22/04/2010

Conversion à l’Islam d’un soldat américain de Guantanamo

 

 

Voici un cas qui nous permet de dépasser nos préjugés sur l’Islam.

A voir, cet excellent reportage sur France 2, et le complément sur Al-Jazira.

 

 

http://www.metacafe.com/watch/2908359/le_gardien_de_guantanamo_converti_lislam_france_2/

http://video.google.com/videoplay?docid=-1484896776433417...

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21/04/2010

Après le 11 septembre : la conversion des Latinos à l’Islam.

Comprendre les raisons qui poussent un grand nombre de personnes à la conversion permet aussi de se ménager une ouverture sur l’Islam et d’éviter le piège de l’islamophobie.

Nous en avons besoin.

A voir donc et écouter : http://www.dailymotion.com/video/x4u9l1_ces-latinos-qui-s...

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20/04/2010

GAZA toujours assiégée

 

 

Les blessés continuent de souffrir dans Gaza

mercredi 14 avril 2010

 

A lire, cet excellent article de Stefan Christoff

 

 La communauté internationale doit obliger Israël à lever le siège par des sanctions, et elle doit agir contre le gouvernement israélien avec la même détermination dont le monde a fait preuve contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud à la fin des années 1980, par des sanctions économiques et par l’isolement politique. »

Ces blessures de guerre interminables ont un impact dévastateur.


Ils sont des milliers dans toute la bande de Gaza à vivre avec des blessures graves : des jeunes amputés de guerre, des mères gravement brûlées par les bombes au phosphore, un nombre incalculable de Palestiniens confrontés à des troubles psychologiques, toutes ces blessures venant de la catastrophe provoquée sur Gaza par l’agression militaire israélienne, l’hiver 2008/2009.

Et les blessures de guerre sont toujours une réalité constante en 2010.

« Toutes les nuits, et même la nuit dernière, les avions israéliens bombardent Gaza, » déclare Muawiya Hassanein, directeur général des services ambulanciers et des services d’urgences pour le ministère de la Santé palestinien, dans une interview à Gaza ville, pendant les récentes frappes aériennes.

« Beaucoup sont blessés... il y a de graves blessures et ces personnes sont en ce moment même soignées à l’hôpital européen de Gaza. »

Des blessures graves dans Gaza, mais dans la presse, rien, aucun gros titres dans le monde, tel est le scénario habituel qui ne veut pas voir la violence normalisée, les morts et les blessures infligées régulièrement à des civils.

Ces blessures de guerre interminables ont un impact dévastateur, beaucoup de jeunes fréquentent l’école dans la bande de Gaza avec un ou plusieurs membres en moins, ou avec des éclats d’obus restés dans le corps, des blessures qui sont le résultat d’une violence militaire sans fin contre la population civile palestinienne.

« Beaucoup dans Gaza souffrent de traumatisme psychologique et ont besoin d’être suivis, » dit Hassanein. « Des milliers d’enfants ont des traumatismes graves ou vivent avec des blessures critiques qui affectent leur vie, leur éducation, leur famille et plus important encore, leurs rêves d’avenir, et aucun, aucun Israélien (dans les responsables) n’est tenu pour responsable de ces crimes de guerre. »

Alors que les manchettes de la presse mondiale se bousculaient sur les initiatives de promotion du « processus de paix » au Moyen-Orient, que la secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, s’adressait à la conférence de l’AIPAC en confirmant un soutien politique indéfectible de l’administration Obama à la politique du gouvernement israélien pour qu’il laisse la bande de Gaza en état de siège, il n’y eut qu’un intérêt tout relatif de la part des médias pour la souffrance physique et sociologique après l’opération Plomb durci.

En revanche, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, a publiquement exprimé une « solidarité » avec la population de Gaza lors de sa venue dans le territoire, condamnant le prolongement d’un blocus qui provoque « une souffrance inacceptable » pour le peuple palestinien.

En dépit des appels politiques aux plus hauts niveaux internationaux pour la fin de ce siège, les autorités israéliennes continuent de punir collectivement le un million et demi de Palestiniens de la bande de Gaza, provoquant une crise humanitaire qui s’aggrave dans un lieu que John Homes, secrétaire général adjoint des Nations-Unies pour les Affaires humanitaires, appelle « une vaste prison à ciel ouvert ».

Solidarité médicale dans Gaza

 

Un médecin qui avait déjà connu une agression israélienne lors du siège de Beyrouth en 1982.

Alors que les missiles israéliens tombaient sur Gaza au lendemain du Noël 2008, Mads Gilbert, médecin norvégien, s’envolait pour l’Egypte avec le soutien diplomatique de la Norvège, pour entrer dans Gaza et apporter son aide d’urgence aux services médicaux palestiniens qui allaient à la catastrophe.

Les témoignages directs d’internationaux depuis Gaza sur les bombardements ont été limités car Israël a profité de l’opération Plomb durci pour investir et couper tous les accès à Gaza. Les journalistes, militants et travailleurs humanitaires internationaux n’ont pu entrer sur le territoire palestinien.

Ce fut une exception que Gilbert puisse entrer dans Gaza avec le soutien politique du gouvernement norvégien qui négocia son entrée avec les autorités égyptiennes. Gilbert fut l’un d’une poignée d’internationaux qui purent passer durant les bombardements israéliens.

Ce témoignage de première main qui donne des détails sur l’agression israélienne à Gaza s’est trouvé au centre de la conférence universitaire que Gilbert a tenue récemment en Amérique du Nord. Plus d’un an après les bombardements israéliens, Gilbert ne s’en tient pas aux massacres qui ont frappé la population de Gaza durant l’opération Plomb durci, il parle aussi des frappes aériennes israéliennes qui se poursuivent encore aujourd’hui et du traumatisme social enduré à la suite des blessures graves de guerre.

« Les pertes pour les familles sont étendues, douloureuses et durables, jamais vous ne pourrez oublier que votre enfant a été tué de la main humaine, » déclarait Gilbert pendant son séjour à Montréal. « Ce n’était pas une catastrophe naturelle, ce n’était pas un tsunami ni un tremblement de terre, c’était à cent pour cent une catastrophe provoquée par l’homme, planifiée et exécutée avec le plus grand soin par les chefs militaires israéliens sous l’égide du gouvernement israélien. »

Le témoignage de première main de Gilbert depuis Gaza, essentiellement basé sur son expérience à l’hôpital d’Al-Shifa, le plus grand centre médical dans Gaza, est clairement ancré dans les principes de solidarité internationale, articulé par un médecin qui avait déjà connu une agression israélienne lors du siège de Beyrouth en 1982, pendant lequel il soignait les blessés de guerre dans la capitale libanaise où plus de 10 000 civils perdirent la vie.

C’est sur l’humanité de Gaza que Gilbert se focalise, apportant des témoignages directs sur la tragédie avec un regard médical, comme pour la famille Samouni qui a perdu 29 de ses membres sous les attaques israéliennes selon les investigations de multiples organisations des droits de l’homme. Nous faisant profiter de son expérience, Gilbert met l’accent sur la détermination de la population de la bande de Gaza, avec toujours le même leitmotiv, « (Ils) n’ont pas besoin de notre pitié, mais de notre solidarité et de notre soutien ».

Au-delà des détails émouvants sur la lutte pour la vie qu’ont menée des centaines de Palestiniens, blessés et mourants, passés par l’hôpital Al-Shifa durant l’hiver 2008/2009 à Gaza, Gilbert se concentre aussi sur les conséquences à long terme de la politique israélienne visant à maintenir un blocus qui aujourd’hui n’attire guère l’attention internationale.

« Tous les enfants dans la bande de Gaza sont traumatisés par l’état de siège, » dit-il. « Les conséquences à long terme des blessures pour les survivants palestiniens de Gaza sont cruelles à vivre, ces blessures de guerre sont physiquement douloureuses et les moyens de réadaptation très limités à cause du siège. »

« Aussi, pour les jeunes enfants blessés de guerre et traumatisés physiologiquement, il est extrêmement important d’en revenir à la vie normale, d’aller à l’école, de voir leurs copains, de retrouver une certaine forme de réalité après le chaos de l’agression israélienne ». Gilbert poursuit, « mais parce que cet état de siège débilitant touche de plus en plus les enfants, la malnutrition se développe, l’anémie se généralise, tout cela à cause de la faim, d’une malnutrition voulue par l’homme, imposée par Israël avec le total soutien des U.S.A. Comment pouvons-nous accepter cela en 2010 ? »

Gaza, toujours assiégée par les Israéliens

S’il y eut une large condamnation des dernières mesures prises par Israël pour construire de nouvelles colonies dans Jérusalem-Est, les protestations politiques par les institutions sont peu nombreuses s’agissant de l’état de siège militaire de Gaza, de l’emprisonnement massif d’un million et demi de personnes dans un territoire méditerranéen minuscule, le tout coordonné par les gouvernements d’Egypte et d’Israël.

L’approvisionnement en eau de la bande de Gaza se fait de plus en plus rare, à 80% au-dessous des normes minimales qualitatives telles que définies par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et récemment, la Compagnie de distribution d’eau des municipalités côtières (CMWU) a insisté sur le fait qu’à moins qu’une action ne soit décidée d’urgence, l’approvisionnement en eau pour la consommation des gens de Gaza sera coupé dans cinq ou dix ans.

Dans Gaza assiégée, les coupures d’électricité permanentes par Israël conduisent à une capacité électrique insuffisante, sans rapport avec les besoins des stations d’épuration, alors qu’il est interdit de faire venir à Gaza les pièces maîtresses nécessaires pour le traitement des eaux contaminées. Lentement, les grandes mares d’eaux usées qui s’étendent en surface s’infiltrent dans les nappes souterraines ; cinq Palestiniens ont été tués quand le bassin d’une station s’est effondré en 2007, inondant un village au nord de Gaza ville.

Le paysage de Gaza est marqué par la guerre, de nombreux immeubles détruits dans l’hiver 2008 par les missiles israéliens sont toujours en ruines, pendant que l’infrastructure sociale est de plus en plus instable, que les matériels indispensables aux institutions scolaires sont bloqués à la frontière en raison du siège, que l’approvisionnement en produits alimentaires se fait toujours avec parcimonie, que la malnutrition s’étend. Des milliers de victimes de la guerre dans Gaza sont un rappel constant de blessures non cicatrisées, tant individuelles que collectives, provoquées par l’opération Plomb durci.

« Des enfants amputés, des gens en fauteuil roulant sont devenus chose courante dans Gaza, vous en voyez tous les jours, les gens souffrent », dit le militant et universitaire palestinien, Haidar Eid, lors d’un entretien à Gaza ville.

« (En mars), à Gaza nous avons marqué le 1 000ème jour d’un siège illégal qui empêche la population de recevoir les soins médicaux élémentaires, nous sommes confrontés à une politique de punition collective, illégale au regard du droit international ».

« Ces dernières années, la communauté internationale n’a rien fait de concret pour obliger Israël à lever le siège et mettre fin à la souffrance de la population palestinienne dans Gaza, » dit Eid.

« La communauté internationale doit obliger Israël à lever le siège par des sanctions, et elle doit agir contre le gouvernement israélien avec la même détermination dont le monde a fait preuve contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud à la fin des années 1980, par des sanctions économiques et par l’isolement politique. »

Samar Aldaghma, journaliste et mère palestinienne, qui étudie actuellement à Montréal, a survécu aux bombardements de l’armée israélienne et la discussion avec elle sur Gaza glisse très vite sur les conséquences du siège pour les blessés de guerre palestiniens.

« Il y en a eu tant de brûlés gravement pendant les bombardements israéliens, des brûlures au troisième degré pour certains, ces brûlures s’infectent de façon critique, » raconte Aldaghma. « Le matériel chirurgical et les antibiotiques nécessaires aux soins manquent dans Gaza pour la plus grande part à cause du siège, des milliers de blessés qui vivent maintenant dans la bande de Gaza n’ont pas accès au traitement qu’il leur faudrait parce ils vivent dans la plus grande prison du monde.

« Beaucoup sont amputés, qui ont perdu une jambe, un bras, un œil, et ne peuvent malheureusement recevoir de prothèses. De nombreux enfants gravement blessés ont (trop) honte, ou craignent d’aller à l’école par exemple avec une seule main. Tant d’enfants sont devenus déprimés, et pourtant leurs familles et les communautés leur donnent généralement tout le soutien moral possible - dans les écoles locales, des prix spéciaux pour les jeunes handicapés de la guerre sont fréquents. »

Gaza, presses et actions internationales

Les titres de l’actualité sur la Palestine s’intéressent généralement à la politique politicienne dans les allées du pouvoir, aux crises théâtrales entre dirigeants politiques de Tel-Aviv et Washington. Au milieu de ces rumeurs médiatiques, la dernière vague de frappes israéliennes contre Gaza et les conséquences du blocus israélien passent quasiment inaperçues.

« L’insuffisance de couverture par la presse internationale des derniers raids aériens influe sur la situation d’ensemble de la bande de Gaza, » dit Rami Almeghari, écrivain palestinien. « A un moment (où) Gaza continue de souffrir (du) blocus permanent et des agressions fréquentes de l’armée israélienne, les médias du monde portent leur attention ailleurs que sur les conditions que l’on connaît ici. »

L’attention sur Gaza aujourd’hui est critique, et déplacer les projecteurs loin d’un « processus de paix » politique qui jusqu’ici n’a fait que fournir une couverture diplomatique à l’apartheid israélien est déterminant. L’absence d’intérêt pour Gaza, argue Almeghari, « soulage Israël (de) la pression qui est montée (avec) la condamnation d’Israël par le Comité des droits de l’homme des Nations unies pour les atrocités commises dans la bande de Gaza en janvier 2009. »

Quand des militants de la solidarité internationale du monde entier se sont rassemblés au Caire, l’hiver passé, pour la Marche de la Liberté pour Gaza, dans une tentative de briser ensemble le siège israélien via l’Egypte, l’attention mondiale est revenue brièvement sur l’état de siège de Gaza, même si tous les efforts incroyables de ces gens pour entrer dans Gaza furent finalement bloqués par les autorités égyptiennes.

Initiée lors de cette marche, une Déclaration historique du Caire a été publiée en réponse au siège permanent, élaborant une plate-forme pour une action mondiale en solidarité avec la population de Gaza.

Alors que le siège de Gaza se poursuivait, et en prévision d’une journée internationale d’action en soutien à la campagne de boycott, de désinvestissement et de sanctions, pour la Journée palestinienne de la Terre (30 mars), la Déclaration du Caire apportait des éléments clairs pour poursuivre la construction d’un mouvement mondial qui monte en solidarité avec la Palestine.


Stefan Christoff est journaliste, militant social et musicien. Il est basé à Montréal. Il écrit pour Rabble.ca et est membre de Tadamon Montréal. Il peut être contacté sur twitter.

Source : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8522

http://electronicintifada.net/v2/article11212.shtml

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15/04/2010

Un médecin norvégien pleure en évoquant GAZA

Témoignage bouleversant sur les crimes commis à Gaza

A voir

Sans commentaire

 

http://www.dailymotion.com/video/k5pGR9IVSaYI7sWych?start=1

http://www.dailymotion.com/video/x81fb2_gaza-un-medecin-n...

 

 

20:52 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook

05/04/2010

8200 prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons de l'occupation

Les Palestiniens de 48 : défense des prisonniers et d'al-Quds

 

 

Vendredi 2 avril, les Palestiniens de 48 ont organisé une manifestation devant la prison de Gilboa pour protester contre la détention de 8200 prisonniers palestiniens et arabes dans les prisons de l'occupation et en soutien à la grève des visites entamée par les prisonniers en protestation contre les mauvais traitements subis.

 

De plus, les manifestants palestiniens ont protesté contre les mesures de judaïsation de la ville d'al-Quds que les autorités sionistes mènent sans relâche.

Ils ont réclamé la libération de la ville d'al-Quds et des lieux saints ainsi que la libération des prisonniers.

La manifestation a été organisée par le haut comité des masses arabes de 48.

 

SOUTENONS LA LUTTE DES PALESTINIENS DE 48

 

SOUTENONS LA RESISTANCE DU PEUPLE PALESTINIEN CONTRE LE SIONISME CRIMINEL ET COLONIAL.

 

http://www.qudsmedia.net/?articles=topic&topic=4576

 

 

06:45 | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/04/2010

Interview de Michel Sabbah : LE HAMAS NOUS PROTEGE

Interview de Michel Sabbah

(dignitaire chrétien) :

LE HAMAS NOUS PROTEGE

Samedi 3 avril 2010

 

 

Tranchant sur le pessimisme ambiant, l’ancien patriarche latin de Jérusalem, 77 ans, croit à la cohabitation harmonieuse avec l’islam.

 

 

Quelle est la situation des chrétiens de Palestine ?

 

Elle est la même que pour tous les Arabes de Palestine. Chrétiens ou musulmans,

nous faisons partie d’un même peuple, d’une même culture, d’une même histoire.

Un peuple qui est en conflit avec un autre peuple. Un peuple occupé militairement

qui n’a pas besoin de compassion, mais de justice.

Dans un contexte politique très tendu, nous essayons de faire face au même défi.

Qu’est-ce qu’être chrétien ? C’est être envoyé à une société, à un monde que

nous n’avons pas choisi parce qu’il nous est donné. Notre vocation est donc

d’être chrétien dans une société arabe et majoritairement musulmane.

C’est une expérience que nous connaissons bien, nous avons plusieurs siècles

d’histoire commune derrière nous.

 

Pourtant, aujourd’hui, on parle de persécutions antichrétiennes…

 

Des incidents individuels entre musulmans et chrétiens peuvent parfois prendre

une dimension communautaire. Dans ce cas, il existe des médiateurs, des familles reconnues pour leur sagesse et leur autorité, capables de régler les conflits.

Mais, je peux en témoigner, en Palestine, cela n’est jamais allé plus loin.

Aucun massacre, aucun attentat contre les églises, aucune persécution ouvertement antichrétienne. Même à Gaza, les chrétiens sont protégés par le Hamas, souvent

présenté comme une organisation terroriste.

 

Est-ce la même chose en Irak ?

 

Non, là-bas les chrétiens sont victimes de la violence et sont tués parce qu’ils

sont chrétiens. Mais il s’agit de motivations politiques, non religieuses.

Les extrémistes espèrent ainsi déstabiliser le pays. Beaucoup de sunnites ou

de chiites sont tués pour les mêmes raisons. Il ne sert à rien d’accuser l’islam de

tous les maux.

Travailler à la paix et à la justice, en Irak comme ailleurs, est le meilleur moyen

d’éviter un exode massif des chrétiens d’Orient. Un problème politique doit trouver

une solution politique.

 

Que répondez-vous à ceux qui défendent l’idée d’un choc des civilisations ?

 

Il y a un choc, mais il n’est ni religieux, ni culturel. Il est politique.

L’Occident traite l’Orient, et ceux qui y habitent, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, comme des mineurs. Tant qu’il y aura ce rapport de dominant à dominé,

on ne sortira pas de la spirale de la violence.

Les racines du terrorisme mondial sont là. L’Orient n’est pas libre de son destin,

 il est soumis à la domination occidentale. Le problème, ce n’est pas l’islam,

c’est la confrontation entre l’Orient et l’Occident.

Le colonialisme historique a cédé la place à un autre colonialisme, plus larvé, mais

non moins réel.

 

Vous n’avez donc pas peur de l’expansion de l’islam ?

 

C’est un fantasme alimenté par ceux qui ne comprennent pas l’Orient, en général,

 et l’islam, en particulier. Tant que les Palestiniens se sentiront opprimés,

tous les musulmans du monde se sentiront solidaires avec eux et pourront causer

des perturbations à l’intérieur des sociétés où ils vivent.

Il faut mettre fin à ce rapport du fort au faible entre l’Occident et le monde musulman

et mener des actions d’éducation à la citoyenneté, au respect de l’autre.

Développons une culture de coexistence active, apprenons à nous connaître,

à vivre et à agir ensemble.

 

Source : la Vie, Michel Sabbah : "Le Hamas nous protège"

Par Respaix Conscience Musulmane - 

 

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60 années de terrorisme israélien

Et le support des USA à cette barbarie

A voir, sans commentaire

http://www.youtube.com/watch?v=thUgWee92_Q

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02/04/2010

Parole d’un géant de la mémoire juive : les leçons du passé pour plus d’humanité

Dr Norman D. Finkelstein - le Sionisme et la carte de l'holocauste

 

A voir et entendre absolument

 

Merci pour cette leçon de dignité, de vérité et de courage, Monsieur Norman D. Finkelstein!

 

http://www.youtube.com/watch?v=U3Y3AO5AdBk&feature=player_embedded

 

http://www.youtube.com/watch?v=bFnM8NKiFso&feature=re...

 

 

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01/04/2010

Burqa-bla-bla

 

L'islamophobie ne sert pas seulement à renforcer les politiques nauséabondes de l’extrême droite, ici et là. Elle se nourrit de thèmes et de problèmes qui n’existent pas, pour cacher une réalité autrement inquiétante.

 

Lire à ce titre l’excellent article de Serge Halimi :

 

Burqa-bla-bla

Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept (1)) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif.

Il y a dix-huit mois en effet, au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles. Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.

Le rétablissement électoral du Front national, et plus généralement de l’extrême droite en Europe, n’est pas tout à fait étranger à cette distribution de l’attention publique entre la poutre des polémiques subalternes qu’on enflamme et la paille des sujets prioritaires dont on prétend qu’ils sont trop compliqués pour le commun des mortels. Le fiasco des élections régionales derrière lui, M. Nicolas Sarkozy va s’attaquer à la « réforme des retraites ». L’enjeu social et financier étant considérable, on sait déjà que le gouvernement français s’emploiera à distraire la galerie en relançant le « débat sur la burqa ».

Riposter à cette manœuvre n’impose certainement pas de s’enfoncer sur son terrain boueux en donnant le sentiment de défendre un symbole obscurantiste. Encore moins de taxer de racisme les féministes — hommes et femmes — qui légitimement le réprouvent. Mais comment ne pas juger cocasse qu’une droite qui a presque partout associé son destin à celui des Eglises, du patriarcat et de l’ordre moral se découvre soudain éperdue de laïcité, de féminisme, de libre-pensée ? Pour elle aussi, l’islam accomplit des miracles !

En 1988, M. George H. W. Bush succéda à Ronald Reagan après une campagne d’une démagogie insigne, au cours de laquelle il réclama que soit criminalisé le fait de brûler la bannière étoilée — un acte commis entre une et sept fois par an… Avec le courage qu’on imagine, plus de 90 % des parlementaires américains adoptèrent une disposition répressive allant en ce sens — laquelle fut annulée par la Cour suprême. Au même moment éclatait l’un des plus grands scandales de l’histoire économique des Etats-Unis, celui des caisses d’épargne déréglementées par le Congrès, que des aigrefins avaient pillées, enhardis par des sénateurs dont ils avaient financé les campagnes. En 1988, nul ou presque n’avait évoqué le péril d’une telle arnaque, bien qu’il fût déjà connu. Trop compliqué, et puis la défense du drapeau occupait les esprits.

Le contribuable américain a payé 500 milliards de dollars le scandale des caisses d’épargne. On découvrira bientôt ce que cache réellement la « burqa ». Et combien cela coûte.

Serge Halimi

(1) D’après un calcul, étrangement précis, de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Source :  Le Monde diplomatique

http://www.monde-diplomatique.fr/2010/04/HALIMI/18990

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