le contrat social le fondement même de l'existence du peuple. En termes kantiens on peut dire que le pouvoir politique dans la mesure où il repose sur le contrat social est la condition de possibilité de l'existence du peuple en tant que peuple et non en tant que simple agrégation. « (...) Cet acte d'association produit un corps moral et collectif, composé d'autant de membres que l'assemblée a de voix, lequel reçoit de ce même acte son unité, son moi commun, sa vie et sa volonté. » La question de la légitimité d'un pouvoir reposant sur le contrat social ne se pose donc plus. L'autorité politique n'est en effet plus une violence faite au peuple mais ce qui lui permet d'exister.

Le contrat social est nécessaire selon Rousseau lorsque les besoins sont supérieurs à ce que chaque homme peut faire pour y subvenir par lui-même. Pour survivre il leur faut alors s’unir et « agir de concert ».

La condition fondamentale du contrat social est « l'aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ». L’essence du pacte social est résumée ainsi : « Chacun de nous met en commun sa personne et toute sa puissance sous la suprême direction de la volonté générale ; et nous recevons en corps chaque membre comme partie indivisible du tout ». Ceci a plusieurs conséquences:

* l’engagement est total et identique pour tous ;
* chacun n’a aucun intérêt à le rendre injuste car cette injustice le concernerait directement ;
* « enfin, chacun se donnant à tous ne se donne à personne ».

Cet acte d’association produit un corps moral et collectif s’appelle maintenant République ou corps politique (autrefois on disait : « Cité »), nommé par ses membre « État quand il est passif, Souverain quand il est actif, Puissance en le comparant à ses semblables ». Les citoyens prennent le nom de peuple : « Citoyens comme participant à l‘autorité souveraine, Sujets comme soumis aux lois de l’État. »

Chapitre VII (« Du Souverain ») : L’association est double et réciproque : chaque individu est citoyen car il participe à l’autorité souveraine, et sujet car il est soumis aux lois. Le souverain ne saurait par son unité se limiter lui-même avec des lois, il n’est tenu que par ce qu’ exige le contrat social. Le souverain n’a pas besoin de garant par rapport à ses sujets : il ne peut avoir d’intérêt contraire aux particuliers qui le composent. En revanche chaque individu peut avoir une volonté particulière qui diffère de celle du souverain (en acceptant les droits qui sont les siens en tant que citoyen mais en refusant ceux de sujet), c’est cette injustice possible qui donne au souverain le droit de contrainte. On peut forcer celui qui ne respecte pas les règles « à être libre » donc à les respecter car « l’obéissance à la loi qu’on s’est prescrite est liberté ». Cette contrainte rend le pacte social possible, et garantit son bon fonctionnement et sa justice, sans cela l’engagement serait absurde.

Chapitre VIII : (« De l’état civil ») : Le passage de l’état de nature à l’état civil transforme l’animal vivant de l’instinct en homme doué de raison et intelligent, fondant ses actes sur la raison ; il gagne alors la liberté morale et la possibilité de propriété (différente de la possession qui est l’effet de la force) garantie par la loi.

Chapitre IX (« Du domaine réel ») : Dans le cadre du contrat social chacun se donne, ainsi que tous ses biens, au souverain, qui les restitue en en garantissant le droit. Le droit de propriété est donc un des effets du pacte social, qui n’existe que grâce à la sécurité de la communauté.

Le droit de premier occupant sur un terrain, qui n’est un droit qu’après création du droit de propriété, dépend de plusieurs conditions : que personne n’y habite précédemment, qu’on occupe seulement la quantité de terrain nécessaire, et qu’on y travaille. La propriété est alors limitée, et le pacte social permet une égalité morale et légitime entre les hommes. « le pacte fondamental substitue […] une égalité morale et légitime à ce que la nature avait pu mettre d’inégalité physique entre les hommes, et que, pouvant être inégaux en force ou en génie, ils deviennent tous égaux par convention et de droit »."




Cette dernière s'applique bien à la situation de la Palestine...non ?

"Le droit de premier occupant sur un terrain, qui n’est un droit qu’après création du droit de propriété, dépend de plusieurs conditions : que personne n’y habite précédemment,"

Dès la première condition, le droit des musulmans palestiniens tombe.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 16/05/2008

"Protection des populations civiles : égards envers leurs religions" Dixit M. Ramadan

Quand on voit comment sont traités les chrétiens dans certains pays musulmans en temps de PAIX, la jolie phrase ci-dessus laisse plus que songeur...

NB: Ce message concerne le dernier billet de M. Ramadan intitulé: Un chrétien parle de l'Islam. Vu que moi, malgré plusieurs essais, je n'arrive pas à m'exprimer car mon message n'apparaît pas à l'écran, je l'écris ici...

Écrit par : Olegna | 23/05/2008

Le "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes", titre original de l'œuvre parfois également publiée comme "De l'Inégalité parmi les hommes", est un essai écrit par l'écrivain et philosophe genevois de langue française Jean-Jacques Rousseau.

Cet essai philosophique fut commencé en 1753 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé: « Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ? »

Sa participation au concours est dans la continuité du Discours sur les sciences et les arts pour lequel il avait déjà été primé en 1750 par cette même académie, mais cette fois ci il fut quelque peu critiqué...
Notamment par Voltaire dans une lettre datée du 30 août 1755, et dans laquelle il écrit :
«J'ai reçu, Monsieur, votre nouveau livre contre le genre humain (...)
On n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes, il prend envie de marcher à 4 pattes quand on lit votre ouvrage.»

Il s'agit, pour ainsi dire, de son premier grand texte philosophique.
Parce qu'il avait quelque peu désavoué le précédent qu'il jugeait être un ouvrage naïf, et puisque ce Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes pose les bases d'une philosophie de la Nature qu'il développera encore dans "Du contrat social" et "Émile", on peut donc admettre qu'il s'agit là d'un des tournants dans la vie littéraire de Jean-Jacques Rousseau.

Ce discours a valu à Rousseau une condamnation religieuse, puisque le clergé lui reprochait de nier le péché originel, c'est-à-dire d'adhérer au pélagianisme.

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 15/07/2008

victor dumitrescu,ca vient de l'est??
Et chez vous les bolcheviks???
Vous en bavez pas vous??
Quelles democraties chez vous???
Regarde dans ton assiette avant de vouloir regarder ailleurs...

Écrit par : gygy | 17/02/2009

Victor Dumitrescu? où est-il? peut on faire un avis de recherche sur ce blog?

Probablement a été relevé de sa mission qui s'est achevée en échec total.

Écrit par : Djilani Ftelina | 24/02/2009

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