1959

11/02/2012

L’incompétence de l’ONU, de la Bosnie à la Syrie

L’Organisation des Nations Unies, dont la vocation initiale était de servir l’humanité, n’est-elle pas devenue, au fil  des ans, l’objet de manipulations aux conséquences désastreuses?

Rappelons seulement quelques faits.

 

 


D’abord, la terrible guerre menée contre la Bosnie entre 1992 et 1995. L’ONU annonça des renforts, et le gouvernement bosniaque, confiant, avait demandé à ses propres soldats de remettre leurs armes aux casques bleus. Ces derniers furent incapables d’accomplir leur mission de paix et, bientôt, les civils piégés dans les enclaves musulmanes furent livrés à leurs agresseurs, par milliers.

Ensuite, le terrible sort réservé aux Irakiens par un embargo décrété contre Saddam Hussein, mais dont les victimes furent essentiellement des innocents. « Selon l’Unicef, 500 000 enfants irakiens sont morts dans les années 1990 à cause des sanctions imposées par l’ONU, sous la pression des Etats-Unis, empêchant l’acheminement de médicaments et de produits de première nécessité. En 2000, le coordinateur de l’aide humanitaire de l’ONU a donné sa démission.» (Socialist Worker, 30 janvier 2012).

A ce propos, Jean-Marie Benjamin affirmait sans détour: «Tout le monde sait que l’ONU est entre les mains d’un seul pays, l’Amérique. Tout le monde sait aussi que l’embargo est maintenu et le sera tant que le voudra l’Amérique.» (Irak, l’apocalypse, Ed. Favre, 1999).

Relevons encore la triste position de cette assemblée, incapable de reconnaître, en décembre dernier, un Etat palestinien. Exemple du sort réservé à la démocratie dans l’enceinte de cette institution le 18 février 2011, selon le Centre d’actualités de l’ONU lui-même: «Un projet de résolution déclarant «illégale» la politique de colonisation par Israël dans le territoire palestinien occupé a été rejeté par le Conseil de sécurité, en raison du veto d’un des membres permanents du Conseil, les Etats-Unis. Le texte a obtenu 14 votes pour et 1 vote contre. Les Etats- Unis disposant d’un veto, il a été rejeté.»

Enfin, comble du scandale: alors que le peuple syrien lutte pour la liberté contre ses tortionnaires, on tergiverse pour imposer de réelles sanctions à ce régime, les veto russe et chinois faisant obstacle à toute démarche compromettant les intérêts géostratégiques des deux pays dans la région. Prenons le temps de négocier et de négocier encore. Bachar el-Assad est invité à aller jusqu’au bout de l’horreur, tout comme Karadzic et Mladic ont eu longtemps les mains libres pour effectuer leur sale besogne en Bosnie. L’histoire se répète. Les bourreaux n’en retiennent toutefois pas les leçons.

Tout cela est d’autant plus écœurant et ahurissant que nombre de voix se sont élevées, en Occident, pour dénoncer cette «couverture de l’illégalité» qu’est devenu le fonctionnement de l’ONU.

Et toujours le puissant contre le faible. Et toujours en visant la même cible. Car, enfin, le Bosniaque, l’Irakien, le Palestinien et le frère syrien ont bien quelque chose en commun?

Hani Ramadan

L'INVITÉ

24 Heures, le 10 février 2012

 

 

 

 


 

 

 

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Commentaires

Je pense tout sinplement que les syriens subissent une guerre par procuration entre les deux puissants blocs ils n'ont pas a subir cela lotan arme les revoltionnaire et la Russie soutien et arme les probachar au milieu de tout ça ya les islamiques qui essais de se trouver un chemin comment s‘y retrouver dans ce bordel! je suis contre et j avertis tout ceux qui rentre dans leurs jeux des deux partis. Ils ne pensent qu' a leurs intérêts et s!en foute des syriens ils vont causer la perte des arabes. Luttons pour la paix entre musulmans et demandons le secour dallah. luttez contre la violence et le meurtre dans les deux sens ! et qui ce regale a voir les arbes mourir et les pays arabes saffaiblir israel! Moi je suis pour personne je suis d'abord pour la paix et pour lislam et après pour la démocratie ! !!!!!!!?!

Écrit par : nada | 13/02/2012

par Jonathan Schanzer Bien sûr, les Israéliens ont historiquement raison de s’inquiéter des menaces multiples les concernant. Aujourd’hui, avec la propagation de l’instabilité résultant d’une contagion de protestations, l’hydre du populisme anti-Israël et l’islamisme menacent d’anéantir des années d’efforts diplomatiques menés par Israël visant à assurer sa place parmi les Etats arabes. La Grande « Révolte arabe » pourrait encore produire des régimes qui menacent Israël. . En Tunisie, là où tout a commencé, Zine el-Abidine Ben Ali n’était pas l’ami d’Israël. Dans les années 1980, il a accueilli l’OLP, et à part une bref dégel durant les années des accords d’Oslo, il n’a pas montré vraiment de chaleur envers l’Etat juif. Attendez-vous à la même chose aujourd’hui. Si les Israéliens ne peuvent ignorer la rhétorique des frères musulmans émanant du parti Ennahda, et reconnaissent que la Tunisie peut leur être hostile elle ne pose néanmoins aucune menace pour l’Etat juif. L’Egypte est un problème potentiellement plus grand. Les Israéliens se sont appuyés sur le Caire pour maintenir la paix sur leur frontière sud, si non sur toute la région. Comme le dit l’adage, «Si l’Égypte va à la guerre, le Moyen-Orient y va avec. » Mais les possibilités d’une nouvelle guerre avec l’Egypte, sont actuellement faibles. L’économie de l’Egypte est moribonde, lesMême si les Frères musulmans sont aussi puissants que les sondages récents le suggèrent, il semble évident que la véritable lutte pour le contrôle de l’Egypte se situe entre l’armée et l’appareil de sécurité interne. Les deux acteurs comptent beaucoup sur l’aide américaine. Sauf si les islamistes parviennent à les purger complètement (peu probable), les intérêts israéliens, pour le moment semblent sécurisés. Le Yémen est un cas désespéré, les analystes disent qu’il pourrait devenir un terrain fertile pour le terrorisme. Il l’est déjà ! Mais cela pourrait être pire, encore plus pour l’Amérique que pour Israël. Les bombes dans les sous-vêtements et les cartouches d’imprimante bourrée d’explosifs n’ont pas été en direction de Jérusalem. En Syrie, un changement de régime pourrait poser un réel défi à Israël. Mais le successeur de Bachar el-Assad pourrait-il vraiment être pire? Bien que la frontière nord d’Israël soit restée calme depuis la guerre d’Octobre 1973, les Syriens ont été et est un puissant allié de l’Iran et beaucoup de sang israélien a été versé par procuration, via le Hezbollah et le Hamas. À bien des égards, la chute d’Assad serait probablement une bonne chose. Bien sûr, les islamistes pourraient hériter de la Syrie, mais ils auraient peu de place pour manœuvrer contre Israël. Après presque un an de soulèvements, la Syrie est épuisée et appauvrie, et Israël a une armée bien supérieure. Pour l’instant, Israël doit s’assurer qu’au milieu du chaos syrien, les stocks d’armes chimiques ne tombent pas entre de mauvaises mains. Enfin, il y a la Libye. Mouammar Kadhafi fréquentait autrefois les terroristes palestiniens, mais c’était il y a quelques décennies. La plus grande menace pour Israël en provenance de Libye sont les nombreuses armes qui ont disparu pendant la guerre de 2011, et qui sont acheminées vers la bande de Gaza avec l’aide des Bédouins de la péninsule du Sinaï. La méthode pour acheminer ces armes jusqu’ à Gaza n’ont pas changé. Les Israéliens auront besoin de continuer à surveiller ces armes et les éliminer via l’entrée des routes de contrebande et des tunnels. Un Hamas mieux armé est inquiétant,... mais le Hamas est en mauvaise posture. En plus des difficultés financières internationales contre l’Iran (mécène principal du groupe), le carnage continu en Syrie et a forcé ses dirigeants à fuir Damas. ..... extrait d'un article du jounal israelien que pensez vous de cette vu qu'on les israeliens du printemps arabe

Écrit par : sara | 14/02/2012

nous sommes pas obliger d'etre soit a gauche soit a droite , entre le rouge et le bleu je choisis le VERT!! j'ais toujours pensée que la gauche et la droite se ressemblaient en politique et pour tout.

Écrit par : nada | 14/02/2012

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