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29/01/2010

Réponse à Jean-François Mabut

Il est évident que je ne peux que réprouver les actions menées contre la comédienne Rayhana et l’imam de la mosquée de Drancy. Toutefois, en ce qui concerne cette seconde information, il me semble qu’il convient de rester prudent. Lire l’article suivant paru dans Le Monde.fr :

 

Des témoignages mettent en cause la version de l'imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, qui a déposé plainte mardi après l'irruption la veille au soir d"'islamistes" qu'il accuse d'avoir proféré des menaces de mort à son encontre dans la mosquée où il officie. Selon le site Internet de TF1 mercredi 27 janvier, Hassen Chalghoumi n'était même pas présent lundi dans l'édifice. "Devant les questions pressantes des journalistes, M. Chalghoumi finit par reconnaître qu'il n'était effectivement pas là", écrit le site. "Mais c'était bien moi qui était visé, se défend l'imam, cité par TF1. Si j'avais été présent, c'est à moi qu'ils auraient fait du mal".

A la question de savoir si un commando de quatre-vingts personnes, comme l'affirme l'imam, avait fait irruption dans la mosquée lundi soir, les fidèles interrogés répondent que non. Ils confirment qu'un débat sur la burqa était organisé cette soirée-là, auquel une dizaine de responsables religieux participaient. TF1 rapporte un autre témoignage, celui d'Abdel Labichi, présenté comme un habitué de la mosquée, qui semble tomber des nues en apprenant les propos de Hassen Chalghoumi : "Tout est resté pacifique, assure-t-il. Il n'y a pas eu de fatwa. On n'est quand même pas en Afghanistan, ici !" Le second imam de la mosquée de Drancy, qui dirigeait la prière lundi soir, parle d'"invention complète".

"UN COMMANDO DE QUATRE-VINGTS PERSONNES"

Hassen Chalghoumi, connu pour ses bonnes relations avec la communauté juive et qui s'est prononcé la semaine dernière en faveur d'une loi interdisant le voile intégral, avait porté plainte mardi pour menaces de mort. "Un commando de quatre-vingts personnes, le visage non masqué, a fait irruption dans la mosquée, où se trouvaient quelque deux cents fidèles. Ils ont forcé le passage et se sont emparé du micro après une bousculade. Ils ont alors adressé des menaces et des anathèmes à l'adresse de l'imam, le traitant de 'mécréant', d''apostat' et affirmant : 'On va liquider son cas, à cet imam des juifs'", a rapporté lundi soir l'entourage de l'imam.

Les responsables musulmans présents lundi soir ont eux déposé plainte mardi pour diffamation. La Brigade de répression de la délinquance contre la personne de la police judiciaire parisienne a été chargée de l'enquête par le parquet de Bobigny (Seine-Saint-Denis)

Source : http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/27/drancy-d...

 

Cordialement

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Commentaires

Hassan Chalghoumi n'est pas imam, il est président d'association.

Une pétition est à l'étude pour demander sa démission, car il ne fait plus du tout l’unanimité au sein des fidèles, nous attendons juste que la vérité éclate sur les accusations gravissimes qu'il a porté à l’encontre de fidèles qui ne l'ont nullement menacé et encore moins usés d'agressivité.

Ce qui lui est reproché, c'est son individualisme sans concertation et la manipulation politique dont il fait l'objet.

Par ailleurs ce n'est nullement le dialogue interreligieux, qui est une bonne initiative, qui lui est reproché mais sa proximité avec le CRIF, soutient indéfectible à la politique génocidaire d'Israel, dont les fidèles sont restés stupéfaits lorsqu'il les invita à la mosquée devant tout les fidèles un soir de ramadhan pour rompre le jeûne.

Écrit par : Rachid | 29/01/2010

Merci Monsieur. J'espère que les efforts de compréhension entre les communautés prendront un jour le dessus sur les agressions, les falsifications, les raccourcis, les injures. Les luttes d'influence que se livrent parfois cyniquement et criminellement les êtres humains me sont étrangères. Je ne supporte pas l'enfermement d'une pensée dans un carcan rigide mais j'apprécie toute la spiritualité du monde diffusée à travers les différentes religions ou spiritualités. Je ferai un jour, si Dieu m'en donne le temps, mon étude du Coran. Je ne vous garantis pas que j'en aurai tout à fait la même lecture qu'un imam peut en avoir. Cependant, vu le monde actuel et l'hypersensibilité entre communautés, je m'abstiendrai d'en diffuser ma vision jusqu'à ce que le monde s'apaise et soit prêt à accepter avec sûrement un humour décalé de ma part, les paroles du Prophète des Prophètes, Mahomet. Très bel journée à vous.

Écrit par : pachakmac | 29/01/2010

Voici la pétition qui a été présenté aux fidèles de Drancy après la prière du vendredi, je la reproduits ici :


Drancy,
Le 29 janvier 2010


Nous, fidèles de la mosquée de Drancy, nous ne nous reconnaissons pas dans le discours de Hassan Chalghoumi lors de ses sorties médiatiques.

La mosquée est un havre de paix, un lieu de tranquillité, de fraternité et de spiritualité pour tous musulmans et musulmanes qui y aspire.

La mosquée ne doit pas être utilisé à des fins politiques et encore moins à titre individuel. De ce fait, l’individualisme de Mr Chalghoumi (président de la mosquée de Drancy) lors de ses récentes prises de positions politiques et s’exprimant au nom des fidèles sont inacceptables. Nous refusons d’être des fidèles auxquels tout est dissimulé et que l’on parle en leur nom.

Si Mr Chalghoumi veut s’exprimer aux médias, qu’il le fasse en son nom propre, en qualité de citoyen libre, mais pas au nom des fidèles de Drancy.

Nous ne reconnaissons pas l’imamat de quelqu’un qui vient prier accompagné de gardes du corps, qui rappelons-le n’est pas imam mais responsable associatif.

La mosquée n’est pas la propriété exclusive de Mr Chalghoumi, les fidèles, de par leurs cotisations et leur présence quotidienne ont un droit sur cette mosquée et sur le responsable associatif lorsque celui-ci ne fait plus l’unanimité.

Nous demandons donc pour l’intérêt général (al maslaha), la stabilité et la sérénité de tous, la démission de Mr Chalghoumi sans délai.

Écrit par : Rachid | 30/01/2010

L'affaire de "l'Imam de Drancy" aura démontré une fois encore le manque de rigueur de la plupart des journalistes Français. En effet, à peine découverte, l'information a fait le tour de tous les grands médias aussi bien télé que papier comme une traînée de poudre. On avait enfin le résultat de ce que nos visionnaires intellectuallo-médiatiques nous prédisaient : "Il existe en France des groupes islamistes qui veulent renverser la république". Et bien non mesdames et messieurs c'était un canular, du même ordre que l'affaire de la fausse agression antisémite du RER D.
Conclusion : Non, la république n'est pas en danger comme aurait voulu nous le démontrer beaucoup de personnes derrière cette affaire. Oui, les grands médias d'information sont aujourd'hui les rapporteurs de la rumeur.

Écrit par : Mustapha | 30/01/2010

Dîner annuel du Crif mercredi sur le thème du refus du communautarisme


PARIS, 1 fév 2010 (AFP) - Le dîner annuel du Crif, qui se
tient mercredi sous la présidence du Premier ministre, François
Fillon, sera l'occasion de rappeler de manière solennelle que la
communauté juive est française depuis des siècles et refuse le
communautarisme, indique-t-on à la direction du Crif.

Le président du Crif (Conseil représentatif des institutions
juives de France), Richard Prasquier, va insister sur "l'ouverture au
monde" de la communauté, sur sa "solidarité avec ceux qui souffrent",
dit-on dans son entourage, rappelant le soutien apporté aux SDF et
tout récemment aux victimes du séisme à Haïti.

Il s'agit de "casser l'image d'une communauté qui vivrait
dans son monde, en dehors des préoccupations communes à la société
française et ne se sentant concernée que par ce qui se passe en
Israël", dit-on de même source, reconnaissant que le soutien manifesté
à Israël au moment de l'occupation de Gaza a contribué à ce sentiment
à l'égard de la communauté juive.

"Nous sommes juifs français et fiers de l'être", insiste un
des responsables du Crif, lui-même "formé à l'école de la République".

Le dîner annuel du Crif, qui réunit quelque 800 personnes au
Pavillon d'Armenonville au Bois de Boulogne, a été institué en 1985, à
l'initiative de son président d'alors, Me Théo Klein, qui y voyait
l'occasion d'un dialogue direct entre la communauté juive et les
pouvoirs publics.

Selon la tradition l'invité d'honneur est le Premier
ministre, après la notable exception de 2008 où l'invité d'honneur
avait été le Président de la République. M. Prasquier avait invité
personnellement Nicolas Sarkozy parce qu'ils avaient été élus à peu
près en même temps (le 13 mai pour l'un, le 6 mai pour l'autre).

L'an dernier, M. Sarkozy avait effectué un passage. Invité à
nouveau cette année, il fera de même, a fait savoir l'Elysée dimanche.

En 2008, Nicolas Sarkozy avait créé l'événement en proposant
de confier à chaque enfant de CM2 la mémoire d'un enfant juif mort
pendant la Shoah (finalement, un programme pédagogique sur la Shoah a
été mis en place dans ces classes). L'an dernier, il était venu au
cocktail mais n'avait pas assisté au dîner.

C'est donc le Premier ministre qui répondra au discours
républicain du président Prasquier.

Outre François Fillon sont annoncés une vingtaine de
ministres, des personnalités de la communauté juive dont Simone Veil,
des parlementaires, des dignitaires religieux, des leaders politiques
et des ambassadeurs (dont ceux de Tunisie, du Maroc et d'Egypte). Sur
la liste des invités figure aussi l'imam de Drancy Hassen Chalghoumi.

Comme en 2009, les communistes et les Verts ne sont pas
invités, M. Prasquier leur reprochant un soutien à des initiatives de
boycott de produits israéliens.

Le Crif, créé en 1943, se veut "la voix officielle et
politique" de la communauté juive en France (5 à 600.000 personnes),
le "représentant de la communauté juive organisée" (ndlr: l'ensemble
des associations et mouvements juifs). Il est écrit dans ses statuts
que son rôle est de "défendre les Français juifs, les droits de
l'Homme et l'existence de l'Etat d'Israël".

cv/ed/jmg

AFP 010756 FEV 10

Écrit par : Hani Ramadan | 02/02/2010

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