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13/04/2009

DETACHEMENT ET AVIDITE

Une Sagesse de Ibn 'Atâ'i -Llâh

Une action qui émane d’un cœur détaché ne peut être peu de chose. Une action qui émane d’un cœur avide ne peut être grand-chose.

 

Commentaires :

 

La valeur des actes est relative à la qualité de l’intention qui émane du cœur. La qualité passe toujours avant la quantité. Il se peut ainsi qu’un adorateur accomplisse un nombre impressionnant d’actions de bien, et que celles-ci n’aient pas beaucoup de poids auprès de Dieu, pour la simple raison qu’elles n’émanent pas d’un cœur pur et désintéressé. À l’inverse, celui dont le cœur agit sincèrement en vue de Dieu et par amour pour Dieu, la plus petite de ses œuvres pèse lourdement dans la balance. L’Imam ‘Alî Ibn Abî Tâlib disait en ce sens : « Ayez plus le souci de voir vos œuvres acceptées que le souci de vos œuvres elles-mêmes. En vérité, une action accompagnée de piété ne peut être peu de chose. Et comment donc une action acceptée par Dieu serait-elle peu de chose? » ‘Abd-Allâh Ibn Mas‘ûd, autre Compagnon du Prophète,  a dit : «  Deux cycles de prière accomplies par un savant détaché des choses terrestres valent mieux que l’adoration du serviteur assidu jusqu’à la fin des temps, éternellement ! »

 

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Commentaires

En quelques mots, Ibn Âta’i Allah, nous inscrit au cœur de l’essentiel : la volonté de conscience. Il met en lumière, selon la perspective islamique, un concept majeur : « l’intention ». Celle-ci se vit, selon une double exigence : une exigence extérieure et une exigence intérieure.
En ce qui concerne la première exigence, l’action doit être conforme aux enseignements prophétiques. Quant à la seconde exigence, l’action doit être vouée exclusivement à Dieu. « L’intention » devient un magistère, une mise en conformité de l’agir avec les visées éthiques. C’est ainsi que les actions acquièrent leurs valeurs morales. D’où le fameux hadith : « Les actions tirent leur valeur morale de l’intention… ».
Mais, la pratique de l’intention n’est pas chose aisée. Abou Soufiane Attawri, a dit effectivement : « Je n’ai jamais rien traité de plus difficile que mon « intention » ; elle est virevoltante ». Un autre grand homme a dit : « J’aimerais que l’intention soit présente même quand je mange et bois ».
La pratique de « l’intention », selon l’optique islamique, est un effort et une vigilance permanents. Elle permet, en effet, de vivre consciemment.

Écrit par : najib ELAGGUIR | 15/04/2009

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