1959

10/11/2013

Je crois, donc je suis

 Voici un très beau poème que j’ai reçu de son  auteur, Madame Hania al-Mawri. 

Preuve qu’il peut exister en Islam un art d’expression française dépassant les frontières, et nous invitant au partage de l’aventure humaine.

 


Je crois, donc je suis

 

 

Pardon pour le doute et l’oubli,

 

L’insouciance et l’offense.

 

Pour le temps gaspillé, remarquable gâchis,

 

Et les années d’errance.

 

 

 

Merci pour Ta bienveillance,

 

Ton infinie compassion,

 

Ton écoute, Ta guidance,

 

Réponse à mes implorations.

 

 

 

Pardon pour tout l’orgueil,

 

Les ambitions vaines.

 

Mes joues se souviennent,

 

Mémoire vivace, teinte vermeille.

 

 

 

Coupable de faiblesse,

 

Jadis d’éloignement,

 

Tu n’as eu de cesse

 

D’éclairer mes tâtonnements.

 

 


Je veux en toute conscience,

 

Crier mon repentir,

 

Permets-moi d’assouvir

 

Ma soif de science.

 

 

 

Mon cœur plein d’allégresse,

 

De nobles sentiments,

 

En guise de richesse

 

Je souhaite le dénuement.

 

 

 

Mon vœu le plus sincère,

 

Me consacrer à Toi,

 

Et sans patrie, ni toit

 

Pleurer dans mes prières…

 

 

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Commentaires

c'est exactement ma prière!

Écrit par : cmj | 10/11/2013

Ce poème est beau, profond... mais pourquoi appeler le dénuement quand, avec quelques moyens, on peut partager... Un souhait: faire entrer dans les prières ce qui divise les Croyants de la Bible et du Coran... et ce qui divise les Croyants entre eux (sans oublier les sectes!) Comment comprendre qu'en priant un Dieu un... nous ne puissions pas parvenir à nous entendre mieux? Pourquoi ne pas évoquer le statut des femmes, la peine de mort, ses exécutions sauvages, barbares... Donnons-nous le temps à Dieu qu'il faut pour apporter les réponses, non nôtres, mais siennes? Et ces réponses, qui ne sont pas nos réponses... les entendons-nous, les percevons-nous ? L'auteur crie son repentir: forcément tant de fautes commises ou nature angoissée portant, assumant les fautes d'autrui: assumons, réparons, si faire se peut, nos fautes, nos propres fautes, certes, mais n'assumons pas ce qui devraiat être la culpabilité d'autrui, autrui, si souvent, sans conscience ni scrupule... En ce cas, réparons les dégâts, dénonçons (en tout, bonne connaissance de cause)!

Écrit par : Myriam Belakovsky | 10/11/2013

Vous conviendrez aisément que ce poème aurait pu être écrit par...n'importe quel croyant de n'importe quelle religion.......

Écrit par : vieuxschnock | 10/11/2013

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