1959

25/10/2009

Visages de l’imposture : Fadela Amara

Interrogée sur la conversion à l’islam de Diam’s, Fadela Amara a tenu sur Europe 1 des propos qui révèlent un féminisme aussi limité que déplacé.

Elle lutte contre le voile islamique parce qu’il représente, selon elle, un symbole d’asservissement. Si Diam’s choisit de le porter, c’est parce que, à défaut d’être une adolescente fanatisée en mal de repères, la rappeuse souffre probablement de troubles psychologiques.

Tandis que moi, Fadela Amara, je domine largement ces traditions ancestrales et patriarcales par ma vision moderne de la femme libérée. J’espère que Diam’s comprendra et finira par s’élever à ma hauteur.

Quant aux musulmanes qui choisissent de porter librement le voile, il est indispensable qu’elles y renoncent contre leur gré, et qu’elles envisagent sérieusement d’être libres selon MA conception de la liberté.

 

En réalité, Fadela Amara n’a été portée au pouvoir que pour compenser les effets désastreux de la politique de Monsieur Sarkozy père, qui confond les êtres humains, dans les banlieues, et la racaille.

Elle est d’ailleurs tellement moderne, Madame Amara la républicaine, que le tourisme sexuel pratiqué par Monsieur Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture – et quelle culture ! – , ne la dérange pas le moins du monde.

Il est vrai qu’avec un Président dont la première dame a posé nue, lequel défend un Ministre qui s’égare au milieu des éphèbes dans ses voyages, et une vie mondaine que ne partage pas le bas peuple, nous sommes très loin – vraiment très loin –  de la morale islamique archaïque fondamentaliste extrémiste et j’en passe…

Fadela Amara, merci de nous apporter, à nous autres musulmanes et musulmans pratiquants dépassés par votre regard visionnaire, ce grand souffle civilisateur qui nous libérera de la prostitution et de la soumission !

 

Voir :

http://www.lepost.fr/article/2009/10/22/1754830_diam-s-son-voile-est-le-signe-d-une-femme-en-souffrance-selon-fadela-amara.html

 

http://rienquelaverite.blog.tdg.ch/archive/2009/10/23/fadela-amara-shut-up.html

 

http://video.google.com/videosearch?q=frederique+Mitterand&rls=com.microsoft:fr-ch:IE-SearchBox&oe=UTF-8&sourceid=ie7&rlz=1I7SKPB_fr&um=1&ie=UTF-8&ei=qhPjSsjvHNmM_AaCr9CGAg&sa=X&oi=video_result_group&ct=title&resnum=10&ved=0CC0QqwQwCQ#

 http://cinema-litterature-musique.blog.24heures.ch/archiv...

http://www.youtube.com/watch?v=pB3LqkvUpvc&feature=channel

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Commentaires

Hop ! Il n'y a qu'à la bâilloner et l'enfermer dans une burqa, Fadela Amara !
Comme ça, elle apprendra à être une bonne musulmane.
Quant à Diam's, qui voudrait reprocher aux spécialistes du marketing d'utiliser un créneau inédit pour faire vendre plus de CD's ? hein ?

:o)

Écrit par : Blondesen | 25/10/2009

Un peu d'indulgence avec cette femme qui est le portrait de l'aliénation et croit qu'en hurlant avec les loups elle sera autre chose qu'une victime.

Vous et moi ne partageons pas les mêmes idées mais pour ce qui concerne Diam's et le foulard je vous rejoins, elle a fait ce choix et il ne regarde qu'elle. Par contre Madame Amara est loin d'être un modèle pour les femmes car sa soumission à un gouvernement qui la manipule ne la grandit pas.

D'une certaine manière l'ignorance et l'incompétence dont elle fait preuve sont la marque d'un système qui a laissé sur le carreau nombre d'entre nous "les racailles" et je comprends, même si je ne le soutiens pas, qu'elle défende une place à laquelle rien ne l'avait préparée. Mais de grâce qu'elle arrête de parler des femmes en générale et de celles qui sont issues de l'immigration et se contente d'encaisser son chèque de fin de mois. C'est ce qu'elle fait le mieux mais ce n'est pas un signe de libération... Juste d'aliénation.

Salika Wenger

Écrit par : Rita Cadillac | 25/10/2009

Chére Fadela Amara

Quelle surprise que de vous prendre en flagrant délit
Celui notamment de juger une artiste aimée et adulée
Et de vous estimer supérieure à la diva de cette nouvelle génération
Ah ! si seulement vous aviez un tant soit peu de culture religieuse
Ou de notions élémentaires sur l’islam plus vastes
Vous comprendriez que la femme d’aujourd’hui
Est musulmane par le cœur et pratiquante par toute son âme
Quelle courage il lui a fallu à cette sacrée Diam ‘s
Pour vous dire à vous et à toutes les autres :
Je dis oui à l’islam !
Je dis oui au voile !
Je dis oui à l’amour de l’humanité !
Allez un peu de courage Madame Amara ,
Voyons !!!!
Allons donc vous ne voyez pas la leçon qu’elle vous donne !
Elle dit oui au respect des autres .
Sans se compromettre dans des jugements hâtifs et arbitraires sans foi ni loi .
Comme celui que vous venez de commettre en public
Alors reprenez-vous et réfléchissez une fois de plus
A cette nouvelle et fâcheuse bévue de femme libérée …
En attendant sachez que de nombreuses conversions
Se sont multipliées grâce à Diam’s
Sans oublier les multiples voiles qui se font
Au rythme musical pris dorénavant comme exemple à suivre!
Réfléchissez encore une fois de plus
Avant de juger les autres ...
Vous pourriez en profiter Madame .

Écrit par : Nasrallah Belkhayate | 25/10/2009

La femme vertueuse est comme la pommade sur la tête qui adoucit les vaisseaux et embellit les cheveux. Elle est aussi comme la couronne sur la tête du roi. Elle est semblable à la perle et à la pierre précieuse dont on ne peut estimer la valeur.

La mauvaise femme est comme le flot torrentiel qui ne s'estompe pas avant d'arriver à sa limite. Si elle parle, elle se fait entendre ; si elle marche, c'est à vive allure ; si elle s'assied, elle est hautaine ; si elle s'irrite, elle le clame haut et fort. Toute affection se guérit, sauf celle de la mauvaise femme.

(Tefsîr al-Tahrîr wa'Tanwîr)

Écrit par : Nasrallah Belkhayate | 25/10/2009

Je rejoins Blondesen quant au marketing de Diam"s. Sera-t-il porteur. Inédit, une femme qui chante avec le voile?

Quant à Rita Cadillac quand elle dit "d'une certaine manière l'ignorance et l'incompétence dont elle fait preuve" de qui parle-t-elle? de Diam's?

Quant à Nasralfah, la mauvaise femme est comme le flot torrentiel, etc, etc, toute affection se guérit, sauf celle de la mauvaise femme!

Qu'entendez-vous par mauvaise femme, mauvais homme? Cela a-t-il la même signification?

Écrit par : oceane | 26/10/2009

OUI au voile (foulard)
comme protection :
après une chimio
éviter la bise
le vent des sables

OUI au voile
pour le marketing d'une promo
pour un attribut de mode

NON au voile
- signe de soumission à l'homme
- d'0béissance à la religion
- de déférence au pape...

Écrit par : oceane | 26/10/2009

@ Nasrallah

Toute affection se guérit sauf la bêtise et elle n'est pas le privilège des femmes même "mauvaises".

Un de mes profs m'aurait probablement posée la question et je vous la pose : définissez vertu ?

Écrit par : Rita Cadillac | 26/10/2009

Autant l'initiative sur les minarets est un objet de votation qui n'a pas de sens car finalement ce qui compte ce sont les lieux de prière soient présents en Suisse comme le prévoit notre Constitution. Par contre, la prochaine initiative UDC sur la burqua me paraît plus intéressante et aura plus d'écho. Car déjà aux alentours de la mosquée du Petit-Saconnex, des femmes portent la burqua. Une interdiction pure et simple doit être intervenir au plus vite car cela inquiète les citoyens et un amalgame entre islam et intégrisme sera vite fait, ce qui est le but recherché des fondamentalistes qui ont pignon sur rue en Suisse et à Genève. L'Islam ne demande en aucun cas de se couvrir de la tête au pied, ce sont les hommes qui infligent cela aux femmes, eux bien sûr n'ont aucune obligation de ce genre....

Écrit par : demain | 26/10/2009

"Par contre Madame Amara est loin d'être un modèle pour les femmes car sa soumission à un gouvernement qui la manipule ne la grandit pas."


Pour faire plus court, disons que la beurette de service a investi le poste de ministre de la burqa et du voile.


Voici la ministre qui tente de se justifier honteusement après avoir insulter un responsable religieux :

http://www.youtube.com/watch?v=bCEon1qXAc8

Écrit par : Rachid | 26/10/2009

Le Foulard et la République


Il était une fois la République qui instaura des lois, des lois de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Elle bannit ainsi l’exclusion de la cité et adopta la "tolérance" comme vertu. Et de fil en aiguille, elle tissa la laïcité qu’elle célébra comme avènement de la civilité. Le peuple exulta et cessa ainsi de penser la vie en prose ; il voyait désormais l’avenir en rose. Un avenir libre, égalitaire et fraternel.

Survint alors le Foulard. La République en fut ébranlée. Elle entra en transe de telle sorte que les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité tombèrent de son fronton. Elle les foula(rd) aux pieds. Elle ne reconnaissait plus rien, plus personne. Même la laïcité qu’elle chérissait tant devenait suspecte à ses yeux hagards. Ses pensées se confondirent et un sentiment d’insécurité l’étreignit. Il l’entraîna dans des dédales de doute. La République ne savait plus à quel saint législateur se vouer. Elle voyait rouge. Elle fulminait. L’affaire tournait à l’obsession. Le Foulard devenait l’ennemi public numéro un. Il fallait à tout prix l’abattre. On l’accusa de tous les maux. Le Foulard devint ainsi synonyme de soumission, d’aliénation, de provocation, de propagande… Il était d’ores et déjà voué aux gémonies.

Et le procès commença. Un procès infecte et infâme parce que l’expression de la haine, la haine de l’altérité. Ainsi, des discours belliqueux, des paroles agressives, des phrases assassines émaillèrent la vie publique. L’opinion s’enflamma. Le Foulard était mis à l’index. Il avait beau clamer sa bonne foi, avec pudeur, la République haussait les épaules avec hauteur. Aussi, un grand bûcher fut-il allumé ; il embrasa les cœurs et les esprits et rendit difficile le dialogue donc la compréhension. La "tolérance" en prit un sacré coup tandis que la République en sortit éclaboussée et petite, tellement petite qu’elle prit l’habitude de tremper dans de louches affaires.

Moralité

Et si l’affaire du Foulard était seulement, simplement, le voile qui cache les insuffisances et les carences de la République ?
Aux grands maux donc les grandes manœuvres.

Écrit par : Najib Elagguir | 26/10/2009

bonjour a vous tous

ah cette sacrée fadela issue tout de même de la favela NPNS

elle devrait comme bcp de femmes islamophobes issues de la communauté maghrébine prendre le peu de sincérité qu'ils possèdent encore et demander des comptes non pas a l'islam et aux musulmans en générales mais plutôt a leur parents illettrés et ignorant de l'islam qui leur ont transmis des traditions bizarres a la place de cette science magnifique qu'est l'islam .

il suffit d'analyser un peu les nouvelles conversions ,leurs profils ,leur démarches ,leur sincérités ,et surtout leur convictions .

l'islam est science et est une intelligence du cœur non pas une une tradition malmenée par les aléas de la vie et les complexes de l'exilé.

elle est pas la première ,et elle ne sera surement pas la dernière d'autres viendront après cette vague pour chercher une richesse ,un statut un reconnaissance ,un salaire ,,,,,,,,,,,,,,du matériel quoi !!!!

une psychanalyse de groupe serait intéressante pour ce genre de personnes car elle dévoilera leur traumatismes les plus profonds et montrera vraisemblablement que leur islamophobie de débutant est en vérité un complexe d'enfance .

Écrit par : franzt. fanon | 26/10/2009

Najib Elagguir,

Quelle belle prose pour un foulard qui n'en demandait pas tant. Mais au-delà de l'exercice de style à faire pâlir d'envie beaucoup de gens de plume, je vous pose la question:

Pourquoi, les femmes les plus en vue dans les Pays De Tunisie, Jordanie, Syrie, telles que Rania de Jordanie, Asma el-assad ne portent-elles pas le voile, là où la religion à 98% est l'islam?

Écrit par : oceane | 27/10/2009

@Océane

Sans rentrer dans des considérations autres que raisonnables, je dis simplement ceci : si les femmes que vous citez, et sans procès d’intention, ne portent pas le foulard, c’est sûrement par choix délibéré. De même, les musulmanes qui portent le foulard agissent également en leur âme et conscience. Ce qui sous-tend cette démarche est donc le choix. Celui-ci est nécessairement l’expression d’une volonté libre dans les deux cas. Et lorsque le choix effectivement est en amont d’une telle démarche, l’adoption ou l’abandon du foulard deviennent respectables et de la sorte doivent être respectés.

Mais au-delà du foulard, l’émancipation n’a jamais été autre chose que celle de l’esprit.

Courtoisement

Écrit par : Najib Elagguir | 28/10/2009

Bonjour ,

La femme mauvaise est le vertu de l homme mauvais par le fait qu il ne peut la reconnaitre ....Voila ce qui les unit ....Ou alors il lui faudra attendre des annees pour s en rendre compte ce qui revient au meme .


L ' homme humble pense ne pouvoir apprendre qu 'avec beaucoup de temps et d'efforts .C ' est pourquoi il apprend facilement et rapidement.les arrogants s'imaginent étre préts et reclament a cor et à cri la baraka.refusant d'envisager qu'ils en sont indignes.
Etre indigne est une chose . Ne pas accepter la possibilité qu 'il en soit ainsi c'est autre chose et c 'est pire . Il y a pire encore : c'est d'imaginer que l'on est humble ou que l'on essaye d'étre sincére quand ce n'est pas le cas.
Mais le pire c 'est de rien penser du tout jusqu 'au jour ou l'on rencontre quelqu 'un comme l'étranger à qui l'on se sent si supérieur que l'on ne maitrise plus ses actes.
Allant parfois jusqu 'à perdre sa propre identité sans trop savoir ni pourquoi ni comment...

Écrit par : Nasrallah | 29/10/2009

La petite fille ne choisit pas de porter le voile. Ses parents lui infligent cette coutume.

Heureusement, le parlement français en 2005, sous la présidence de Jacques Chirac a voté pour l'interdiction des signes ostentatoires religieux (le voile y compris)

La femme adulte choisit de porter le voile. Je ne comprends pas ses motivations, car il est enseigné que les croyances consistaient dans les paroles et les actions des personnes elles-mêmes et non dans leur apparence.

Écrit par : oceane | 29/10/2009

De la conversion du cœur et du regard

Le regard qui explore les surfaces suppose le cœur qui sonde les profondeurs. Le regard reste sans aucune emprise sur la réalité vraie s’il ne s’enracine dans le cœur dont il tire toute son acuité. Le regard ne voit rien si le cœur est aveugle. Le regard ne peut rien si le cœur est impuissant. Le regard n’est rien si le cœur est absent. Le regard est tout si le cœur est sain (salim’).

Un cœur sain bonifie la totalité de l’être, y compris le regard. Le regard, effectivement, qui puise sa finesse dans un cœur sain voit sans aucun doute « l’extraordinaire dans l’ordinaire », la solution dans le problème, le beau dans le laid, la paix dans le chaos, l’ami dans l’étranger, tant de poésie dans un coucher de soleil… Bref, il voit les miracles de Dieu dans les lois physiques. La création des cieux et de la terre, l’alternance du jour et de la nuit deviennent ainsi des « Signes » pour les gens doués de cœur. Un cœur sain demeure ouvert à « l’inconnu et à l’inconçu » car il n’a pas de préjugés, en tout cas négatifs. Un cœur sain n’est ni optimiste, ni pessimiste. Ces catégories ne font pas partie de sa grille de lecture. Il est plutôt « mélioriste »*. Il se contente ainsi de faire effort dans le sentier du « bel-agir » (al’ihsan’) sans s’attendre à être remercié ou à être récompensé. Les logiques consuméristes ainsi que les approches mercantiles ne font pas partie de sa méthodologie, ni de sa philosophie. Un cœur sain est un donneur universel. Il est en quête permanente de l’agrément et de l’Amour de l’Un. Car l’Amour que l’on porte à Dieu sert les hommes (annass’).

L’Amour suppose, à n’en pas douter, le cœur**. Pas n’importe quel cœur ! Un cœur pourri ne sait aimer. Il est condamné à convoiter. Un cœur corrompu ne sait donner. Il est condamné à quémander. Un cœur égoïste ne perçoit l’autre que comme un tremplin vers la satisfaction de ses désirs et de ses plaisirs. Qui veut aimer doit posséder un cœur sain. Le cœur devient effectivement sain quand la personne humaine entretient des relations saines avec « soi ». Les traumatismes de l’enfance doivent être résolus sans tarder. Il y va de notre maturité, de notre lucidité. Bien des désagréments seraient résolus si l’être avait été purgé des poids-morts qui l’accablent. Le cœur devient sain lorsque l’autre n’est plus perçu comme un obstacle, une proie, un ennemi… Le cœur devient sain quand l’autre cesse d’être une énigme à déchiffrer pour devenir un horizon à contempler, une oraison à célébrer, une raison à écouter, à aimer, à comprendre. « Comprendre est au-delà d’aimer » disait V. Hugo. D’aucuns pourraient, à juste titre, rétorquer « aimer est au-delà de comprendre ». Toujours est-il que pour comprendre et aimer, il faut posséder un cœur. Dans cette optique, les deux propositions deviennent plausibles puisque le problème de la précellence de l’une sur l’autre se résout dans la perspective du cœur sain dont aucune conception de l’amour ne peut faire l’économie.

La tradition prophétique authentique dit en substance qu’un cœur sain/réformé rend tout le corps sain… le Désir symbolisé par le corps (amour exclusivement physique) tombe sous le magistère du cœur sain. Le Désir reconnaît ainsi la Loi. Il est fixé par le cœur sain à l’instar des pompiers qui fixent le feu. Le Désir n’est pas nié. Il est sublimé. Sa satisfaction dans un cadre éthique est hissée au rang d’adoration. L’amour dans cette perspective n’est plus consommation : il est « consumation »***. Car le véritable amour reconnaît l’identité dans l’altérité. Le véritable amour peut donc dispenser de la morale ; mais en son absence la morale demeure nécessaire car l’homme, jusqu’à plus ample informé, ne sait pas encore aimer. Le saura-t-il un jour ? Quelqu’un a dit effectivement, et en substance, que l’amour fleurira le jour ou tout un chacun peut montrer ses faiblesses sans risque aucun d’être dominé. Le véritable amour est consentement aux impératifs du bel-agir parce qu’il est justement renonciation à la haine, à la violence, à la domination... Cette belle utopie est réalisable dans la perspective, me semble-t-il, du cœur sain dont l’impact sur l’ensemble de l’être est de l’ordre de la métamorphose.

Et le Coran de conclure : « Ce ne sont point les yeux qui sont frappés de cécité, ce sont les cœurs qui sont dans les poitrines. » (S22/V46). Et pour paraphraser Ibn Alqayyim, le chemin qui mène à Dieu [à « soi », à l’autre, à l’aimé(e)] n’est pas franchi avec les pieds mais avec le cœur.
Seule une conversion du cœur, en bonne et due forme, permet celle du corps dans tous ses attributs, y compris le regard.

Seul Dieu est Savant.

*Il s’inscrit dans la voie du perfectionnement.
** « Il y a en ceci un rappel pour celui qui possède un cœur… » (S50/V37)
***Terme issu de Georges Bataille signifiant recherche d’intensité vécue, engageant l’être tout entier. (Voir Edgar Morin, « Ethique », La méthode 6, partie vocabulaire).

Écrit par : Najib Elagguir | 01/11/2009

Najib Elagguir,

Vore commentaire prête à la réflexion. C'est un beau message sur l'amour. Et comme chaque être est doué de raison et d'intelligence, il n'aurait aucune peine à s'y soumettre.

Alors pourquoi dans les religions trouve-t-on:

L'apostasie: rejet de la religion islamique par un musulman ( quiconque change de religion, tuez-le!)

Écrit par : oceane | 02/11/2009

Bonjour à toutes et tous.

Dans beaucoup de pays musulmans, la construction de lieux de cultes non-musulmans est bloquée par une feinte de la loi: Dès qu'un projet est soumis,une mosquée est installée soit dans une cave ou n'importe quel local vide avoisinant. Car la loi interdit de construire un lieu de culte près d'une mosquée.

Y à-t'il l'équivalent en Occident?

L'Islam croyance de Paix? Oui...en ce qui concerne la 1ere partie (si nous lisons les sourates par ordre chronologique).

Une question: pourquoi lors de mariages mixtes, la personne de croyance musulmane impose t'elle la conversion? Alors que selon les lois de l'Islam, ces conversions ne sont pas acceptées ni valables car il s'agit de conversion sans rapport avec la vraie foi?

Pourquoi ne pas tenter de connaitre la foi du/de la conjointe et respecter sa croyance? Celle du coeur et de ses valeurs?

En Suisse, les populations musulmanes sont de maintes obédiences, et beaucoup n'adhérent pas au profil Arabo-musulman.

La radicalisation de l'Islam en Suisse, en Occident n'est aucunement bénéfique pour la population, tant musulmane que d'autres religions.

Et c'est à l'ombre du minaret du Grand-Sacconnex qu'agissent les frères Ramadan.

Aucun musulman progressiste ne peut cautionner une radicalisation de l'Islam, ce serait bloquer toute évolution, tout comme certains mouvements chrétiens ont tenté de bloquer l'évolution de la société par le passé.

À la population musulmane en Occident de se positionner fermement contre ces mouvances rétrogrades et revendiquer leur droits à l'évolution naturelle de la foi, loin de toute pression et crainte.

Savoir tirer leçon des erreurs du passé pour avancer vers l'harmonie et le progrès.

Écrit par : Mireille Luiset | 03/11/2009

Etrangement, mon commentaire est censuré.
Toute vérité n'est pas bonne à dire?

- Saviez-vous que de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées des cours de sport et de biologie, sans être pénalisées pour leur examen ? (Source : Nouvel Observateur)

- Saviez-vous que les musulmanes exigent et obtiennent de nos élus locaux des horaires qui leur sont exclusivement réservés dans nos piscines municipales ? (Source : Revue politique)

- Saviez-vous que des étudiantes musulmanes, lors de leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari et d'être jugées par une femme ? (Source : Nouvel Observateur)

- Saviez-vous qu'une association musulmane ('Unir' à l'Université Paris XIII) remet en cause le droit d'un professeur de culture occidentale de juger le travail d'un étudiant musulman ? (Source l'Express)

- Saviez-vous que des musulmans réclament et obtiennent la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ?

- Saviez-vous que des étudiants musulmans, prenant comme excuse la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ? (Source: Le Parisien)

- Saviez-vous que les musulmans réclament et obtiennent l'interdiction de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont majoritaires ?

- Saviez-vous que dans l'administration, des musulmans réclament des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques ?

- Saviez-vous que des musulmans réclament des salles de prières dans nos collèges, nos lycées et nos universités ?

- Saviez-vous que des musulmans demandent aux écoles, universités et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes ?

- Saviez-vous que des musulmans réclament une révision de nos livres d'histoire pour y intégrer l'histoire de leur pays et de leur religion ? (Source : Nouvel Observateur)

- Saviez-vous que dans nos manuels scolaires, vont être supprimés de toutes références à Charles Martel ou autres Jeanne d'Arc, afin de ne pas froisser les français musulmans ?

Oui, vous êtes au courant. donc vous comprennez la raison de l'initiative contre les minarets

Écrit par : Mireille Luiset | 04/11/2009

@Océane,

La réponse à votre interpellation est dans le texte même (Wikipedia) où vous avez puisé, je suppose, le hadith que vous avez cité. Il suffisait de lire avec attention, chose dont vous êtes plus que capable, la totalité de l’exposé qui est très nuancé et qui apporte des éléments constructifs quant à l’analyse critique du hadith que vous citez.
En revanche, au cas où j’aurais supposé à tort et que vous auriez pris connaissance de ce hadith ailleurs, je vous invite donc à lire ledit exposé sur Wikipedia. Et sachez que je ne cherche nullement à vous convaincre. Car vous avez vos croyances et j’ai les miennes.

De plus, j’aimerais vous entretenir des circonstances de révélation d’un « Signe » coranique qui énonce : « Nulle contrainte en religion ! » (2/256). Ibn Kathir, grand exégète du Coran, rapporte, entre autres, à propos des circonstances de révélation de ce « Signe » la chose suivante : « Un habitant de Médine, dont les fils au nombre de deux étaient chrétiens, vint voir le Prophète (PSDL) et lui dit en substance : « Mes fils sont chrétiens dois-je les contraindre à embrasser l’Islam ? » Et Dieu révéla à Son prophète : « Nulle contrainte en religion ! » Donc on ne peut contraindre ni dans un sens, ni dans l’autre. Et Le Coran d’enfoncer le clou : « Qui veut croire qu’il croie et qui veut mécroire qu’il mécroie ! » Dieu n’a pas besoin de notre foi. C’est nous qui avons besoin de croire en Lui. Car, selon la perspective islamique, l’être humain est structuré ainsi et quand il tourne le dos à Dieu, il se lèse lui-même. Telle est la conception de l’homme en Islam. Celle-ci mérite un exposé à part. Mais, je ne cherche à convaincre personne. Toujours est-il que « la liberté de croire ou de ne pas croire » est établie dans l’Islam. C’est un premier point.

Maintenant, les rares cas d’apostasie, du vivant du prophète (PSDL) concernaient des personnes ayant abjuré et rejoint les camps ennemis. Ils avaient trahis en période de guerre. D’autres avancent que c’étaient des espions qui avaient infiltré les rangs musulmans afin de renseigner leur propre camp. Cette période était effectivement caractérisée par des conflits armés, voire des guerres. La vigilance était de mise. En langage moderne, ce contexte évoque la loi martiale. C’est pourquoi certains savants musulmans insistent sur la contextualisation des textes inhérents à l’apostasie et surtout invitent les musulmans à une approche dynamique de la religion. Le problème avec certains musulmans aujourd’hui, c’est qu’ils s’attachent davantage aux énoncés sans accorder aucun intérêt à l’énonciation. Alors que les deux sont nécessaires à une bonne approche des textes scripturaires. Ce qu’il faut retenir, me semble-t-il, c’est que l’apostasie ne concerne nullement « la liberté de croire ou de ne pas croire », mais elle sanctionne une démarche de trahison contre la sécurité de l’Etat. Abou Bakr, deuxième Calife, déclara la guerre, après la mort du Prophète (PSDL), aux tribus qui avaient refusé de s’acquitter de la Zakat’ (contribution financière obligatoire destinée à faire tourner les institutions de l’Etat et de répondre aux besoins primaires des personnes les plus démunies…) parce qu’elles mettaient en péril la sécurité et la pérennité du jeune état islamique qui plus est dans un contexte que caractérisait l’effort de guerre contre les ennemis de l’Islam.

Par ailleurs, aujourd’hui l’on assassine par centaines, voire milliers, des Palestiniens, des Tchétchènes, des Tibétains… Des citoyens africains meurent sous des dictatures que certains gouvernements européens encensent et bénissent. Idem pour l’Asie. Idem pour l’Amérique latine. Que pensez-vous des Israéliens qui privent les Palestiniens, par exemple, d’eau, denrée vitale. Que pensez-vous de l’Administration américaine et la majorité des pays européens qui signent un chèque en blanc aux israéliens afin qu’ils continuent de coloniser la Palestine. Que pensez-vous de la faim, de la maladie et de l’analphabétisme en Afrique et dans le monde ? Que pensez-vous du sida qui ravage certains pays d’Afrique alors que les médicaments existent ? Idem pour le sud-est asiatique. Que pensez-vous du prix Nobel décerné à un chef d’Etat dont l’armée est engagée en Afghanistan, en Iraq… et qui, de surcroît, soutient Israël qui massacre des Palestiniens? Que pensez-vous de la banquise qui fond à vue d’œil et du désert qui avance à grand pas ? Que pensez-vous des catastrophes écologiques qui dérèglent les écosystèmes ? Que pensez-vous des salariés qui se suicident ? Que pensez-vous des entreprises qui font des bénéfices faramineux et qui dégraissent ? Que pensez-vous du chômage qui bat des records alors que les bénéfices des multinationales battent des records également ? Que Pensez-vous des SDF qui vont bientôt supporter le froid au risque d’en mourir ? Que pensez-vous des pédophiles récidivistes ? Et j’en passe…

Je ne cherche pas à faire diversion. Le foulard, l’apostasie et autres « épouvantails » que l’on agite, ne sont que de faux problèmes destinés à détourner l’opinion publique des plaies purulentes qui défigurent la planète bleue. Nous sommes tous, me semble-t-il, assez lucides pour comprendre cela. Il ne faut pas faire de l’Islam le faux alibi des vrais méchants.
Courtoisement.

Écrit par : Najib Elagguir | 04/11/2009

J'ai lu avec attention vos explications, Najib Elagguir.

En tant que femme libre, je dois me faire violence pour recevoir des paroles qui confortent mon ressentiment.

Le message d'amour que devraient porter toutes religions est entaché par des actes des plus barbares.

La violence a rythmé les siècles d'histoires religieuses. Sous couvert de compassion, d'amour, d'unité, le clergé n'a eu de cesse de pratiquer la guerre.

Puis vint la laïcité. Elle n'est pas la panacée à tous les maux, à toutes les dérives, mais elle est une porte ouverte, une bouffée d'air pour un être en quête de vérité.

Chacun doit choisir son chemin montré par le Siècle des Lumières et, la personne que je suis, qui a goûté à la liberté, la liberté de penser, n'est pas prête à se laisser emprisonner.

Et si j'avais vécu à partir du 12ème siècle et plus, je n'aurais pas pu m'exprimer ainsi sous peine d'être brûlée vive.

N'avez-vous jamais rêvé d'un Islam éclairé tout comme moi je rêve d'un monde meilleur!

Bien à vous.

Écrit par : oceane | 04/11/2009

@océane ;
Bonjour ,
Mes remerciements à toutes ces précisions fort précieuses fournies par le frére Naguib.
Permettez moi de vous poser une question chére amie :
vous parlez d'un islam éclairé ! Comment l'imaginez vous ?

Écrit par : Nasrallah | 05/11/2009

@mireille ,
merci à votre billet combien révélateur sur votre connaissance de l'islam et des fréres Ramadan ! Il ya une phrase qui a particuliérement attiré mon attention :

Savoir tirer leçon des erreurs du passé pour avancer vers l'harmonie et le progrès.

Voila une sagesse qui entre parfaitement dans le cadre de la culture musulmane pour une intériorisation profonde et palpable de la Vérité !Une intériorisation !

Écrit par : Nasrallah | 05/11/2009

@Océane

Pourquoi rêver d’un Islam éclairé alors que le message coranique et la sagesse prophétique sont comme le « Buisson ardent », c’est-à-dire éclairé et éclairant ?

L’obscurantisme sectaire et autre dogmatisme cafard effectivement n’existent que dans l’esprit du mauvais lecteur. Le réalisme coranique qui est une hygiène de l’esprit se méfie des rêveries et autres fantasmes. Car la véritable quête de la vérité se vit au quotidien et dans l’effort éclairé et éclairant. Cette quête de la vérité possède son dynamisme propre qui la situe au-delà « du Principe plaisir ». Elle n’est pas bricolage. Elle est ancrée dans un socle éthique qui n’admet point la demi-mesure ou les « deux poids, deux mesures » parce que « Dieu n’a pas placé deux cœurs en la poitrine de l’homme » (Coran). Elle n’est pas lubie de changement ou velléité de révolution. Elle est « projet à visage humain » éclairé et éclairant. Pourquoi donc rêver à ce qui m’est donné de vivre pleinement et personnellement ? Il faudrait que je sois fou. Mais, je ne le suis pas, à la Grâce de Dieu. Je préfère que ma lanterne soit éclairée par la Lumière qui n’aime pas les chemins de traverse et qui emprunte la Voie droite dans ses projets et réalisations***. Je n’aime pas le néon fallacieux qui n’éclaire qu’un ersatz de vérité.

L’extrémisme existe de part et d’autre. Car chaque sphère culturelle, confessionnelle, politique, académique sécrète, hélas, son propre fascisme, son propre obscurantisme, son propre populisme, son propre intégrisme, son propre dogmatisme. Tout un chacun donc se doit de dénoncer l’imposture à l’intérieur de son propre référentiel ou ce que l’on présente comme tel. Il ne s’agit pas de stigmatiser la paille dans l’œil du voisin et d’oublier la poutre qui rend carrément aveugle. Mon propos est général et ne concerne personne en particulier. Seulement la vigilance est désormais de mise. Car l’imposture via « la confusion des valeurs », pire encore, via leur perversion brouille les pistes, parasite les discours et piège les parcours. J’aime ce mot de François de Closets : « Supprimez la culture ou pire pervertissez-la, il ne reste que la barbarie ».

Dans quelle mesure donc les catégories culturelles et les principes cognitifs utilisés par certains sont-ils valides (du point de vue méthodologique et épistémologique) ? Ne cultivent-ils pas la barbarie et l’imposture ? Je crois que la liberté de pensée commence d’abord par prendre le parti de l’honnêteté et de la vérité. Encore faut-il que la vérité puisse s’exprimer. La « pensée unique » qui prévaut aujourd’hui est loin de créer les conditions d’émergence de la vérité et de l’honnêteté. Un esprit libre ne peut arbitrairement disqualifier le vrai sous prétexte qu’il contrecarre ses intérêts personnels et immédiats. La liberté est loin de s’opposer à la rigueur et au don de soi. Elle est loin d’être un simple libertinage. La pensée libre est avant tout pensée de la liberté. Mais, hélas, il est des pensées libres qui sont libres de toute pensée. Mais, c’est un autre débat. Il faut, me semble-t-il, se méfier de la manipulation des mots et des détournements de sens qui en sont issus.

La sagesse, je crois, veut que chacun donc combatte la barbarie à l’intérieur de son champ de compétence, de croyance, de militance, d’appartenance. Car le problème de la vérité est l’affaire de chacun et de tous. Mais, certains n’ont pas intérêt à ce que la vérité s’exprime.

Vivez vos idéaux dans la joie, mais ne vous contentez pas de les rêver. Ce serait dommage. Car un monde meilleur ne doit pas oublier les Palestiniens, les Tibétains, les Irakiens, les Afghans, les prisonniers politiques victimes de dictatures que l’on sanctifie au nom d’intérêts vils et mercantiles et j’en passe. De plus, je n’ai pas de leçon à vous donner, tant s’en faut. La réciproque est vraie aussi.

Courtoisement

***La lumière, phénomène physique, se déplace en ligne droite. Je trouve cela lumineux, c’est-à-dire éclairé et éclairant.

Écrit par : Najib Elagguir | 05/11/2009

Je ne me permettrai jamais de donner des leçons à qui que ce soit.

Mais permettez-moi de douter d'un islam éclairé alors que "le message coranique et la "sagesse prophétique" sont comme le "buisson ardent", c'est-à-dire éclairé et éclairant", ou de n'importe quelle autre religion et de ses prophéties.

Serait-il orgueilleux de ma part de ne pas croire à ce genre de "révélations divines"!

Car il est bien doux d'accepter l'enseignement religieux sans mettre en cause quoi que ce soit.

Il est bien aisé de vivre sa religion et de suivre ses préceptes sans se poser de questions.

Il est rassurant de dormir dans le lit de la Vérité, une douceur ouateuse enveloppante qui écarte toute interrogation de l'esprit.

Et, en plus, de suivre un guide spirituel sans craindre toute manipulation de sa part.

Il est inutile que je vous donne les exemples de toutes les croyances qui ont essaimé dans toutes les civilisations, depuis que l'homme existe.

De ces mille dieux (et quelques déesses), si craints, si vénérés, si adulés qu'en reste-t-il aujourd'hui? Des noms oubliés, des sanctuaires enfouis dans le sable, des temples complètement submergés et des civilisations balayées par l'emprise du temps.

Reste peut-être de tout cela, la spiritualité" pour répondre aussi à Nashallah. C'est dans ce sens là que toutes les religions devraient se diriger, faire leur mea culpa, et surtout de ne pas traiter l'individu comme un être intellectuellement diminué et dénué de conscience.

Aujourd'hui, toute personne n'accepte pas comme vérité n'importe quelles déclarations.

Le temps des légendes du ciel et de l'enfer est suranné.

Une église intelligente est à construire par ce que nous le valons bien!

Écrit par : oceane | 05/11/2009

ELOGE DU VOILE ISLAMIQUE

Symbole de soumission féminine à une cause archaïque pour les uns, ornement vestimentaire pour les -rares- oiseaux d'envergure dont je fais partie, le voile islamique (que personnellement j'amalgame au voile marial d'un point de vue esthétique) empêche ses détracteurs de dormir pour la simple raison que, par-delà les prétextes politiques et culturels invoqués, le voile signe l'honnêteté de la femme bien éduquée qui le porte.

La vertu d'une femme de nos jours est considérée comme une régression, une sorte d'attachement pathologique à des valeurs périmées, tant notre "progrès moral" a été bêtement associé à la liberté de faire tout et n'importe quoi.

Nos femmes dévoyées par les chantres de la débauche devraient être jalouses de la dignité de leurs soeurs musulmanes.

Et de leur force de caractère.

Le voile (librement choisi, cela va sans dire) est le dernier rempart de la culture musulmane contre les agressions morales du monde. Les femmes voilées non seulement sont dignes, mais aussi courageuses. J'admire, autant sur le plan esthétique que moral, les femmes qui décemment se couvrent afin de ne point offenser le Ciel en excitant les mâles de la Terre -faibles par nature- avec leurs appas.

Ce voile de pudeur sur leur corps, leur visage, est une seconde peau, chaste, qui honore leur âme.

Le voile non seulement garantit leur vertu mais encore les pare comme des princesses. Artifice sobre des femmes bien élevées, le voile islamique agit comme l'écorce saine du pin : il repousse la mollesse, le vice, la puanteur et leurs adeptes, mais attire les hommes de bien. Les premiers trouvent le voile rude, âpre, austère, voire grotesque. Pour les seconds, il est la plus noble des bures...


L'homme sans goût préfère la fanfreluche à la parure monacale et c'est pourquoi il raille le voile islamique, tandis que l'ami des Arts affectionne l'expression noble des mœurs féminines.

Le voile islamique est un signe de grande classe féminine.

Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr

Écrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 05/11/2009

Monsieur Najib Elagguir :

"Et Le Coran d’enfoncer le clou : « Qui veut croire qu’il croie et qui veut mécroire qu’il mécroie ! » "

Pourquoi mentir par omission? Parce que vous vous adressez à des menteurs?

Sourate 18:
"2. [Un livre] d'une parfaite droiture pour avertir d'une sévère punition venant de Sa part et pour annoncer aux croyants qui font de bonnes oeuvres qu'il y aura pour eux une belle récompense.

3. où ils demeureront éternellement,

4. et pour avertir ceux qui disent : "Allah S'est attribué un enfant."

5. Ni eux ni leurs ancêtres n'en savent rien. Quelle monstrueuse parole que celle qui sort de leurs bouches! Ce qu'ils disent n'est que mensonge."


Il faut citer le verset en entier:

"29. Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie". Nous avons préparé pour les injustes un Feu dont les flammes les cernent. Et s'ils implorent à boire on les abreuvera d'une eau comme du métal fondu brûlant les visages. Quelle mauvaise boisson et quelle détestable demeure!"

Où est la liberté? Surtout que le coran dit par ailleurs qu'allah égare qui IL veut. Belle liberté en fin de compte.

Écrit par : Georges | 06/11/2009

Surtout Diam s'est rendue compte que son époux était déjà marié et père. Question ego, elle en prend un coup, non seulement, elle a été dupée mais de plus à quoi rime le port du voile. Beaucoup de personnes se convertissent à l'Islam sans arborer cet artifice comme le fait que quelques musulmanes se convertissent et enlèvent le voile. Où est le problème? Parlons de la burqua que les religieux fanatiques veulent imposer sur nos territoires, là il y aurait matière à débattre.

Écrit par : demain | 06/11/2009

Soit c'est pas une musulmane, soit elle est athée. Quelle arrogance face à l'Islam. Mais pour qui elle se prend pour prétendre être le modèle de la femme musulmane libre à suivre, qui plus est, modèle islamophobe ? Heureusement qu'elle est pas borgne, sinon je me serais posé d'autres question

Écrit par : julien | 08/11/2009

@Georges

La provocation n’est pas mon style. Mais je m’en vais de ce pas alerte et joviale vous entretenir de la conception de la liberté et de la Guidance en Islam. Certains oublient que le Coran a ses exégètes et que la religion est une « science terriblement réelle » (Frithjof Schuon) parce qu’elle est structurée par des disciplines qui exigent beaucoup de discipline. Elle dispose ainsi de ses propres catégories de compréhension et de communication.

D’abord, une remarque. Le climat mental islamique est structuré par des concepts précis dont on ne peut faire l’économie sous peine d’être hors sujet. Je ne chercherai même pas à vous convaincre. C’est le dernier de mes soucis. Libre à vous de dire et penser ce que vous voulez. Je vais seulement me contenter de vous répondre sur deux points : la liberté (Qui veut croire qu’il croie…) et la Guidance (Dieu guide qui Il veut…). Ce qui importe, me semble-t-il, c’est l’économie globale de la religion qui donne aux concepts leurs sens pléniers et non pas comment les autres les perçoivent. D’ailleurs, d’aucuns partent de prémisses étrangères à l’Islam et concluent malencontreusement sur l’Islam.

De prime abord, et sans esprit polémique aucun, la liberté en Islam, ne se vit pas en termes : je fais ce que je veux parce que « je le vaux bien ». C’est beaucoup plus profond que cela. La liberté évoque le concept de double postulation. Qu’est-ce à dire ? Ceci : l’homme a été créé selon une double tendance, c’est-à-dire que l’âme humaine (nafs’/ego) est attirée à la fois par le bien et par le mal. (91/6-10). D’autres concepts interviennent qui inscrivent cette double postulation dans une perspective heureuse. D’abord, le concept de « Mitaq » (S7/172-174). Ensuite, celui de « Fitra » (30/30). Et enfin, celui « Dépôt » (33/72). Ces concepts évoquent également le concept de « réforme intérieure » (Tazkia). Toujours est-il que la double postulation est la pierre de touche de notre liberté et relève de la thématique globale de la conception de l’homme en Islam.

La liberté, dans ce contexte que jalonnent des concepts précis, n’est plus l’éclatement des limites, mais leur respect. Qu’est-ce à dire ? Ceci : la liberté, dans le contexte islamique, consiste dans le choix de Dieu et dans la soumission-dans -la-paix-du-cœur, soumission « volontaire confiante et active » aux injonctions divines et aux enseignements prophétiques. Celui qui décide de croire en Dieu agit en son âme et conscience et, dans une perspective eschatologique, sera récompensé. De même, celui qui décide en son âme et conscience de ne pas croire sera, dans une perspective eschatologique, châtié. Telle est la morale coranique. Mais, ce qu’il faudrait ne pas perdre de vue, c’est que « toute conception religieuse de l’homme implique une volonté libre ». Et Schuon de préciser : « Il faut conclure de la gravité de l’enfer à la grandeur de l’homme, et non pas, inversement, de l’apparente innocence de l’homme à l’injustice supposée de l’enfer ». Ainsi, selon l’optique religieuse, en tournant le dos à Dieu, l’homme se sanctionne lui-même. « Toute maison divisée sur elle-même périra ». Ce qui fait de toute sanction, selon Schuon, une inversion d’une inversion. Ainsi, quand le Mitaq est rompu, que la Fitra est oblitérée et que le dépôt est trahi la sanction tombe inexorablement. D’où le « Signe » suivant : « Celui qui suit la lumière agit à son propre avantage ; celui qui s’égare dans les ténèbres ne le fait qu’à sa perte ; nul ne portera le fardeau d’un autre » (17/15). Ce signe met en évidence un concept coranique majeur : la responsabilité, sœur jumelle de la liberté. Il convient de préciser que la responsabilité, en Islam, est individuelle. Ce qui nous amène au concept de « Guidance » ou « Direction », ou encore « Guidée » selon les traductions.

Le « Signe » : « Dieu guide qui Il veut » exige pour être compris une bonne compréhension de l’économie globale de l’Islam. Puisque la responsabilité est individuelle et que personne ne peut se défausser sur autrui, Dieu ne peut égarer quelqu’un et lui demander en même temps de rendre des comptes. Car Dieu, dans la perspective islamique, est « La Justice ». C’est un des « Beaux Noms » de Dieu. Maintenant pour comprendre cela, un rappel méthodologique est nécessaire. Le Coran se caractérise par « l’étoilement du sens ». Les « Signes » coraniques entretiennent des relations organiques entre eux. Ils sont liés intimement les uns aux autres. Bref, ils s’expliquent mutuellement. C’est pourquoi, d’ailleurs, la première règle exégétique à respecter énonce : le Coran s’explique lui-même. Viennent après la Sunna authentique, les compagnons etc.
Pour ne pas faire long, je vais citer deux « Signes » dénués d’équivoque et qui éclairent celui cité plus haut. Dieu énonce effectivement : « Quiconque croit en Dieu, Dieu guide son cœur ». (64/11). Dieu révèle également en s’adressant à son Prophète (PSDL) : « Tu ne guides pas ceux que tu aimes ; mais Dieu guide qui Il veut et Il (Dieu) connaît ceux qui sont prédisposés à la Guidance (wa houwa a’lamou bilmoh’tadin’) ». L’on voit pertinemment qu’il n’y a rien d’arbitraire dans « Il guide qui Il veut » puisque Dieu est La Justice même, que la responsabilité est strictement individuelle et que la Guidance postule des « stations » bien précises comme la Foi (64/11), le repentir (13/27), la piété (2/2-5). De plus, La guidance implique l’adhésion au Coran (16/102).

En conclusion, la Guidance obéit bel et bien à des conditions très strictes et n’est nullement un don arbitraire. Elle se mérite par l’action pieuse/vertueuse. Tandis que la liberté, selon l’optique islamique, n’est pas « un choix absolu de soi », c’est-à-dire une relation solipsiste de soi à soi, mais un choix absolu de Dieu, c’est-à-dire une relation de choix au Divin et à l’humain.

Il existe bien évidemment d’autres conceptions de la liberté, libre à vous de les cultiver.
Courtoisement

Écrit par : Najib Elagguir | 08/11/2009

@Najib Elagguir
Comment pouvez-vous encore croire à l'existence d'un Dieu ou d'un Allah, que personne n'a jamais vu, seulement par la lecture d'un coran ou d'une bible, livres écrits par des hommes et interprêtés
par d'autres abrutis ?

Écrit par : Ivan Skyvol | 28/11/2009

Ivan , on peut parler de tout avec un névrosé, sauf de sa névrose...
Et Platon de dire par la voix de Dotime (oui oui, une femme!): "C'est là justement ce qu'il y a de fâcheux dans l'ignorance: on n'est ni beau, ni bon, ni intelligent, et pourtant on croit l'être assez."
Avoir appris à lire et ne lire qu'un seul bouquin, quel naufrage pour l'intelligence...

Écrit par : Homo Sapiens | 15/02/2010

En démocratie, la question première qu'une personne adulte devrait sans cesse se poser est: Que fais-je et que sais-je de ma liberté et de ma responsabilité d'être humain? A partit de cette question, chaque personne est invitée à s'ouvrir et à découvrir l'Autre. les religions, comme les sciences, comme l'athéisme, sont des oeuvres à découvrir, à approfondir, à méditer. En lisant ce billet et les commentaires s'y référant, je me rends compte de plus en plus que c'est dans l'interrogation et l'échange que nous nous rapprochons des lois divines tout en gardant notre propre liberté d'agir et de vivre en paix, en amour avec les Autres.

Écrit par : pachakmac | 15/02/2010

Vous avez parfaitement raison. Votre satire est en tout point révélatrice.

En parlant de Prostitution, certains voudraient légaliser - tenez vous bien - "la Profession" ; c'est absolument blâmable, c'est une Honte ! Et moi je dis que c'est la prochaine étape. La femme soumise serait celle qui ne se conforme point à la Débauche. Voyez combien le laïcisme a de leçon à nous transmettre ! Et le mariage ne serait qu'un poids en plus, interdisant la Bâtardise !

Bons citoyens, il vous est toujours permis de raisonner ; cela, on ne l'a pas encore proscrit...

Écrit par : Humilité | 19/02/2010

Et aussi, il est important de dire, qu'il n'y a de troubles psychologiques que dans l'oubli de ses origines ; à moins que sa mère ne fût pas musulmane, mais "autre chose" ; dans tel cas, cela expliquerait clairement sa Trahison religieuse.

Écrit par : Humilité | 19/02/2010

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