1959

21/09/2011

L'ONU au service du sionisme

La TSR instrumentalisée par la propagande sioniste contre le droit des Palestiniens.

La façon dont la TSR traite la question de la reconnaissance d’un Etat palestinien est pour le moins surprenante.


Le reportage suivant, diffusé à une heure de grande écoute, montre des Palestiniens, passifs ou en rébellion, alors que le bon colon israélien, s’exprimant en français, à toute liberté pour avancer des arguments fallacieux.

Ainsi, le chef de l’Autorité palestinienne aurait dit qu’il ne veut pas de juifs dans son Etat, alors que le sens de ses propos est on ne peut plus clair : les Palestiniens ne veulent pas de colonies sur leur territoire.

Autre aberration : la reconnaissance d’un Etat palestinien n’a pas de sens. La preuve ? Les colons ont quitté Gaza, et voyez ce qui est advenu : les Palestiniens ont profité de cette nouvelle situation pour agresser les Israéliens. En réalité, les colons qui ont quitté Gaza ont été invités à s’installer dans d’autres régions occupées, dont Jérusalem-Est. Le vrai problème, c’est que les colons ont non seulement décidé qu’ils n’abandonneraient pas les terres qu’ils ont volées, mais encore que la politique expansionniste de l’entité sioniste doit se poursuivre. Tout le monde le voit et le sait. Tout le monde se tait.

Sauf bien entendu la voix de l’islam qui résonne en défendant le dernier bastion de la conscience du monde, et d’autres voix encore qui la rejoignent, de plus en plus nombreuses, de citoyens libres. La violence ne peut être la cause de la colonisation, mais c’est bien plutôt la colonisation qui est la cause de la violence. Les Palestiniens résisteront.

Il n’y a qu’un seul problème dans cette région : une occupation qui défie la communauté internationale et une communauté internationale qui ne sait pas dire « NON » à un Etat voyou sans frontières.

Car reconnaître la Palestine, et entamer un chemin vers la paix et la réconciliation, ce serait imposer une fois pour toute à l’entité colonisatrice, géographiquement, une carte définitive. Or, cela, personne ne le peut : ni le Président Obama qui a pour seule ambition de préserver ses chances électorales qui seraient réduites à zéro s’il mécontentait les lobbies juifs américains, ni les Etats européens qui vivent dans la même dépendance ou sous les mêmes influences, ni la presse et les médias – dont la TSR – qui acceptent d’atténuer le scandale d’une non-reconnaissance que rien – strictement rien – ne justifie.

Honte à vous, parce que – politiciens, journalistes, intellectuels –  vous remettez en cause toute objectivité devant les exactions évidentes  d’un Etat terroriste !

Parce que vous défendez les familles des colons en légitimant leurs actions racistes, et méprisez les mères des enfants palestiniens.

Parce que dans vos consciences flétries par votre connivence avec ce régime infâme et assassin, vous refusez de voir ce qui est le bien comme étant le bien, et le vrai comme étant le vrai !

Hani Ramadan

http://www.tsr.ch/video/info/journal-19h30/#id=3409152

 

 

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Commentaires

Monsieur,

On reconnaît dans votre billet un certain irrédentisme qui, d'ailleurs, semble vous être coutumier. Personnellement, et grâce à vous, j'ai regardé l'extrait de la TSR et l'ai trouvé plutôt équilibré... Mais il vous est sans doute insupportable de voir la problématique palestino-israélienne sous cet angle.

Il est bien regrettable que, selon vous, il n'y ait que deux positions possibles, être d'accord avec vous ou être contre vous. Ou propalestinien, ou sioniste... Ou palestinien et victime ou israélien et assassin. Etre propalestinien ou être de connivence avec le diable. Cela me rappelle furieusement un certain George W. Bush en septembre 2001 et c'est un peu court.

Je fais partie de ceux qui considèrent que la paix, durable et acceptée par tous, ne pourrait se construire que par des concessions des deux parties. Je ne vois pas celles que vous seriez prêts, vous et vos semblables, à faire.

Peut-être qu'en lieu et place de proférer des incantations stériles, vous seriez mieux inspiré de réféchir et de considérer les préceptes de votre religion que vous pourriez mettre en pratique pour faire avancer une cause qui est tout aussi juste que celle de vos adversaires imaginaires...

Aurez-vous la décence de publier ce commentaire qui ne vous est pas forcément favorable? Je suis curieux.


Bien à vous.

Écrit par : Déblogueur | 21/09/2011

Vous seriez plus crédible si vous parliez d'Etat israélien à côté d'un Etat palestinien. La paix suppose que chacun a le droit d'exister. Non?

Écrit par : Johann | 21/09/2011

A Johann et au « déblogueur » caché :

Au lieu de vous limiter à des considérations générales qui ressemblent étrangement à la littérature sioniste dont tout l'art consiste à éviter les vraies questions, en voici trois auxquelles je vous propose de répondre sans détour et sans contorsion :

Condamnez-vous fermement la colonisation qui se poursuit en territoire palestinien déterminé par la communauté internationale (frontières de 1967) ?

Êtes-vous prêts à reconnaître que le principal obstacle à la paix est cette colonisation qui semble n’avoir pas de fin ?

Peut-on reconnaître en bonne juridiction un Etat dont nul ne connaît les frontières ?

Car enfin, de qui vous moquez-vous ?
Les Palestiniens sont agressés depuis plus de soixante ans, et vous le savez.
Ils se défendent, et vous les accusez de terrorisme.

Au nom des enfants de Palestine, des femmes de Palestine, des vieillards de Palestine, honte à vous !

Écrit par : Hani Ramadan | 21/09/2011

Comme demandé, je répond aux questions:

1) oui
2) il n'y a pas qu'un principal obstacle. L'irrédentisme de certains groupes palestiniens qui ne voient et ne souhaitent que la destruction de l'Etat d'Israël en est un également, et de taille.
3) les frontières peuvent être rétablies sans aucune difficulté dès lors qu'un désir mutuel de paix se concrétise. D'ailleurs, vous parlez vous-même des frontières d'avant 1967... Alors, y en a-t-il, ou pas?

Permettez-moi de réitérer que votre vision du monde "sionistes bourreaux - palestiniens victimes" est réductrice et simpliste. Et cela, vous le savez très bien aussi car je ne vous crois pas sot.

Publierez-vous cette réponse? je suis de plus en plus curieux.

Écrit par : Déblogueur | 22/09/2011

Je trouve pour le moins curieux que vous répondiez à ma question par 3 questions... et que vous vous livriez à des amalgames me concernant.

Mais je veux bien répondre aux vôtres: oui, oui et oui. En précisant que les frontières de l'Etat israélien sont celles de la ligne verte et non le mur de la honte. Parce qu'il serait possible de vous retourner votre remarque: pourquoi reconnaître un Etat palestinien "en bonne juridiction dont nul ne connaît les frontières? Mais cela ne fait pas avancer le schmilblick. A moins d'avoir pour objectif la destruction de l'autre, ce qui est parfaitement illusoire et criminel.

Ou alors il ne faut pas reconnaître quantité d'autres Etats dont les frontières font l'objet d'une contestation : Chine, Pakistan, Inde, etc.

Mais peut-être faites-vous partie de ces extrémistes qui prônent la destruction de l'Etat israélien? Oui ou non? C'est en tout cas par le mot d'"entité" ce que vous laissez entendre. Oui ou non?

Je suis pour les accords de Genève. Un Etat palestinien et un Etat israélien. Mais les fanatiques des deux bords n'en veulent pas. Chacun nie l'autre. Alors que la paix nécessite la reconnaissance de l'autre. Etape nécessaire à tout processus de paix.

Écrit par : Johann | 22/09/2011

Au déblogueur : Observant que vous ne répondez pas affirmativement à ma deuxième question, je pense qu’il n’est pas nécessaire de poursuivre le dialogue avec vous. D’abord parce que votre anonymat ne me garantit pas votre sincérité, et surtout parce que nous ne pouvons qu’avoir la conviction suivante : toute négociation avec l’Etat hébreu est inutile, tant que la colonisation se poursuit. Si la communauté internationale n’était pas si veule, elle aurait imposé cette condition de façon évidente. De la même façon, toute discussion est vaine avec les hypocrites qui feignent d’ignorer que la colonisation est le principal obstacle, le Hamas ayant lui-même proposé une trêve sur la base des frontières de 1967. Pourquoi l’entité sioniste ne s’est-elle pas saisie de cette occasion ? Pourquoi la communauté internationale n’a-t-elle pas appuyé la position du Hamas en accord avec ses propres résolutions ? La colonisation arrêtée, le partage décrété, une reconnaissance mutuelle aurait alors pu être envisagée, en restituant Jérusalem Est aux Palestiniens.

A Johann : le fait que vous me retourniez la question révèle le sophisme de votre raisonnement : « Pourquoi reconnaître un Etat palestinien en bonne juridiction dont nul ne connaît les frontières? » Mais le territoire palestinien était déjà connu avant l’agression sioniste ! Consultez simplement la carte de 1948, puis de 1967, puis de 2011, et vous aurez une idée claire de ce que représente l’abomination sioniste. Dans toute cette affaire, il y a un agresseur et un agressé, un colonisateur et un colonisé.
Quelle duplicité ! Nous en avons assez de ce positionnement qui se veut sage et équilibré entre deux extrêmes supposés, alors qu’il ne fait que cautionner – dans les faits – une agression continuelle. La vérité est que l’Occident se lave les mains devant l’assassinat d’un peuple.
La position du Hamas est claire : l’entité sioniste veut tout et ne donnera rien. Et chaque année qui passe lui donne raison. Les faits démontrent une progression malsaine vers la disparition de la Palestine. Le Likoud a inscrit dans son programme la non-reconnaissance de cet Etat. Obama lui-même est piteusement obligé d’exécuter ce plan diabolique, et l’ONU mène le bal, alors que des femmes et des enfants étouffent dans les territoires occupés, et sont contraints d’abandonner leurs foyers, chassés par les balles et les insultes des colons.
Il est indécent de demander aux Palestiniens de reconnaître un Etat qui ne cesse de voler leurs terres.

Écrit par : Hani Ramadan | 22/09/2011

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