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26/03/2015

L’islamophobie, ce « racisme raffiné »

 

 Réplique à Hélène Richard-Favre.

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Madame,

L’aspect le plus répugnant du racisme lié à l’islamophobie est certainement le fait qu’il ne dit pas clairement son nom, et se donne des airs de respectabilité, alors qu’il se traduit sur le terrain par la stigmatisation progressive de toute une communauté du fait de son appartenance à une foi religieuse. On en vient même à remettre en cause la liberté de pratiquer sa religion. Et sans doute, cette islamophobie conduit les foules manipulées à ignorer les atrocités commises contre les musulmans, de la Birmanie jusqu’en Palestine en passant par la Syrie, atrocités qui touchent des centaines de milliers de victimes.

Quelle bassesse ! Sans doute une bassesse de même nature que celle qui avait progressivement gagné, dans les années trente, l’Allemagne nazie. Alors, il entrait dans la norme bourgeoise et populaire de justifier l’antisémitisme.

Le sens premier des mots – auquel vous vous arrêtez – ne doit pas nous empêcher de comprendre le sens réel de l’usage que l’on en fait. Usage qui relève d’une hypocrisie consommée.

Dans une Tribune signée le 1er novembre 2013, Thomas Delthombe affirmait :

« Car telle est la fonction de l’islamophobie : encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable. C’est cette machine à raffiner le racisme brut, (….) qui tourne à plein régime depuis trente ans, à gauche comme à droite. On ne parle jamais de «bougnoules» à la télévision et dans la presse, et assez peu d’Arabes et de Noirs. Mais on diffuse à flux continu des reportages où se déverse un magma confus de «musulmans», d’ « islamistes » et autres «communautaristes». Rien de raciste, bien sûr! C’est simplement que ces gens-là posent «problème», nous dit-on, car ils menacent la «République», la «laïcité», le «féminisme», le «vivre-ensemble». Ainsi encodé, ce racisme raffiné, produit dans les beaux quartiers, imprimé dans les journaux, mis en scène à la télévision, propagé sur Internet, se dissémine dans toute la société. Laquelle, ainsi habituée à vivre dans un mélange de peur identitaire et d’angoisse sécuritaire, est sommée de traquer les voiles litigieux, de mesurer les poils de barbe et de signaler le moindre «colis suspect». »

Voilà des propos, Madame, que je vous invite à méditer longuement.

Cordialement.

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Commentaires

Monsieur,

Je vous remercie de ces propos que vous avez également déposés en commentaire sous mon dernier sujet de blog.

Vous m'invitez à les "méditer longuement", soit. Et pourtant, est-ce bien nécessaire alors qu'ils démontrent une bien curieuse approche de l'Islam tandis que celui-ci ne devrait se résumer qu'à une seule race que vous citez dans vos propos.

Comment les Musulmans du monde entier s'y reconnaîtraient-ils?

La réduction que vous opérez ainsi ne peut, une fois encore, que confirmer cette déviance sémantique qui veut faire d'une religion une race à tout prix et à n'importe lequel.

C'est pourquoi,à mon tour, je vous invite à reprendre la réflexion autour de ce sujet qui vous est adressé:

http://voix.blog.tdg.ch/archive/2015/03/25/reponse-a-monsieur-hanni-ramadan.html

Bien à vous,

Hélène Richard-Favre

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/03/2015

Monsieur, je me permets de vous contredire: la stigmatisation de l'Islam vient de sa volonté d'imposer sa religion aux autres, à notre société, à son refus de remettre en cause certains passages du coran incompatibles avec les droits de l'homme.
Rien à voir avec le refus généralisé des religions. Et à Genève, il y en a bien d'autres, de religions, dont on s'accommode très bien.
C'est vous qui devriez vous poser la question de ce qui provoque cette réaction envers l'Islam! Au lieu de vous victimiser!

Écrit par : bb | 26/03/2015

L'islamophobie est devenue banale et se normalisent de nos jours comme l'antisemitisme juif a l'époque des Nazis effectivement...Ne cessons pas de le rappeler que l'Islamophobie est un délit et non une opinion ! Tout ces islamophobes seront un jour devant un tribunal, patience !!!

Écrit par : Moustapha | 26/03/2015

L'islam est une religion. Les musulmans sont les croyant, adhérents aux préceptes de cette religion.

Il existe des musulmans d'origines ethniques très différentes.

Evacuons, je vous en supplie, le qualificatif de "race" et tous ses dérivés de cette discussion.

Elever la voix contre les dérives d'un islam radical et intolérant, les dénoncer ainsi que l'ambiguité de certains musulmans n'est pas du racisme. Inciter les musulmans à faire le ménage chez eux et d'enfin rejoindre le XXIe siècle n'est pas du racisme non plus, mais l'exercice d'une liberté fondamentale sous ces latitudes (et dont vous profitez abondamment ne serait-ce que sur cette plate-forme): celle de s'exprimer et de dire ses convictions.

Comme j'imagine que vous ne publierez pas ce commentaire, je vous souhaite néanmoins le bonjour d'un athée libre penseur, et fier de l'être.

Écrit par : Déblogueur | 26/03/2015

Et voilà encore pour vous, chère Madame, de quoi vous faire comprendre que le lien entre la discrimination raciale et le religieux est évident dans certains cas, et que vous contribuez à le nourrir sans en avoir conscience.
Un conseil : s'agissant d'un rabbin, soyez prudente!


Toulouse : le rabbin qui voulait voter avec sa kippa

Le Point - Publié le 26/03/2015 à 18:08
Avraham Weill a porté plainte contre un assesseur de son bureau de vote qui lui avait demandé de retirer sa kippa dimanche. Il dénonce un "excès de zèle".
Avraham Weill, le rabbin de Toulouse, s'estime victime de discrimination. © John Thys / AFP


Le rabbin de Toulouse Avraham Weill a porté plainte pour discrimination, choqué qu'un membre de son bureau de vote ait tenté de lui faire enlever sa kippa au moment où il allait voter dimanche, a-t-on appris jeudi auprès du religieux. Le rabbin, équivalent de l'archevêque de Toulouse chez les catholiques, a confirmé une information du site de France 3 Midi-Pyrénées sur l'incident, survenu lors du premier tour des élections départementales.

"Je ne souhaitais pas médiatiser cet incident et donner du grain à moudre à ceux qui pensent que les juifs cherchent à se victimiser, mais j'ai effectivement porté plainte au commissariat central, après avoir mûrement réfléchi car je ne suis pas un procédurier", a expliqué le rabbin à l'AFP. "Cette déléguée de la liste du Front de gauche a voulu m'imposer de retirer ma kippa en invoquant la laïcité : c'est un excès de zèle de quelqu'un qui ne connaît pas le code électoral, il n'y a pas eu d'insulte, mais une volonté de m'intimider", a-t-il déclaré.
"Une mauvaise interprétation de la loi électorale"


M. Weill a précisé qu'il s'était décidé à porter plainte - pour discrimination dans l'accès à un lieu public en raison d'une appartenance religieuse -, car cette déléguée de liste avait fait inscrire l'incident au procès-verbal du bureau de vote. "Le PCF déplore cet incident : il s'agit d'une mauvaise interprétation de la loi électorale de la part de cette déléguée", a indiqué jeudi le secrétaire départemental du PCF, Pierre Lacaze, dans un communiqué d'apaisement. Elle pensait que "tout signe ostentatoire religieux n'était pas admis dans un bureau de vote", selon le responsable communiste. Le PCF de Haute-Garonne a promis de s'adresser à M. Weill pour "dissiper ce malentendu" et l'assurer de son "soutien total dans le combat contre l'antisémitisme et les idées xénophobes".

Écrit par : Hani Ramadan | 26/03/2015

Monsieur Ramadan,

Mon propos est simple, il consiste à vous dire qu'une religion n'est pas une race.

A l'évidence, l'ensemble de vos contributions ici et sur votre blog ne témoignent que d'une incapacité de lecture.

Donc pour vous aider un peu, le judaïsme pas davantage que l'Islam ne saurait être une race.

Autrement dit, votre exemple et vos conseils sont dénués de sens et de toute pertinence par rapport à ce que je tente, visiblement en vain, de vous faire comprendre.

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 26/03/2015

Chère Madame,

Que le mot religion ne soit pas synonyme du mot race, tout le monde l'a bien compris. Vous nous prenez vraiment pour des imbéciles.

Mais que la stigmatisation d'une religion permette de développer les relents d'un racisme qui ne dit pas son nom, cela est tout aussi évident.

Suis-je assez clair?

Je vous invite donc à ne pas vous limiter à une analyse sémantique qui précisément donne un argument aux racistes qui avancent cachés, mais à réfléchir sur la portée réelle de ces termes dans le contexte actuel.

En d'autres termes, ayez le courage de vous mettre dans la peau d'une musulmane pratiquante, et vous comprendrez peut-être ce que cela signifie.

Cordialement et sans rancune in sha Allah!
Ma foi me commande de pardonner...

Écrit par : Hani Ramadan | 27/03/2015

"Cordialement et sans rancune in sha Allah!
Ma foi me commande de pardonner...", écrivez-vous, Hani Ramadan.

Décidément, vous ne manquez pas d'audace de vous attribuer le rôle de celui qui pardonne...

Après m'avoir accusée de "racisme", vous voici "sans rancune"?

Voilà une éthique bien singulière...

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 27/03/2015

Il faut insister sur un double constat : le racisme peut se manifester de façon non explicite, il peut même, parfois, n'exercer tous ses effets qu'à la condition d'être voilé ou symbolique, et, corrélativement et plus précisément, les observateurs se trouvent le plus souvent devant des modes d'exclusion illustrant quelque chose comme un racisme sans races, mais qui n'en est pas pour autant moins virulent. Il s'agit la plupart du temps d'un racisme « intégré » dans le nationalisme xénophobe, visant spécifiquement l'immigration.

On voit aussi surgir un racisme centré sur l'identité culturelle plutôt que sur les catégories raciales, et sur la différence de groupe plutôt que sur l'inégalité racialement déterminée. Voilà ce que Lévi-Strauss n'a point vu émerger. Telles sont les données conduisant à l'hypothèse du « nouveau racisme » : un racisme non classique, peut-être mal nommé, pourrait bien être en cours d'élaboration, en marge du racisme bio-inégalitaire classique.

Mais s'agit-il à proprement parler d'un nouveau racisme ? Ou bien d'une simple variante du vieux racisme, son dernier recyclage observable ? Ou bien encore, ne s'agit-il pas de tout autre chose que le racisme, et qu'on labellise ainsi abusivement ? Ces interrogations se font toujours plus pressantes depuis les années 1980.

Source: http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/racisme/85140

Écrit par : abdel | 27/03/2015

La discussion est sans fondement. L'islam n'est pas une race, l'islam est une religion. Cela tout le monde le sait. Ce qui est dénoncé, c'est la haine des musulmans et de l'islam.
Si le français dispose du mot "racisme" pour dénoncer la haine d'une race, il ne dispose pas d'un mot pour dénoncer la haine d'une religion. Il existe bien "antisémitisme" ou "islamophobie", mais ce ne sont pas des termes généraux, ils réfèrent à des groupes particuliers. L'antisémitisme dénonce une "haine des juifs". Malheureusement, le terme est impropre puisque "sémite" réfère aux races sémitiques à savoir les hébreux, les arabes et les berbères en autres. Il serait plus juste de parler de "judéophobie" par analogie à "islamophobie". Mais là encore, les mots sont impropres. "phobie" réfère à un sentiment de peur. De nos jours, il ne s'agit plus seulement de peur, mais de haine, malheureusement.
Si la langue française a pu donner naissance au "racisme" et aux "racistes", elle peut aujourd'hui avoir honte de tous les "misopistes", ces inconditionnels "laïcards" qui, sous couvert de justice et d'égalité, cachent une haine viscérale des croyants et des gens de foi.

Écrit par : N. | 02/04/2015

Déblogueur
Le fait que vous vous sentiez autorisé à demander des comptes à certains comme si vous aviez plus de droits que vos concitoyens musulmans relèvent d'une posture coloniale où certains étaient sujets tandis que d'autres étaient considérés comme des citoyens à part entière avec des prérogatives sur la première catégorie.Cette posture coloniale d'inégalité de traitement,puisque les musulmans ne vous ont jamais demandé un aggiornamento de vos valeurs à vous ,ne s'y sentant même pas autorisé, relève d'un racisme flagrant hérité de l'histoire de l'Europe qui n'a jamais expurgé sur la place publique son passif d'idéologies nauséabondes qui sont attachées au colonialisme et qui par conséquent fait ressentir ses effets jusqu'à nos jours et aussi longtemps que cette question ne sera pas débattue en profondeur.A moins que comme en 33 l'Europe ne se retrouve enfin ,ce que les musulmans craignent plus que tous, après une boucherie telle celle de 39-45.Ce qui semble en prendre le chemin

Écrit par : Didon | 02/04/2015

@ déblogueur : "L'islam est une religion. Les musulmans sont les croyant, adhérents aux préceptes de cette religion."

Je tournerai cela d'une autre manière si cela ne vous dérange pas :

"Certains ont la Foi, ils la mettent en pratique au travers de l'Islam (ou du Christianisme, ou du Soufisme, ou du Judaïsme)".

A mon sens il est imparfait de parler de "croyants". Il faut préférer le sens "avoir la Foi".

Le croyant "avale tout, gobe tout, met tout sur le compte du créateur et d'emblée donne un blanc-seing à tout précepte" ; or, celui qui a la Foi et qui l'a reçue comme un divin cadeau, lui, suit un chemin. C'est tout d'abord une élévation personnelle. Point de communauté guerrière, belliqueuse, vindicative.

Cette Foi lui a été révélée, comme une Lumière qui guide.

D'ailleurs, n'est-il pas reconnu que les plus élevés dans la spiritualité pratiquent la retraite, s'éloignent de ce monde agité et tumultueux?

Une petite poésie:

Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte et souvenez-vous de la paix qui peut exister dans le silence.

Sans aliénation, vivez autant que possible en bons termes avec toutes personnes.
Dites doucement et clairement votre vérité : écoutez les autres, même le simple d'esprit et l'ignorant ; ils ont aussi leur histoire.

Evitez les individus bruyants et agressifs, ils sont une vexation pour l'esprit.
Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir vaniteux.
Il y a toujours plus grand et plus petit que vous...

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements, soyez toujours intéressé à votre carrière, si modeste soit-elle : c'est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies.
Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe : plusieurs individus recherchent les grands idéaux, et partout la vie est remplie d'héroïsme.

Soyez vous-même.

Surtout n'affectez pas l'amitié !

Non plus ne soyez cynique en amour, car il est en face de toute stérélité et de tout désenchantement aussi éternel que l'herbe...

Prenez avec bonté le conseil des années en renonçant avec grâce à votre jeunesse.
Fortifiez une prudence d'esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.
Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères ! De nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude...

Au-delà d'une discipline saine, soyez doux avec vous-même. Vous êtes un enfant de l'univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d'être ici...

Et qu'il vous soit clair ou non, l'univers se déroule sans doute comme il le devrait.

Soyez en paix avec Dieu, quelle que soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme.

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau !

Prenez attention... Tâchez d'être heureux.


http://eden-saga.com/initiation-max-ehrmann-st-paul-church-baltimore-and-more.html


Mais ce n'est que mon opinion personnelle.

K. Dispa

ps : par souci de bienveillante attention envers les lecteurs de mes écrits, je les recopie ailleurs, étant donné qu'ils n'avaient pas eu l'honneur d'être précédemment publiés sur ce blog - avec tout le respect que je lui porte - et donc voilà pourquoi.

Écrit par : Keren Dispa | 02/04/2015

Keren Dispa ,puisqu'on en est à correspondre par poème interposé,en voici un qui traduit complètement le fond de ma pensée

Chacun sa chimère
Sous un grand ciel gris, dans une grande plaine poudreuse, sans
chemins, sans gazon, sans un chardon, sans une ortie, je rencontrai
plusieurs hommes qui marchaient courbés.
Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère, aussi
lourde qu'un sac de farine ou de charbon, ou le fourniment d'un
fantassin romain.
Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte; au
contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme de ses muscles
élastiques et puissants; elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la
poitrine de sa monture; et sa tête fabuleuse surmontait le front de
l'homme, comme un de ces casques horribles par lesquels les
anciens guerriers espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.
Je questionnai l'un de ces hommes, et je lui demandai où ils
allaient ainsi. Il me répondit qu'il n'en savait rien, ni lui, ni les
autres; mais qu'évidemment ils allaient quelque part, puisqu'ils
étaient poussés par un invincible besoin de marcher.
Chose curieuse à noter: aucun de ces voyageur n'avait l'air irrité
contre la bête féroce suspendue à son cou et collée à son dos; on eût
dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même. Tous ces
visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir; sous la
coupole spleenétique du ciel, les pieds plongés dans la poussière
d'un sol aussi désolé que ce ciel, ils cheminaient avec la physionomie
résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.
Et le cortège passa à côté de moi et s'enfonça dans l'atmosphère
de l'horizon, à l'endroit où la surface arrondie de la planète se
dérobe à la curiosité du regard humain.
Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir
comprendre ce mystère; mais bientôt l'irrésistible Indifférence
s'abattit sur moi, et j’en fus plus lourdement accablé qu'ils ne
l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.
Baudelaire

Écrit par : Didon | 02/04/2015

Eh bien, Didon je vous sens prolixe...

Si tu peux un seul instant comprendre les mystères
Tu deviendras de plein gré prêt à donner ta vie.
Tant que tu es ivre de toi-même, tu seras éternellement ténèbres
Quand tu deviendras ivre de Lui, tu seras éveillé.

Écrit par : Keren Dispa | 03/04/2015

Le vaniteux taxe de vanités les actes de quiconque se veut son égal.

Le livre de la déraison souriante
[ Robert Sabatier ]

Écrit par : Didon | 03/04/2015

@Déblogueur, à voir la situation ici, j'ai l'impression, parfois, que l'Islam est déjà dans le XXIIe siècle, car selon les fondements de cette religion, la femme est, tout de même, l'égale de l'homme, voire même supérieure par rapport aux droits dont elle jouit, en tout cas dans les textes.
Lorsque ce sacro-saint Occident qui se permet de dire aux autres ce qu'ils doivent faire mais fait tout de même capoter ce que les autres font en leur disant, expressément, par exemple, qu'il n'est pas d'accord avec leurs choix politiques (en Egypte, entre autres), je trouve quand même un peu léger d'aller faire la morale.
Regardons d'abord ce que nous sommes avant de regarder ce que sont les autres, ça nous aidera à avancer.

Écrit par : hiver74 | 09/04/2015

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