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04/12/2011

Goldman Sachs : usure et complots

 Intéressante interview parue dans Le Point de cette semaine (1er décembre 2011), sous le titre : « Emmanuel Todd : « Annulons la dette du Vieux Monde ! »

 


Todd n’hésite pas à désigner les véritables responsables de la « crise de la dette » : les oligarchies financières gérées par les plus nantis. Il l’affirme haut et fort : « Je ne peux que me répéter : on a poussé les Grecs à s’endetter afin de pouvoir mieux les étrangler. Regardez votre téléviseur : sans cesse des publicités nous incitent à emprunter. Les banques, pardon, les riches, aiment prêter. Et les usuriers aiment saisir les biens si l’on ne peut rembourser. Privatiser les biens de l’Etat grec, par exemple. »

A Elisabeth Lévy qui le reprend aussitôt en demandant : « Ne seriez-vous pas complotiste ? », la réponse de Todd est imparable : « Le monde de l’oligarchie est un monde de pouvoir et de complots. En aidant l’Etat grec à trafiquer ses comptes, Goldman Sachs s’est comporté en usurier. »

 

Voilà qui est clairement dit.

 

Hani Ramadan

voir : http://www.youtube.com/watch?v=MW9zxFXj-IE

 

 

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Commentaires

Première mondiale: Isabelle a eu raison d'enlever son enfant
Isabelle Neulinger, jeune femme juive belgo-suisse, était présente ce jeudi à Bruxelles pour présenter son livre : "Jamais vous n'aurez mon fils!". Une œuvre qui relate son combat pour fuir son mari en Israël avec son fils et les répercussions internationales de sa victoire devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). La victoire d’une mère à qui la justice a donné raison d’avoir enlevé son enfant.



En 1999, Isabelle part vivre à Tel-Aviv, en Israël. Là, elle y tombe amoureuse de son voisin, l’épouse et lui donne un fils, Noam. Mais au fil des années, son mari change. Il intègre un mouvement radical juif ultraorthodoxe et impose à Isabelle une pratique très stricte, "impossible à suivre", de la religion, relate l’auteure au micro de Jessica Nibelle pour RTL-TVI. "Au moment où je me suis rebellée et où j’ai décidé de le quitter, les menaces ont commencé. J’ai vraiment craint pour ma vie", confie-t-elle.



Ils fuient Israël mais Interpol les rattrape en Suisse

Face à cette peur, Isabelle choisit la fuite. Mais il lui était impensable de laisser son fils aux mains des fanatiques religieux. Elle le cache alors à l’arrière d’une voiture et fuit clandestinement Israël via le désert du Sinaï et l’Egypte. La mère et son fils s’installent en Suisse, mais Interpol l’y rattrape. Les deux pays veulent la renvoyer à Tel-Aviv avec Noam. "Si nous devions retourner en Israël, je risquerais 20 ans et mon petit garçon serait très certainement soumis à des préceptes religieux ultraorthodoxes très stricts", assure-t-elle.



La Cour européenne des Droits de l'Homme lui donne raison

Face à ce qui semble être la justice pour le père de l'enfant, elle décide de se battre. Isabelle, durant 6 longues années, réussira a passer devant toutes les juridictions possibles pour ne pas voir son fils lui être enlevé. Une première décision de la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier 2009 avait confirmé l'arrêt du Tribunal fédéral ordonnant le retour du fils d'Isabelle en Israël en 2007. Ces deux instances s'appuyaient sur la Convention sur l'enlèvement international d'enfant, qui prévoit le retour immédiat dans l'Etat d'origine. Mais elle gagnera finalement devant la plus haute juridiction, la CEDH, en juillet 2010. La Cour a estimé que l'intérêt supérieur de l'enfant était de rester en Suisse avec sa mère car il courrait un danger physique et psychologique s’il retournait chez son père en Israël. Aujourd’hui, la petite famille vit heureuse à Lausanne, en Suisse.



Jurisprudence

Si ce cas est si étonnant, si on en parle dans les médias aujourd’hui, c’est parce qu’il fait jurisprudence dans le monde. C’était en effet la première fois qu’une Cour ne condamnait pas un parent auteur d’un enlèvement d’enfant. "Malgré que j’ai tourné la page, malgré que j’ai gagné, malgré que le cas fait jurisprudence, il reste un danger d’enlèvement et je suis obligée de vivre en regardant par-dessus mon épaule", confie encore Isabelle à RTL-TVI.



Les problèmes des femmes dans la société israélienne

Son combat a déjà changé la face de la justice mondiale: aucun rapt parental ne sera plus jamais jugé comme avant. Maintenant, elle souhaite à travers ce livre soulever des "problèmes cruciaux de la société israélienne contemporaine": la non-séparation de la religion et de l'Etat, la problématique du divorce, qui s'obtient uniquement avec l'accord du mari et devant un tribunal rabbinique, ainsi que le statut des femmes immigrées ne pouvant quitter Israël avec leur enfant mineur. Une situation qu'elle qualifie de "dramatique et inextricable".

Écrit par : patochet | 04/12/2011

Salam aleikoum
Barak Lahou fik pour cette vidéo.Le monde politique et la finance sont liés.La vidéo est extrèmement instructive ,en tous cas.En principe ,il devrait y avoir conflit d'interet.En principe en tous cas !Donc ce sera les usuriers qui enterreront l'empire.Dans l'emission de taddei ,pas mal d'intellos parle de la fin de l'occident.On sent comme l'a dit frederic Lordon la fin de course.Mais ce n'est pas par manque de richesses .L'occident n'a jamais été aussi riche.Le seul problèmes c'est qu'il est concentré dans les mains d'une poignet.La democratie ne fait pas tout ,si les gens n'ont pas un minimum de sens moral ,sinon ils contourneront le système ou le changeront comme les politiques l'ont fait pour dereglementer l'economie depuis les années 80 et qu'on vive sous l'effet de la loi de la jungle.
Une chose m'etonne en occident,la passivité des gens ! Elhamdoulilah ,la crise a permis au monde arabo musulman de se revolter.Peut etre faut il que l'occident ait faim ,lui aussi pour réagir.
Je crains juste pour mes enfants.Incha Allah qu'ils puissent grandir et devenir adulte dans ce monde de fous

Écrit par : magnolia | 05/12/2011

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