1959

  • LE LIKOUD : NON A UN ETAT PALESTINIEN

    Imprimer

    La charte du Likoud contient des éléments qui sont en contradiction avec les résolutions de l’ONU ; s’y trouvent méprisés notamment les droits des Palestiniens à disposer d’un Etat. Cependant, les dirigeants actuels d’Israël sont reçus en Occident comme d’authentiques interlocuteurs, alors qu’ils continuent à se livrer aux pires exactions dans les territoires occupés.

     

    Dans la section « Paix et Sécurité » du programme du Likoud, document récent puisque édité en 1999, on peut lire :
     
    « La Paix est l’objectif premier d’Israël. Le Likoud souhaite renforcer les accords de paix existants avec les États arabes et s’efforcer de parvenir à des accords de paix avec l’ensemble des pays frontaliers d’Israël afin de trouver une solution de paix au conflit israélo-palestinien. »

    Mais lorsque sont évoquées les colonies, voici ce qui est dit :

    « Les communautés juives de Judée, de Samarie et de Gaza sont une concrétisation des valeurs sionistes. L’implantation est l’expression du droit irréfutable du peuple juif à disposer de la terre d’Israël et constitue un atout important dans la défense des intérêts premiers de l’État d’Israël. Le Likoud s’attachera à renforcer et à développer ces communautés et s’opposera à leur démantèlement. »

    Au sujet d’un État Palestinien :

    « Le gouvernement israélien rejette fermement la création d’un État arabo-palestinien à l’ouest du Jourdain. Les Palestiniens peuvent vivre librement dans un contexte d’autonomie mais pas en tant qu’Etat indépendant et souverain. Ainsi, par exemple, dans le cadre des affaires étrangères, des questions de sécurité, d’immigration et d’écologie, leurs activités doivent être limitées par les impératifs liés à l’existence d’Israël, à sa sécurité et aux besoins de la nation. »

    Sur la question de Jérusalem :

    « Jérusalem est la capitale éternelle et indivisible de l’État d’Israël et seulement de l’État d’Israël. Le gouvernement rejettera fermement toute proposition palestinienne envisageant la division de Jérusalem, en particulier le projet présenté à la Knesset par des factions arabes et soutenu par de nombreux membres du Parti Travailliste et du Meretz. »

     

    Sans commentaires.
     

     

    Source  : The Palestine Chronicle
    Article traduit par Herve Landecker

     

  • UN GRAND PRESIDENT DES ETATS-UNIS ET UN PAPE EMINENT

    Imprimer

     

     Voilà ce qu’aurait pu dire un grand Président des Etats-Unis lors de son investiture :

     

    « Il est grand temps que nous demandions pardon à tous les musulmans dont nous occupons les terres par la force. Que sommes-nous allés faire en Afghanistan et en Iraq, sinon voler le bien des peuples et défendre des intérêts géostratégiques purement matériels  dans ces lointaines régions ?

    Nous avons sciemment menti, invoquant les prétextes du terrorisme et des armes de destruction massive pour jeter des bombes sur des dizaines de milliers d’innocents à Bagdad, après les avoir affamés. En 2008, plus de 2000 civils, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont morts en Afghanistan, victimes de dommages collatéraux et d’innombrables bavures militaires. Et le monde a fini par accepter, en se disant : ce ne sont que des talibans, ou les proches des talibans, ou les voisins des talibans…

    Non. L’Amérique se doit de respecter tout homme parce qu’il est homme et frère de l’homme, et parce que sa vie est sacrée.

    Et je ne parlerai pas assez des traitements que notre précédent gouvernement  a infligés aux prisonniers d’Abou Ghraïb ou de Guantanamo, ou d’ailleurs dans d’autres pays amis quelque part sur cette planète.

    Nous sommes devenus ainsi la honte de l’humanité. Il faut que cela cesse. Nous allons commencer par quitter ces lieux, au lieu d’y envoyer de jeunes militaires américains s’y faire massacrer. Yes, we can… »

     

    Et quant au discours d’un Pape éminent à Jérusalem, voilà ce que nous aurions aimé entendre :

     

    « Ô peuple d’Israël ! Toute forme d’antisémitisme doit être condamnée sans détour, et l’on ne doit jamais oublier les crimes commis contre les juifs. Mais dois-je vous rappeler que la Shoah s’est produite en Europe, et que vous n’avez aucune raison de vous acharner sur les Palestiniens dont vous persistez à confisquer les terres?

    Et comment les descendants de ceux qui ont connu les ghettos infâmes peuvent-ils construire ce mur de la honte ?

    Expliquez-moi la chose, peuple d’Israël, enfants de Jacob !

    Qu’avez-vous fait, malheureux, à Gaza ? Quelle monstruosité ! Quelle barbarie ! Si ma parole vous blesse, rejetez-moi comme jadis fut repoussé le Christ, parce qu’il se tenait toujours aux côtés des opprimés… »

     

    Beau discours d’investiture.

    Juste sermon.

  • LA SUISSE PEUT-ELLE OUBLIER GAZA?

    Imprimer

    « Pourquoi Israël a-t-il tué plus de 1000 civils et détruit 70% des infrastructures ? Pourquoi Israël a-t-il bombardé même un zoo ? Pourquoi détruire des écoles ? Pourquoi infliger une punition collective ? Pourquoi interdire l’accès des matériaux de reconstruction ? Pourquoi n’avons-nous toujours pas de fenêtres ? » Telles sont les pertinentes questions que posait récemment dans la presse romande Jawdat Khoudary, un riche entrepreneur qui avait participé à la construction de l’école américaine de Gaza, aujourd’hui détruite.

    Jawdat Khoudary avait aussi contribué, il y a deux ans, au succès de l’exposition Gaza à la croisée des civilisations, en mettant à la disposition de Genève sa collection d’objets archéologiques.

    Micheline Calmy-Rey et Mahmoud Abbas avaient inauguré cette exposition, et ce geste avait alors une portée symbolique.

    Hélas, la barbarie l’a emporté sur la civilisation, et les questions que pose Jawdat Khoudary resteront probablement un cri dans le désert de la diplomatie et des salons.

    A moins qu’un réveil de nos consciences amène nos autorités à se ressaisir et à refuser d’être complices par le silence.

    Non. On ne peut plus admettre, une fois pour toute, la logique sioniste qui mène une politique d’agression continue.

    Veut-on la paix ? Il faut arrêter la colonisation. « Le Hamas est toujours là, dit encore Jawdat Khoudary, les tirs de roquettes continuent et le soldat israélien Gilad Shalit est toujours prisonnier. » Chaque roquette envoyée par le mouvement de la résistance islamique est tout simplement un « non » à la colonisation. N’en déplaise aux criminels de guerre, le Hamas est dans son droit. Il défend un peuple. Et il ne peut y avoir de reconnaissance d’un Etat dont les frontières restent indéfinies et extensibles. Ce n’est donc pas le terrorisme qui justifie l’action de Tsahal, mais le colonialisme qui rend nécessaire la légitime défense des Palestiniens.

    La reconnaissance des deux Etats ne peut se faire que simultanément et réciproquement, en déterminant une partition qui empêche le débordement incessant qui caractérise la politique sioniste, dont tout l’art consiste à mettre la communauté internationale devant le fait accompli.

    Oui, il faut condamner sans détour les crimes commis à Gaza, et désigner le gouvernement israélien comme responsable de ces massacres et de ces destructions. L’oubli de ces atrocités est lui-même une forme d’allégeance à la barbarie, qui est invitée ainsi à se reproduire indéfiniment. Se cacher derrière l’argument fallacieux de la protection de l’entité sioniste, alors qu’elle ne cesse de voler aux Palestiniens leurs terres, et qu’elle poursuit illégalement l’édification de son mur, est inadmissible, particulièrement dans notre pays qui est dépositaire des Conventions de Genève.

     

    La Suisse peut faire cela. Sa neutralité ne signifie pas qu’elle ne prendra pas la défense, fermement et sans hypocrisie, des civils livrés aux militaires.

     

    P.S. : Organisations et sociétés protectrices des animaux, réveillez-vous ! Tsahal a détruit un zoo à Gaza. Alors, à défaut de secourir les humains, il y a là aussi quelque chose à faire…

     

    Publié dans Le 24 heures

    Réflexions

    L’invité

    7 mai 2009

     

  • LE PROPHETE MUHAMMAD : LA NOBLESSE DE SON CARACTERE

    Imprimer

    Nous disposons de témoignages extrêmement précis sur la personnalité de Muhammad, Prophète de l'Islam. Nul ne peut nier le caractère universel du personnage historique, et la portée éthique de son message. Voici quelques éléments qui nous permettront de nous en convaincre, tirés d'un sermon traduit de l'arabe.

    Le Prophète Muhammad

    C’est le 12 du mois de Rabî’ al-awwal, en l’an 569

    (-53 de l’hégire) qu’est né le Prophète Muhammad.

    Il est difficile d’exprimer par des mots ce que

    signifie la venue au monde du Prophète.

    Muhammad était grand par sa lignée. Il était

    grand par la beauté de son aspect et par la majesté

    de son caractère. Il était grand par la grandeur de

    son message éternel. Il a dit : "Dieu a choisi parmi

    les descendants d’Abraham Ismaël, et il a choisi

    parmi les descendants d’Ismaël les enfants de

    Kinâna, et il a choisi parmi les enfants de Kinâna

    Quraysh, et il a choisi parmi les Quraysh les

    enfants de Hâshim, et il m’a choisi parmi les

    enfants de Hâshim." Dieu a embelli l’aspect

    physique du Prophète. Quand il souriait, sa

    bouche présentait des perles blanches. Lorsque

    quelque chose le réjouissait, son visage s’illuminait

    d’une grande clarté. Sa peau blanche avait le

    meilleur teint. Il marchait en se penchant en avant.

    Ses yeux étaient noirs et le timbre de sa voix était

    profond. Anas Ibn Mâlik a dit : "Je n’ai pas touché

    de soie ou de velours plus doux que la paume du

    Messager de Dieu, et je n’ai jamais senti

    d’odeur ou de transpiration meilleures que celles

    du Messager de Dieu."

    Le Prophète  était d’une très vive sagacité

    d’esprit, d’une très grande éloquence. Abu Bakr

    déclara un jour : "J’ai fait le tour des communautés

    arabes et j’ai entendu leurs prestigieux orateurs. Je

    n’en ai pas entendu de plus éloquent que toi. Qui

    donc t’a éduqué ?" Le Prophète  répondit :

    "Mon Seigneur m’a éduqué et il a parfait mon

    éducation."

    Le Prophète  avait le meilleur caractère. Le

    Coran affirme :

    "Et tu es certes d’un caractère éminent " (68,4)

    "Certes, un Messager pris parmi vous, est venu

    à vous, auquel pèsent lourd les difficultés que

    vous subissez, qui est plein de sollicitude pour

    vous, qui est compatissant et miséricordieux

    envers les croyants. " (9,128)

    Le Prophète était le plus juste des hommes. Il

    affirmait : "Ce qui a fait périr vos prédécesseurs,

    c’est que lorsqu’un noble parmi eux commettait un

    vol, ils l’acquittaient, et lorsqu’un homme faible

    parmi eux commettait un vol, ils le châtiaient. Par

    Dieu, si Fâtima la fille de Muhammad volait,

    Muhammad lui couperait la main ! "

    Le Prophète  était le plus courageux des

    hommes. L’Imâm Ali affirma : "Au plus fort du

    combat, lorsque les prunelles des yeux devenaient

    rouges, nous cherchions protection auprès du

    Messager de Dieu. Aucun d’entre nous n’était

    plus proche de l’ennemi."

    Le Prophète  était le plus généreux des

    hommes, plus généreux que le vent qui apporte la

    pluie. Il donnait sans craindre la pauvreté. Safwân

    Ibn Umayya a déclaré : "Le Prophète m’a donné ce

    qu’il m’a donné alors qu’il était l’être que je

    haïssais le plus. Il n’a cessé de me faire des dons

    jusqu’à ce qu’il devînt l’être que j’aime le plus. Je

    témoigne certes que seule l’âme d’un Prophète

    peut atteindre un tel degré de bonté." Le Prophète

    se montrait ainsi généreux en vue de plaire à

    Dieu. Il donnait tantôt aux pauvres, tantôt pour la

    cause de l’Islam, tantôt pour se concilier les coeurs

    de ceux dont la foi était faible.

     

    Le Prophète  était le plus doux des hommes

    envers ses proches. Il aimait d’un amour

    profondément humain ses épouses. Il disait : " Appartenant à votre monde,  m’ont été

    rendus agréables les femmes et  le parfum, et on a

    mis ma consolation dans la prière." L’amour qu’il

    portait à ses enfants lui fit dire lorsque son fils

    Ibrâhîm mourut : "Le coeur est attristé, les yeux

    versent des larmes. Et nous sommes certes tristes

    de nous voir séparés de toi, ô Ibrâhîm." Il priait un

    jour, et son petit-fils Hassan se jucha sur son dos

    alors qu’il était prosterné. La prosternation se

    prolongea. Interrogé par l’un de ses compagnons, il

    dit : "Mon enfant est monté sur mon dos. J’ai

    détesté de le bousculer." Lorsqu’il entendait les

    pleurs d’un enfant, il allégeait la prière par

    miséricorde pour l’enfant et sa mère.

    Sa miséricorde s’étendait aux animaux. Il affirmait

    ainsi que le bien que l’on fait à tout être vivant

    comprend une récompense. Il a dit  : "Dieu a

    prescrit la bienfaisance en toute chose. Lorsque

    donc vous tuez, faites-le de la meilleure façon ; et

    lorsque vous égorgez (un animal), faites-le de la

    meilleure façon. Aiguisez votre lame et épargnez la

    souffrance à l’animal." Il vit un jour un chameau

    maigre et efflanqué. Il dit : "Craignez Dieu en ces

    bêtes muettes. Mangez-les alors qu’elles sont

    saines, et montez-les alors qu’elles sont saines."

    Un jour, en expédition, des compagnons prirent

    deux poussins d’un passereau. La mère des

    oisillons vint en volant au-dessus de ses poussins.

    Lorsque le Prophète vit cela, il dit : "Qui donc

    a terrifié cet oiseau en prenant ses petits. Rendez-lui

    ses petits." Cela se passait bien avant que ne

    soient fondées en Europe et ailleurs les sociétés

    protectrices des animaux.

    Le Prophète  était le plus modeste des

    hommes. Il n’aimait pas qu’on se lève pour lui. Il

    disait : "Ne me louez pas en exagérant comme ont

    exagéré les chrétiens en louant Jésus fils de Marie.

    Je ne suis qu’un esclave. Dites (en parlant de

    moi) : "Esclave de Dieu et son Messager." " Un

    homme fut introduit un jour auprès de lui et il se

    mit à trembler. Le Prophète  lui dit : "Ménage-toi

    donc. Je ne suis que le fils d’une femme qui

    mangeait de la viande torréfiée à la Mecque."

    Chez lui, le Prophète  servait les siens. Il

    s’occupait de la maison, attachait les bêtes, les

    nourrissait, n’hésitait pas à traire sa brebis, se

    rendait service à lui-même, rapiéçait ses vêtements,

    réparait ses sandales, portait du marché ses

    provisions. Il détestait se distinguer de ses

    compagnons. Lorsqu’un jour il reçut une

    délégation du Négus d’Abyssinie, il les servit lui-même

    en disant à ses compagnons : "Ils ont été

    pour nos frères de nobles hôtes. J’aime ainsi les en

    récompenser."

    Le Prophète  était de tous les hommes, celui

    qui était le plus détaché des biens terrestres. Il

    disait : "Il n’est nulle vie si ce n’est la vie

    dernière." Il disait encore : "Que m’importe ce bas

    monde ! Il en est de ce bas monde comme d’un

    voyageur qui cherche ombrage sous un arbre, puis

    qui s’en va et l’abandonne." Il aimait vivre une vie

    dépouillée et simple, non pas seulement pour lui,

    mais aussi pour les siens. Il invoquait Dieu en

    disant : "O Dieu, fais que la subsistance des gens

    de la famille de Muhammad se réduise au strict

    nécessaire !" Abû Hurayra affirmait : "Le Prophète

    et les siens ne se sont pas rassasiés trois jours de

    suite de pain de froment, jusqu’à sa mort."

    Le Prophète  était le plus pudique des

    hommes. Abû Sa’îd Al-Khudrî disait : "Il était plus

    pudique que la vierge dans son appartement.

    Lorsqu’il détestait quelque chose, cela se voyait

    sur son visage." ’Aïcha a dit : "Lorsqu’il apprenait

    que quelqu’un avait commis une mauvaise action,

    il ne disait pas : "Pourquoi un tel a-t-il dit cela ?

    (en citant le nom de la personne fautive)". Mais il

    disait : "Pourquoi certaines gens agissent ainsi et

    disent de telles choses. Il interdisait un tel acte et

    évitait de nommer le coupable."

    (D’après un sermon du Cheikh Abd Al-Khâliq

    Muhammad Ash-Shâmî.)

     

     

  • L'UNION JUIVE POUR LA PAIX CONTRE LIEBERMAN

    Imprimer

    LU sur le site de l'Union Juive Française pour la Paix ces propos qui soulignent qu'Avigdor Lieberman ne devrait pas être reçu par le gouvernement français. Nous appelons les rabbins et les intellectuels juifs à condamner pareillement les propos et les positions du Ministre des affaires étrangères israélien.

    http://www.ujfp.org/modules/news/article.php?storyid=552

    Mardi 5 mai 2009 dans le cadre d'une tournée européenne Avigdor
    Lieberman, étrange ministre des non moins étranges affaires
    étrangères israéliennes viendra à Paris rencontrer son homologue
    français Bernard Kouchner.


    Comment peut-on accepter la venue d'un tel personnage, trois mois
    après le carnage et les destructions à Gaza, qui est toujours soumis
    au blocus israélien alors que la colonisation se poursuit
    allègrement en Cisjordanie (destructions de maisons à Jérusalem,
    construction massive de logements dans les colonies, intensification
    de la répression sanglante des manifestations contre le mur de
    l'apartheid ) et que les discriminations s'intensifient contre les
    Palestiniens d'Israël (menace de licenciement des cheminots arabes) ?

    Rappelons quelques unes des propositions de Lieberman :

    - Bombarder le barrage d'Assouan
    - Utiliser l'arme nucléaire sur Téhéran et sur Gaza
    - Expulser tous les Palestiniens d'Israël qui refuseraient de prêter
    un serment de loyauté à l'Etat juif, noyer les prisonniers politiques
    palestiniens dans la Mer morte
    - Exécuter les députés palestiniens à la Knesset qui ont des contacts
    avec le Hamas ou qui ont commémoré l'expulsion de 1948,
    - « Echanger » la Galilée contre les implantations en Cisjordanie pour
    faire un Israël « ethniquement pur ».

    Mais Lieberman, n'est pas un élément isolé, c'est bien comme fer de
    lance de la politique israélienne d'enfermement et d'écrasement du
    peuple palestinien que doit être comprise sa récente nomination.

    Car en choisissant cet individu pour représenter Israël, le gouvernement Netanyahou a voulu dire clairement, qu'il ne voulait rien
    lâcher, qu'il ne voulait ni d'un Etat palestinien, ni de l'évacuation
    des colonies, ni même s'engager dans aucun « processus de paix », ni
    remettre en cause les discriminations intérieures.

    Le Gouvernement Netanyahou tient ainsi à faire savoir au monde entier
    qu'il veut conserver un Etat raciste (un Etat pour les Juifs du monde
    entier, qui fait de ses habitants palestiniens des citoyens de seconde
    zone), un Etat colonial qui dépossède le peuple palestinien de sa
    terre, un Etat d'apartheid qui enferme et isole les Palestiniens de
    Cisjordanie dans une multitude de bantoustans.

    En faisant recevoir ce fasciste par son ministre des affaires
    étrangères, Sarkozy passe les bornes de l'indécence ! On se souvient
    pourtant que l'Europe avait réagi un tant soit peu quand l'extrême
    droite autrichienne était entré au gouvernement de Vienne. Mais les
    déclarations d'Haider étaient angéliques à côté de celles de Lieberman.

    Comme à l'occasion du vote du Conseil européen pour le rehaussement des relations entre Israël et l'Union Européenne, recevoir Lieberman, c'est à nouveau donner à Netanyahou un feu vert pour sa politique criminelle, c'est aussi accroitre le risque d'une attaque israélienne « préventive » contre l'Iran, aux conséquences incalculables.

    Plus d'impunité pour les criminels de guerre et pour ceux qui piétinent le droit international depuis trop longtemps !
    L'UJFP participera partout où elle le pourra aux rassemblements unitaires pour dénoncer le scandale de cette réception, et en particulier à Paris mardi 5 mai à 18h au quai d'Orsay

    Bureau National de l'UJFP le 3-05-09