1959

10/01/2013

Un billet d'humeur,

  Par Hassan SAFOUI

 Elisabeth Badinter, dans une tribune cosignée avec Irène Théry et publiée par le « Monde », demande, parallèlement à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels, à ce que soit autorisée la GPA, « gestation pour autrui ».

 


Figure de proue d’un féminisme aussi mercantile que glacial, la « philosophe » nous a déjà fait part d’un argument pour le moins déconcertant. Elle a déclaré, devant la commission de l’Assemblée Nationale, qu’ « il y a des femmes qui adorent être enceintes et qui ne souhaitent pas pour autant assurer la responsabilité de l’éducation d’un enfant ». On peut d’ailleurs rappeler à la « philosophe » qu’il y a certainement plus d’"hommes" qui sont prêts à mettre des femmes enceintes sans pour autant assumer la responsabilité d’un quelconque enfant... C’est justement pour ça que les sociétés encadrent le mariage par un contrat civil pour que chacun assume sa responsabilité. N’oublions pas que  la même Elisabeth BADINTER est l’actionnaire de la célèbre entreprise « publicis » qui inonde les papiers glacés des magazines, de publicités où les femmes sont chosifiées à souhait.

 Il paraît donc clair que l’ouverture annoncée au mariage homosexuel, loin d’être une évolution, sera plutôt un pas de plus vers l’arbitraire et la marchandisation des rapports conjugaux.

Cette prise de position fait écho à une autre, non moins scandaleuse, de Pierre BERGE, ce mécène de la gauche bienpensante qui déclare lors de la marche dernièrement organisée pour « le mariage pour tous », qu’il ne trouve pas de différence entre les ouvriers qui reçoivent de l’argent en contrepartie de la force de leurs bras, et les femmes qui offriraient leurs utérus pour « fabriquer » des enfants.

 .....A sa décharge, Elisabeth Badinter émet une condition à son appel ; qu’il n’y ait pas de contrepartie financière ! On est rassuré, mais elle sera vraiment inspirée de nous expliquer comment y arriver alors que le travail non déclaré peine à être éradiqué en France, malgré les efforts des services de l’URSSAF!

 Mais jusqu’où s’abaissera-t-on pour accepter que de tels acteurs politiques et médiatiques sapent le droit des futurs enfants à se construire normalement dans un foyer où l’altérité biologique n’est pas gommée par la force de la loi, et où la filiation ne sera pas régie par les lois d’un marché souterrain ou déclaré ?

 

 

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