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24/06/2009

DE L'HUMILITE EN ISLAM

Sagesses de Ibn ‘Atâ’i -Llâh

 

Il se peut qu’Il te donne accès à l’obéissance, sans pour autant qu’Il accepte les actes par lesquels tu manifestes cette obéissance. Et il se peut que Dieu inscrive dans ta destinée un péché qui sera la cause de ton salut final !

 

Commentaires :

 

Un croyant peut accomplir ses devoirs, s’écarter des interdictions divines et se conduire de façon exemplaire, et cependant, manquer totalement de sincérité et d’humilité dans ce qu’il entreprend : il se mêle au contraire à son engagement de l’orgueil et de la vanité, et il finit par mépriser ceux qui ne sont pas à sa hauteur et qui n’agissent pas comme lui. Raison pour laquelle son action n’est pas acceptée par Dieu.

A l’inverse, il se peut qu’il commette un péché par lequel il reconnaît sa faiblesse et son indigence spirituelle devant Dieu. Le souvenir de cet acte permet l’effacement de l’ego qui s’humilie devant Dieu, et le remords qui l’accompagne rapproche l’être humain du Très Miséricordieux.

 

Un acte de désobéissance faisant naître un sentiment d’humiliation et d’indigence (de l’âme devant Dieu), vaut mieux qu’un acte d’obéissance faisant naître un sentiment de considération et d’orgueil. 

 

Commentaires :

 

Réaliser notre foi, c’est aller dans le sens de l’humilité et de la soumission la plus complète à notre Créateur. A travers le culte et le respect des prescriptions divines, ce n’est pas tant l’image et la forme de ces prescriptions qui sont visées, mais le sentiment d’adoration : la conviction de notre servitude et de notre dépendance, accompagnée d’un manque certain de considération pour notre petit moi. Celui donc qui, après avoir commis un péché, ressent avec profondeur sa faiblesse, et se tourne vers Dieu qui Seul pardonne, est plus proche de Dieu que celui qui agit conformément à Sa loi dans la forme, mais qui au fond de lui-même en conçoit un sentiment de vanité et de satisfaction : il se tourne vers son ego, et s’éloigne ainsi de Dieu.

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Commentaires

Sir,

- I would highly recommend that you read my blog post : http://jewishblog-jewishnews.blog.tdg.ch/

I end now -

With not the slightest affection for your person (or the hatred you express towards my peoples).

Robert S.
Very proud to have a land that finally we can call ours.

Écrit par : Robert S. | 25/06/2009

Dieu préfère le pécheur repentant, la brebis égarée que Jésus ramène, plutôt que celui qui regarde si on le regarde lorsqu'il donne l'aumône.
Les similitudes pacifistes des religions monothéistes rassembleront les peuples.
@robert s: bien sûr, vous avez posé une casquette ou un linge à la plage, il est évident que c'était pour garder votre place.
Même 2000 ans plus tard ?

Écrit par : Rik | 25/06/2009

La pratique religieuse, morale et spirituelle obéit à un seul maître mot : la sincérité ou la véracité (al’ikhlaç).
L’obéissance formelle aux prescriptions divines et aux enseignements prophétiques sans l’engagement du cœur est peine perdue. Le cœur voit et entend de même qu’il prie et médite.
Quand l’observance des injonctions coraniques et prophétiques se pare d’un sérieux apparent alors que la frivolité gangrène le cœur, les actes rituels sont autant de cautères sur une jambe de bois. Car au-delà de l’application s’énoncent les implications : l’implication, en l’occurrence, du cœur à l’égard de son Seigneur, Dieu. Lorsque « la raison raisonnante » parasite et perturbe la transparence du cœur, les valeurs deviennent floues et ambigües, les grilles de lecture se confondent ainsi que les références, les niveaux d’analyse se superposent ainsi que les perspectives et nous voilà pataugeant dans le marécage de « la confusion des valeurs ». Tout trouve justification : l’orgueil et la vanité, le narcissisme et autre égotisme, le nihilisme et autre scepticisme…

En revanche, quand le cœur est animé par la foi et vivifié par les actes qui en découlent, le moindre manquement déclenche une prise de conscience qui rappelle l’essentiel : Dieu, le Devoir des devoirs. Le sens du Devoir nous met ainsi sur les rails du repentir qui permet la régénération de la foi laquelle, selon une parole prophétique, « se dégrade comme s’use un habit ». Elle a donc besoin d’être renouvelée constamment. Car tout homme est sujet à l’erreur. Or aucune sagesse ne nous met à l’abri de l’erreur. Toutefois, la sagesse nous donne les moyens de réparer nos erreurs à bon escient. Puisque l’erreur est à l’affût de nos agissements, l’une des valeurs que toutes les spiritualités du monde cultivent avec science et conscience est l’humilité. Celle-ci consiste à faire son deuil de l’égotisme et autre narcissisme. Il s’agit effectivement de s’engager avec la conscience de ses limites et autres insuffisances dans l’immensité de l’Infini. Nos carences ne sont nullement un handicap quand on en a conscience, mais la véritable plaie est l’infatuation. La personne éprise d’elle-même nuit fatalement à l’acuité de son cœur. Le cœur devient, hélas, sourd, aveugle et muet. Le Coran énonce à juste titre : « Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais s’aveuglent les cœurs qui sont dans les poitrines. » (22/46).
Si l’erreur est humaine, pourquoi donc l’homme pèche-t-il par orgueil ? L’erreur ou/et la faute ne sont que des incidents de parcours. Du coup, elles sont expiables, donc effaçables. Une erreur ou une faute quand elles sont réparées sciemment, via remords, repentir et réparation, nourrissent la foi. L’adoration formelle, via l’observance bigote, voire hypocrite, condamne l’acte à l’insignifiance.

Pour conclure, le Prophète conseillant Mouâd ibn Jabal lui dit : « Sois sincère (akhlèç) ! Le peu que tu feras te suffira. » Nous sommes bel et bien dans la culture de la qualité/valeur morale des actions. Agir religieusement devient donc agir consciemment et volontairement, c’est-à-dire ne jamais perdre de vue (de vie) la Source et le But qui sont une seule et même Réalité : Dieu.

Écrit par : najib ELAGGUIR | 25/06/2009

@robert s: vous lancez vos flèches en l'achevant:The comments are closed.
Did you fear reactions?
we all love Jacob Israel, but not your Israel!

"With not the slightest affection for your person"
Ah ben...vous êtes très polis.
Nous nous avons beaucoup d'affection pour lui, ce n'est pas de la politesse mais de sincérité, ce qui vous manque bien sur.

Écrit par : Djilani Ftelina | 25/06/2009

Est-ce que la disparition du corps derrière une burqa est une demande de Dieu? Etre humble signifie-t-il être insignifiante aux yeux de la communauté des êtres humains? Un arbre est anonyme dans une forêt d'arbres, mais sorti de la masse, il peut être d'une splendide beauté. Pourquoi imposer à certaines femmes la disparition totale de leur visage derrière un grillage de fer? Je ne vois pas la main de Dieu mais la main de l'homme qui craint la séduction d'autrui sur son épouse. Dieu est capable de distinguer le pur et l'impureté de l'être humain sans devoir mettre un masque protecteur. Le serpent a séduit Eve qui était nue. Adam a croqué à la pomme tendue par Eve. L'innocence était perdue pour l'être humain. Mais en perdant son innocence l'être humain s'est découvert la liberté et la possibilité de déplaire à Dieu. Et aussi de se racheter, d'obtenir la Rédemption. Pouvez-vous nous écrire un texte qui nous éclaire sur la burqa? Je n'accepte pas que l'on bafoue, avec ce tissu, la beauté de la femme en lui signifiant qu'elle doit rester enfermer pour cause de tentation envers le sexe opposé. Merci. Je ne suis pas contre l'Islam. Je suis contre l'idée qu'on puisse empêcher un être humain de vivre sa liberté.

Écrit par : pachakmac | 26/06/2009

@Robert S.

Hi! I loved the video, especially when HR presents a book against the "zionist lobbies", saying: "One of the authors is of jewish origin, nevertheless...". Funny! Unfortunately the comments on your blog are closed, so I couldn't post anything there, but I will certainly soon publish some comments about this video, pure salafist sirup...

http://auxfrontieresdelextreme-centre.blog.tdg.ch/

Écrit par : Carlitos de Unamuno | 26/06/2009

La pratique religieuse, morale et spirituelle obéit à un seul maître mot : la sincérité ou la véracité (al’ikhlaç) envers Dieu.
L’obéissance formelle aux prescriptions divines et aux enseignements prophétiques sans l’engagement du cœur est effectivement peine perdue. Car le cœur, selon l’optique islamique, voit et entend de même qu’il prie et médite. « Ne méditent-ils pas le Coran ou les cœurs seraient-ils verrouillés ? » énonce avec clarté le Coran (47/24). Le Coran devient ainsi « Rappel/Souvenir » pour quiconque possède un cœur (50/37). Le cœur, à n’en pas douter, est, selon la perspective islamique, une instance d’entendement et de discernement. Quand l’observance des injonctions coraniques et prophétiques se pare d’un sérieux apparent alors que la frivolité gangrène le cœur, les actes rituels deviennent autant de cautères sur une jambe de bois. Car au-delà de l’application s’énoncent les implications : l’implication, en l’occurrence, du cœur à l’égard de son Seigneur, Dieu. Lorsque « la raison raisonnante » parasite et perturbe la transparence du cœur, les valeurs deviennent floues et ambigües, les grilles de lecture se confondent ainsi que les références, les niveaux d’analyse se superposent ainsi que les perspectives et nous voilà pataugeant dans le marécage de « la confusion des valeurs ». Tout trouve justification : l’orgueil et la vanité, le narcissisme et autre égotisme, le nihilisme et autre scepticisme, le « m’as-tu vu » et « après moi le déluge »…

En revanche, quand le cœur est animé par la foi et vivifié par les actes qui en découlent, le moindre manquement déclenche une prise de conscience qui rappelle l’essentiel : Dieu, le Devoir des devoirs. Le sens du Devoir nous met ainsi sur les rails du repentir qui permet la régénération de la foi laquelle, selon une parole prophétique, « se dégrade comme s’use un habit ». Elle a donc besoin d’être renouvelée constamment. Car tout homme est sujet à l’erreur. Or aucune sagesse ne nous met à l’abri de l’erreur. Toutefois, la sagesse nous donne les moyens de réparer nos erreurs à bon escient. Puisque l’erreur est à l’affût de nos agissements, l’une des valeurs que toutes les spiritualités du monde cultivent avec science et conscience est l’humilité. Celle-ci consiste à faire son deuil de l’égotisme et autre narcissisme. Il s’agit effectivement de s’engager avec la conscience de ses limites et autres insuffisances dans l’immensité de l’Infini. Nos carences ne sont nullement un handicap quand on en a conscience, mais la véritable plaie est l’infatuation. La personne éprise d’elle-même nuit fatalement à l’acuité de son cœur. Le cœur devient, hélas, sourd, aveugle et muet. Le Coran énonce à juste titre : « Ce ne sont pas les yeux qui sont aveugles, mais s’aveuglent les cœurs qui sont dans les poitrines. » (22/46).
Si l’erreur est humaine, pourquoi donc l’homme pèche-t-il par orgueil ? L’erreur ou/et la faute ne sont que des incidents de parcours. Du coup, elles sont expiables, donc effaçables. Une erreur ou une faute quand elles sont expiées sciemment, via remords, repentir et réparation, nourrissent la foi. L’adoration formelle, via l’observance bigote, voire hypocrite, condamne l’acte à l’insignifiance.

Pour conclure, le Prophète conseillant Mouâd ibn Jabal lui dit : « Sois sincère (akhlèç) ! Le peu que tu feras te suffira. » Nous sommes bel et bien dans la culture de la qualité/valeur morale des actions. Agir religieusement équivaut donc à agir consciemment et volontairement, c’est-à-dire ne jamais perdre de vue (de vie) la Source et le But qui sont une seule et même Réalité : Dieu.

Écrit par : najib Elagguir | 30/06/2009

Alors là déja que je sais plus où j'en suit ; et bien là je suis cassée pour la journée et ça va me faire cogiter pendant des jours et des semaines et des mois et des années.

Voleurs de rêves - Phil Barney

Bâillonner tous nos regrets
Les empêcher de parler, longtemps après
Les remords sont désarmés
Des armées de souvenirs nous font souffrir, nous font pleurer

Pas tout dire mais rien garder
Des non-dits qu'on n'sait pas toujours expliquer
J'ai pas trahi, j'ai mal aimé
J'ai voulu, je n'ai pas su mais j'ai essayé

{Refrain:}
On pardonne à ceux qui restent vrais
On peut se tromper sans tromper
Aller au bout de rêves fous
Même à genoux, toujours avancer
Voleurs de rêves, apprenez-nous à aimer
Assez de haine, chasser la peine
De ces migraines qui n' veulent pas passer
Voleurs d'amour, apprenez-nous à rêver

J' veux qu'on m'aide à m'évader
Sous les soleils d'autres Cayenne, j'ai patienté
Rien ne pourra m'arrêter
On se passe, de père en fils, de très grands secrets

Désirs avides, plaisirs torrides
Nos vies naviguent sur des terres brûlées
Voleurs de rêves, apprenez-nous à aimer

{au Refrain, ad lib}

Écrit par : Lounga | 01/07/2009

@pachakmac
Je ne suis pas contre l'Islam. Je suis contre l'idée qu'on puisse empêcher un être humain de vivre sa liberté.


Par rapport à vos propos et etant un converti a l'islam ,j'ai posé comme vous la question si la burka etait une obligation dans l'islam hors j'ai appris comme le souligne le noble coran que Dieu insiste les femmes pour leurs chasteté a se couvrir par le hijab mais cela n'est qu'un conseil maintenant en ce qui concerne la burka celle-ci n'est en aucun cas une obigation mais si une personne desire par elle meme et seulement par elle meme se cacher afin de ne devoiler un defaut particulierement genant sur son visage ou alors cacher peut-etre sa beauté alors pourquoi lui enlever se droit .
on est dans un pays libre n'est-ce pas alors pourquoi autant de polemique sur ce sujet ,pourquoi devons nous etre libre d'un cote et pas de l'autre ?
personnellement je ne dis pas que je concoit pleinement la burka mais si c'est un choix personel alors pourquoi en priver celle qui le choisissent a partir du moment bien entendu que cela ne soit pas forcer par quiconque car la on rentrerait justement d'un acte non conforme a la religion islamique

Écrit par : johann | 06/07/2009

Rik, Et que fait Ramadan?

Écrit par : Patoucha | 16/07/2009

johann, vous êtes passé aux Eaux-Vives pour le lavage de cerveau?

Écrit par : Patoucha | 16/07/2009

patoucha ,votre remarque me laisse croire que vous ne connaissez pas le terme indulgence et lorsqu'on ne va pas dans votre sens plus rien n'a de l'importance pour vous ,personnellement je trouve votre niveau tres bas et pour votre info j'ai etudier longuement et enormement et avant de connaitre un musulmans j'ai connu l'islam et aujourd'hui j'en suis convaincu de cette verité et peu importe votre position,votre degout pour l'islam ou autre rien ne changera a cette verité .

Écrit par : ciggar | 17/07/2009

Au Nom de Dieu, Le Tout Miséricordieux,
Le Très Miséricordieux


Le maître et l'élève



Il était une fois un élève
Qui pensait en savoir plus que son maître
Il n'écoutait pas les leçons
Collectionnait les fautes d'inattention


Au lieu de profiter de cet enseignement
Il perdait tout son temps à faire l'intéressant
Attirer l'attention était sa joie de pitre
Il croyait exister derrière son pupitre


Il pensait, en trichant
Tromper son professeur
C'était être ignorant
Des sciences intérieures


En fin d'année, il reçut son bulletin
Il avait échoué à tous les examens
Et ne fut pas autorisé à redoubler
En fin d'année, il se fit renvoyer


Quand il comprit la leçon
Il était déjà trop tard
Lors de la distribution,
Il reçut le bonnet d'âne


Moralité de cette histoire
On se doit d'être modeste (1)
Pour acquérir le savoir
Recevoir la sagesse


Car la fierté décerne ses diplômes
A ceux qui ne recherchent que les hommes
La vraie science, elle, est accordée
A ceux qui cherchent la vérité...

I.P

Louange à Dieu, Seigneur des mondes

(1) Moujahid, que Dieu lui fasse miséricorde a dit: "La science ne peut être apprise par celui qui a honte ou qui est orgueilleux" (sahih al Boukhârî)

Écrit par : I .P | 07/08/2009

bonjour merci pour cet article haniramadan.blog.tdg.ch

Écrit par : muslimraft842 | 01/03/2011

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