1959

10/12/2013

Quelques considérations sur le soufisme

 Le terme soufisme (tasawwuf)[1] a donné lieu à toutes sortes de controverses dans le monde musulman et au-delà. Certains l’ont complètement rejeté, considérant qu’il renvoie à des pratiques étrangères à l’authentique tradition musulmane.


Le soufisme est pour eux une innovation dangereuse qui trahit les fondements de l’Islam. D’autres au contraire l’ont pleinement admis, en limitant leur perception de la culture musulmane à une forme d’ésotérisme débarrassé d’une compréhension lourdement littéraliste de la foi.

La voie la plus sage consiste cependant à s’écarter de ces deux extrêmes : l’un nous conduirait à considérer que des maîtres musulmans comme ‘Abd al-Qâdir al-Jîlânî (m.561/1166) étaient des hérétiques, puisque ce dernier se disait lui-même « soufi », tout comme Abû Hâmid al-Ghazâlî ou Jalâl ad-Dîn as-Suyûtî. Or, l’ensemble des savants de notre communauté s’accorde à considérer qu’ils étaient non seulement des hommes éclairés, mais que l’héritage ou les œuvres qu’ils ont laissées témoignent d’une grande piété et d’une profonde connaissance de l’Islam. Ibn Taymiyya (m. 728 h./ 1328) manifestait ainsi la plus grande admiration pour al-Jîlânî, tout comme il avait le plus profond respect pour son contemporain Ibn ‘Atâ’i -Llâh, qu’il avait rencontré et auquel il était opposé doctrinalement sur quelques points.

L’autre extrême nous conduirait à nous écarter des fondements législatifs de l’Islam, en réduisant ses enseignements à une spiritualité sans corps et sans principes, à rejeter la lettre pour l’esprit, à effacer la loi pour ne conserver que l’amour. Attitude qui a conduit certains « soufis » à la doctrine de « l’unitude de l’Être » (wahdat al-wujûd), considérant que Dieu Seul est Existant, et que rien n’existe en dehors de Lui. Or, mal comprise, cette conception se traduit par une forme de panthéisme qui contredit le monothéisme musulman. D’autres ont affirmé que Dieu s’incarnait en l’homme (hulûl), et ont soutenu la possibilité d’une  complète fusion entre le Créateur et la créature, à l’opposé de l’orthodoxie islamique qui établit une distance et une séparation entre l’ordre divin et l’ordre humain ; différentiation fondamentale qui fonde la loi et donne au culte – c’est-à-dire à l’approche symbolique du divin – tout son sens pratique. On ne peut en aucun cas confondre l’adorateur et l’Adoré.

Le juste milieu consiste à ne retenir du soufisme que ce qui est pleinement conforme aux sources et à la tradition authentique de l’Islam. Al-Junayd (m. 297 h. / 910) disait ainsi : « Notre voie que voici est déterminée par le Coran et la Sunna. »

Un célèbre hadith nous montre que la foi et la religion musulmane comprennent trois aspects : l’islâm – la soumission –, qui consiste à témoigner qu’il n’y a de dieu que Dieu (Allah) et que Muhammad est le Messager de Dieu (000) ; à accomplir la prière, à s’acquitter de l’aumône légale purificatrice, à jeûner le mois de ramadan, et à accomplir le pèlerinage pour qui en a les moyens. L’îmân – la foi –, qui consiste à croire en Dieu, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses Messagers, au Jour dernier et en la prédestination du bien et du mal. L’ihsân, – l’excellence –, qui selon la parole même du Prophète Muhammad (000) consiste à « adorer Dieu comme si tu le voyais : si tu ne Le vois pas, Lui te voit. »

A chacun de ces trois domaines correspond une science qui a été développée dans le monde musulman. Le fiqh – droit et jurisprudence islamique – traite notamment des piliers de l’Islam, comme la façon d’accomplir les ablutions et la prière. La ‘aqîda – la croyance –  ou encore ‘ilm at-tawhîd – la science de l’unicité divine – aborde l’explication des six fondements de la foi. Le tasawwuf – le soufisme – ou ‘ilm al-ihsân – la science de l’excellence indiquent comment atteindre le sommet de cet édifice par la purification de l’âme qui aspire à l’adoration de Dieu.

Or, la terminologie dont se sont servis les savants des premiers siècles de l’Islam pour désigner ces savoirs : fiqh, ‘aqîda, ‘ilm at-tawhîd,  tasawwuf  ne figure ni dans le Coran, ni dans la Sunna. Les musulmans ont utilisé des expressions nouvelles pour des raisons pédagogiques nécessitant la classification des connaissances. Prenons à titre d’exemple les règles de la langue arabe. Les termes utilisés : nahw pour la grammaire,  fâ‘il pour le sujet,  fi‘l pour le verbe n’ont pas été enseignés par le Prophète (000). Pourtant, ils sont employés aujourd’hui dans toutes les Universités du monde musulman où est enseignée l’exégèse du Coran, et c’est le Coran lui-même que les grammairiens ont pris à témoin pour justifier les règles qu’ils ont établies. Il en va de même du soufisme, qui n’est rien d’autre qu’une grammaire de la spiritualité, dont les fondements ne peuvent être que le Coran et la Sunna, et ce quand bien même les soufis utilisent une terminologie nouvelle. A titre d’exemple, les soufis parlent de maqâmât : les stations initiatiques qui permettent à l’aspirant (le murîd) de progresser dans la voie de la spiritualité. Ils affirment que le palier où l’homme parvient à se montrer pleinement reconnaissant ne peut être atteint avant de s’être hissé d’abord à celui de la piété. Ainsi, la piété (at-taqwâ[2]) vient avant la reconnaissance (ash-shukr). Ici, nous sommes en droit d’exiger une preuve de ce qui est avancé. On la trouve dans le Coran, où Dieu dit : « Craignez donc Dieu, peut-être ainsi serez-vous reconnaissants. » (Coran, 3, 123) Ce verset indique clairement que si l’homme ne parvient pas au stade de la piété, il lui est difficile d’échapper à une forme d’ingratitude vis-à-vis de son Créateur.

Il ne peut donc être question un instant de suivre des prétendus maîtres inspirés arbitrairement, qui n’appliquent pas pieusement et strictement les piliers d’al-islam, dont la foi n’est pas conforme aux fondements d’al-îmân, et qui n’agissent pas en fonction des exigences d’al-ihsân.

Certes, le mot soufisme est utilisé aujourd’hui pour désigner des sectes et des pratiques étrangères à l’Islam, comme le culte des saints et des tombeaux. Dans ce cadre, il doit être rejeté comme une forme d’imposture et de manipulation de la crédulité populaire. Mais le soufisme désigne aussi le savoir prodigieux compris dans les œuvres qui révèlent la profondeur inégalable de la spiritualité musulmane. Ignorer cette dimension, c’est faire de la brillante civilisation musulmane un corps sans âme, une écorce sans sève, une enveloppe sans contenu réel.

En tous les cas, les mots dont nous nous servons ne doivent pas nous empêcher de penser. La spiritualité, c’est toujours le sens. C’est aussi la pleine maîtrise de notre ego et de notre volonté.

Dieu fasse qu’avec ses Sagesses et ses paroles d’Ibn ‘Atâ’i -Llah, nous vivions pleinement dans l’harmonie de la lettre et de l’esprit, de l’adoration et de l’élévation, de la loi et de l’amour.

Hani Ramadan (extrait de l’Introduction aux Sagesses d’Ibn ‘Atâ’i -Llâh, à paraître in shâ Allah aux éditions Tawhid, Lyon)

 

 



[1] Tasawwuf : soufisme. Le mot viendrait de l’arabe sûf, « laine », matière grossière dont étaient composés les vêtements que portaient ceux qui avaient choisi de vivre dans le dénuement. Mais il a été aussi rattaché au mot safâ : qui désigne la pureté, parce que la pratique des soufis consistent essentiellement à purifier le cœur. D’autres ont évoqué les gens d’al-suffa, les Compagnons du Prophète (000) qui avaient émigré à Médine et s’étaient entièrement consacrés à l’adoration de Dieu, vivant sans habitation propre dans le voisinage du Messager de Dieu (000). D’autres interprétations ont été données quant à l’étymologie de ce terme. Notons que bien des polémiques inutiles auraient pu être évitées, si au lieu d’utiliser cette expression, on avait évoqué simplement la science d’al-ihsân, comme nous l’expliquons plus loin.

 

[2] At-taqwâ : la piété ou la crainte.

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Commentaires

Il y a si simple :

Espérez en Dieu, dit le Prophète, et faites le bien ; habitez en paix la terre, et vous serez nourri de ses richesses.

Écrit par : Denise Park | 10/12/2013

Cher Monsieur,
Merci pour cette intervention.
Que pouvez-vous dire au sujet de Djalâl-od-Dîn Rûmî?
Il écrivait de magnifiques phrases, par exemple:

Celui qui a choisi notre communauté et notre religion
Voit dans notre corps cent âmes pures.
Celui qui boit la coupe de notre idéal
Deviendra ivre et prendra la nuit pour le jour

(Ivresse, p. 109, RUBÂI'YÂT, ISBN 2-226-06353-6 volume C)

Écrit par : Denise Park | 10/12/2013

Salam alaykum,

Allah yabarik fik. Merci de ce rappel important. Je partage la conception du soufisme que vous présentez dans cet article et me réjouis de la prochaine parution de votre livre.

Écrit par : Nadia | 10/12/2013

Merci pour cette clarification, une fois que les termes sont bien définis il est plus facile d'accepter ou de rejeter sans polémique vaine.

Écrit par : Jean | 12/12/2013

Sans rejeter l'esprit, Maître Hullel, pharisien quadimment contemporain de Jésus de Nazareth, recommandait la lettre ET l'esprit
son souffle, son inspiration de SOURCE (EAU VIVE) divine

On reconnaît l'influence Maître Hillel-Jésus.

Écrit par : Myriam Belakovsky | 12/12/2013

Du soufisme

Le concept de « soufisme », il est vrai, demeure connoté péjorativement. Il reste lié, malheureusement, dans l’imagerie populaire, à « l’innovation » (Bid’â) en matière de religion et à « l’associationnisme » (Chirk). Les voies soufies, de surcroît, sont carrément taxées de sectes. D’aucuns considèrent effectivement que le soufisme, en tant que pratique religieuse islamique, ne possède ni fondements coraniques, ni ne repose sur aucun enseignement prophétique. Il est donc, selon ses détracteurs, étranger à l’Islam, lui qui se définit comme étant le « cœur de l’Islam ».

Il convient de souligner d’emblée que moult confréries corroborent ce constat austère de rejet systématique du soufisme. Il existe effectivement des charlatans et autres imposteurs qui se réclament de la démarche soufie comme il existe des rationalistes écervelés ainsi que des « savants faussaires ». Nier cette réalité équivaut à pratiquer la politique de l’autruche. En revanche, ce qu’il ne faut surtout pas oublier, c’est l’existence d’un soufisme orthodoxe (char’î) qui s’origine dans le Coran et la Sunna. La chari’â s’inscrit ainsi au cœur de cette pratique soufie. Le soufisme orthodoxe devient, dans cette perspective, « la théorie de l’ih’san’ » ; « ih’san’ » qui permet d’ « adorer Dieu comme si on le voyait ; et si on ne le voit pas, Lui nous voit ». Le cœur du soufi authentique bat au rythme des injonctions divines. C’est ainsi que la chari’â, en tant que voie, devient le cœur du soufisme. Il s’agit tout simplement de s’évertuer à adorer Allah avec ih’san’ autant que faire se peut, cela va de soi. Le soufisme orthodoxe donne ainsi à la dimension intérieure (ésotérisme) de la pratique religieuse islamique toutes ses lettres de noblesse via un enracinement sans faille dans les pratiques exotériques. Le cœur, dans cette perspective, incarne l’instrument de l’exploration de la dimension ésotérique de l’Islam. Du coup, le soufisme en fait son paradigme principal/principiel. Toute la démarche soufie orthodoxe consiste donc à purifier le cœur et à le rendre apte au « chokr » (gratitude) et au « dhikr » (souvenir/évocation/mention de Dieu). Il s’agit, en outre, de multiplier les « actions bonnes » (aççalihat’) qui effacent les mauvaises et de consentir des efforts sincères et réguliers (al’jihad al’akbar / purification de l’ego) qui consistent à éviter, autant que faire se peut, les péchés qui assombrissent le cœur sans oublier le repentir permanent (attaouba almostamirra) qui jalonne le quotidien du « cheminant » (assalik). Celui-ci déploie son itinéraire sur trois paradigmes : humilité devant les Beaux Noms d’Allah, pauvreté devant sa Seigneurie et extinction devant sa Divinité.

Il faut donc rendre le cœur, conçu dans la pratique religieuse islamique comme une instance d’entendement, de discernement et un réceptacle apte à accueillir la lumière divine. Dieu place cette Grâce dans le « cœur sain » (qalb salim’). Le cœur sain est vide de tout autre que Lui. En permanence, il glorifie Dieu et chante Ses louanges. Le dhikr qui loin d’être une répétition mécanique de formules rituelles est, étymologiquement parlant, un principe de fécondation de l’être en vue de l’émergence de l’Esprit (roh’) dans le cœur. Le chokr, quant à lui, nous fait évoluer de l’adoration par obligation à l’adoration par gratitude où le cœur se taille la part du lion. Le dhikr et le chokr ne sont pas à appréhender comme des procédés rituels mais plutôt comme des paradigmes. Ils deviennent de la sorte des modes de vie qui font accéder à la gnose. Car la connaissance, la vraie, est fonction de la piété et de la pureté du cœur. C’est ainsi que le cheminant, sans relâche, polit son cœur, selon des procédés éthiques authentiques, de manière à en faire le récipiendaire de la Grâce divine. Par le repentir, il le débarrasse des péchés qui l’assombrissent en le rendant opaque aux fulgurances de la « Lumière des Cieux et de la Terre ». C’est ainsi que le « cœur repentant » devient une dimension du « cœur sain ».
Ainsi, l’humilité devant les Beaux Noms d’Allah, élève le coeur en degré en lui ouvrant des perspectives autres que narcissiques en l’inscrivant dans la transcendance. Elle le fait accéder à des niveaux de conscience qui permettent la sagesse. La pauvreté devant sa Seigneurie le rend digne de la miséricorde divine qui permet l’ouverture sur l’inédit, « l’invisibilité essentielle ». L’extinction devant sa Divinité le libère des tendances prométhéennes qui l’inscrivent dans « la volonté de puissance et de croissance » reléguant ainsi la volonté de pertinence à l’arrière plan de ses préoccupations. Pour le soufisme le « tawhid » n’est pas seulement un dogme mais plutôt et surtout un paradigme, c’est-à-dire une hygiène de l’esprit, un projet de vie, un idéal à réaliser. « La réduction à l’unité » importe désormais davantage par ce qu’elle implique. Elle devient exigence avec soi et excellence avec les autres. Elle ne consiste point en des formules à réciter mais elle est une tâche à accomplir, un projet à réaliser, une foi à vivre. Ainsi le soufisme nous situe à rebours des tendances égotiques, des orientations mercantiles, des facilités manichéennes, des simplismes réducteurs… Il nous enseigne la « dépossession de soi ». Le cheminant, en effet, soupire après la Beauté, la Majesté, la Perfection devant lesquels il se sent complètement démuni. Il espère alors en La Miséricorde de tout son cœur. La démarche soufie orthodoxe exige la possession d’un cœur qui plus est se doit d’être sain, c’est-à-dire sincère et exempt de tout ce qui nuit à sa transparence. Car « on ne chemine pas vers Allah avec ses pieds mais on chemine vers Allah avec son cœur » comme l’avance à juste titre Ibn Qayyem.

En conclusion, le concept de soufisme mérite de notre part plus de respect et d’attention que de rejet et de mépris ne serait-ce que pour des raisons scientifiques et historiques. Scientifiques parce que la richesse de son appareil méthodologique et épistémologique demeure extraordinaire. Historique parce qu’il a quatorze siècles d’existence pendant lesquels il a connu des hauts et des bas. Il a donc plus de légitimité que beaucoup d’étiquettes caractérisant d’autres groupes appartenant à la famille spirituelle de l’Islam. Car il n’est rien d’autre que la spiritualité de l’Islam, spiritualité aux catégories lumineuses et universelles.

Écrit par : Najib Elagguir | 17/12/2013

Jazak Allah khayran Najib pour cette belle synthèse sur le tawassouf char'i qui a toute sa place dans la science Islamique.
Nulle doute que ceux qui parcourront ce rappel en sortiront plus éclairé sur le sujet.
Wasalam aleikoum (Que la paix soit sur vous)

Écrit par : Elias Erragraguy | 04/01/2014

En ce texte, par ailleurs lumineux, pourquoi écrire "la profondeur "inégalable" de la spiritualité musulmane? pourquoi "inégalable"?! Réaction: merci pour les autres (spiritualités)! Spiritualités affichées, spiritualités propres, individuelles... vécues au quotidien... sans tambours ni trompettes: qu'en pense qui? L'homme ou le Créateur? Qui décide de la foi d'autrui, qui "sait" tout: l'homme ou le Créateur?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 04/01/2014

@Najib Ellaguir

Le cheminant, écrivez-vous, sooupire après la Beauté, la Majesté, la Perfetion(...) Un mystique venu de l'Inde a débuté son exposé par un bref poème chanté puis a précisé: "je viens vous parler d'une voie, la mienne, certes, mais il en est d'autres..."!
De même, le Dalaï Lama, s'adressant aux cheminants de sa voie leur recommandait de ne pas "gober" (je choisis cette expression fidèle à sa pensée) ce qu'il enseigne parce qu'il est le Dalaï Lama, ou qu'on le trouve sympathique, mais de voir, réfléchir, expérimenter si ce qu'il dit convient vu que nous avons chacun/e notre héritage génétique, notre naissance, statut social, et, unique pour chacun/de nous, notre RESSENTI.

Une belle parole du soufisme est qu'il faut avoir un coeur tout blanc, blanc comme neige... Vu l'état de notre planète qui dira qu'un sacré lessivage des coeurs des gouvernants et des gouvernés ne serait pas une bonne chose?

Écrit par : Valentine | 04/01/2014

D’abord, merci Elias pour votre bienveillance.

@ Valentine

["Je viens vous parler d'une voie, la mienne, certes, mais il en est d'autres..."!] (Votre texte).
Je ferai deux remarques :
1) Le mystique indien que vous évoquez parle de sa voie, la sienne, qu’il vit du mieux qu’il peut. On a le devoir de lui accorder un crédit de crédibilité. Ceci est un minimum.
2) Parle-t-il des autres voies ? Les vit-il ? Il peut s’y intéresser intellectuellement parlant s’il a le temps ou s’il le désire. Les vit-elles ? Non. Il s’intéresse à la sienne, la vit et en témoigne. Ce n’est que justice.
Je vous invite donc à parler de votre voie et à en témoigner tout en sachant qu’il en existe d’autres.
Quant au Dalaï Lama, il ne fait pas partie de mes références. Mais je respecte profondément sa voie ainsi que toutes les autres. Mais, j’ai un faible pour la mienne comme le mystique indien justement.
En ce qui concerne le « lessivage des cœurs », je suis complètement d’accord avec vous.
Merci pour le partage !

@ Myriam : […pourquoi écrire « la profondeur "inégalable" de la spiritualité musulmane? »] (Votre texte).

J’ai relu mon texte. Je n’ai point trouvé trace de la phrase que vous m’attribuez. Elle est le fruit de votre imagination ou le résultat d'une mauvaise compréhension due à une lecture rapide ou exécutée selon un schéma de lecture et une grille d’analyse aux présupposés "hostiles" ou "peu valorisants"... Donc, il n’y a pas lieu de faire le moindre commentaire Myriam. Mais sachez que je n’ai rien contre les autres spiritualités pour les raisons que j’ai indiquées plus haut, c’est-à-dire j’aime la mienne comme vous aimez sûrement la votre et je suis content pour vous.
Merci quand même.

Écrit par : Najib Elagguir | 05/01/2014

Allah

Dans sa grande générosite et bonté m'a donné la chance de découvrir l'Egypte durant quelques mois en 2002 et pour la première fois j'ai pu comprendre grâce au suffiste rencontré dans le sud du Pays sa passionpour Allah et ce fût une revelation pour moi:J'adore Allah je n'ai peur que de lui

Écrit par : Samia | 31/01/2014

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