1959

22/06/2013

L’emblème du musulman

 Le Prophète aimait voir les croyants accompagnés de leurs enfants pour profiter des cercles d’étude. ‘Umar Ibn Al-Khattâb se rendait ainsi à la mosquée avec son jeune fils ‘Abd-Allâh.


 Le Prophète  posait parfois des questions à ses Compagnons afin de les orienter, et il utilisait cet instrument pédagogique afin de susciter l’intérêt des uns et des autres. ‘Abd-Allâh Ibn ‘Umar – que Dieu soit Satisfait de lui et de son père – a dit : « Le Prophète  interrogea un jour ses Compagnons : « Il y a parmi les arbres un arbre qui ne perd pas ses feuilles, et qui est comparable au musulman. Dites-moi quel est cet arbre. » Les hommes se mirent à énumérer le nom de différents arbres du désert, et j’eus intérieurement le sentiment que c’était le palmier. » ‘Abd-Allâh ajouta : « J’eus honte de m’exprimer. » Les hommes demandèrent finalement : « Ô Messager de Dieu, fais-nous savoir quel est cet arbre. » Il dit  : « Le palmier. » (Al-Bukhârî) ‘Abd-Allâh poursuivit : « Lorsque j’informai par la suite mon père de ce qui m’était venu à l’esprit, il déclara : « Si tu l’avais dit, cela m’aurait été plus cher que de posséder des chameaux rouges. » Les chameaux rouges constituaient en ce temps l’un des biens les plus précieux pour les Arabes. ‘Umar aurait ainsi été heureux que l’on appréciât à sa juste valeur la sagacité de son fils, ou peut-être même espérait-il, comme le suggère Ibn Hajar, voir le Prophète  faire une invocation en sa faveur, afin que ses connaissances ne cessent de croître.

Une version de cette tradition montre que le Messager de Dieu a posé cette question alors qu’il mangeait de la moelle de palmier. De ce hadith, le même Ibn Hajar retire des enseignements précieux :

 

-  La comparaison avec le palmier vient du fait que cet arbre est béni, parce que toutes ses parties sont utiles, depuis le moment où il se met à croître jusqu’au moment où il devient sec. Chacun de ses éléments reste comestible ou utilisable, y compris les noyaux de dattes qui servent de fourrage pour les bestiaux, et la fibre du palmier aux usages multiples. Ainsi en va-t-il de la bénédiction liée au croyant, en toute circonstance : son action est utile aux autres, y compris après sa mort.

-  Une autre tradition précise que du palmier, il ne tombe pas le moindre « bout de doigt », tout comme l’invocation du croyant n’est jamais perdue.

-  Ce hadith montre également que lorsqu’une personne énonce une énigme dans un contexte particulier, il faut pour en trouver la solution observer avec perspicacité les éléments qui la suscitent. Ibn ‘Umar a deviné la réponse en voyant la moelle de palmier que consommait le Prophète .

-  Celui qui propose une énigme ne doit pas la cacher au point qu’il devienne impossible d’en trouver la réponse. Plus il se soucie de livrer un accès au secret qu’il détient, plus son énigme a un impact sur son interlocuteur et attise son intérêt.

 

En résumé, on peut encore citer cet autre hadith dont la chaîne de transmission est authentique. Selon Ibn ‘Umar, le Prophète a dit : « Il en est du croyant comme du palmier : ce que tu en retires t’est utile. »

 

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