1959

06/03/2014

Poésie et engagement

 Madame Hania al-Mawri m’envoie ces deux poèmes, entre le sentiment

 

 

de l’exil, et une forte détermination :

 


 

Immobiles voyages

 

 Je suis ivre de livres

Tant j’ai le mal de vivre

En ces temps, en ces lieux

De sublime décadence.

 

Pour oublier l’offense,

C’est auprès des aïeux

Que je trouve ce havre,

Terre d’exil libératrice.

 

Voyages anesthésiant la peine de mon âme

Etrangère en ce monde,

Torturée, vagabonde.

Mon cœur en vous lisant s’épanche et s’enflamme.

 

 

 

Grands hommes, humbles et généreux,

Dont la plume réconforte et élève l’esprit,

Dissipant la laideur qui rend mon âme aigrie,

Mémoire d’un passé digne et d’hommes vertueux.

 

Avide de noblesse, de destins d’exception,

Friande de panache et d’alexandrins,

Je salue vos talents, vos nobles ambitions,

Et page après page, je songe et me souviens…

 

 

************* 

 

 

Président de quel genre ?

 

 

Théorie satanique

Au nom d’une République

Qui désunit ses citoyens

Et par tous les moyens,

Sème la zizanie et corrompt

Des systèmes de valeurs dignes de ce nom.

 

Prétendant défendre l’égalité,

Aveugles, sourds, névrosés,

Ils sèment la perversion.

« Pour de meilleurs lendemains »,

Ils souillent de leurs sombres desseins

Les plus précieux des liens.

 

Leur volonté, imposer

Dès le berceau, à tout âme qui vive,

Les dérives maladives

D’une minorité.

 

 

 

Nos gouvernants incapables,

Complotant sournoisement,

Entendent pervertir lâchement

Des âmes malléables.

 

Tortionnaires impudiques,

Traîtres à la République,

Vous ne toucherez point

Au droit à l’insouciance,

A la naïveté, à la pure innocence…

Levant le poing,

Debout, je combattrai vos bassesses.

 

 

par Hania al-Mawri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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