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02/01/2016

Haziza Frédéric, dégage !

Français républicains, réveillez-vous !

Quand un journaliste préfère la censure au dialogue

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En ce début d’année, nous allons avoir droit à une recrudescence d’attentats ou d’alertes à des attentats, et cela tous azimuts. La presse va s’en donner à cœur joie, le but étant non seulement d’entretenir des amalgames, mais de rendre l’islam haïssable.

 


Les principaux acteurs de cette dérive sont des journalistes qui se saisissent de ces événements à sensations pour animer leurs tribunes et vendre leur papier, manipulés ou non. Ce sont aussi les politiciens qui se refont une « santé électoraliste » en appelant à l’ « union nationale » et la guerre contre la barbarie.

Pourtant, chaque fois qu’il est question d’un attentat, ou d’une agression quelconque réprimée par les forces de l’ordre, le citoyen républicain a le devoir, avant de porter un jugement et de confirmer des accusations, de demander à ce que des enquêtes sérieuses soient menées, même si trop souvent, on s’arrange pour éliminer les coupables présumés. Il a le droit de demander des comptes aux agences de presse quand elles manipulent les foules par des éclairages orientés et répétés.

C’est ce que j’avais dit à propos des « héros » du Thalys, trop vite décorés de la Légion d’honneur, et portés à la lumière par une vague d’émotion, bien plus que par un usage sain de la raison (voir : article publié dans la Tribune de Genève, Les héros du Thalys, décorés avant la fin de l'enquête, http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2015/08/25/les-her...). Aussitôt, les agents de la presse pro-sionistes et ultranationalistes, en un mot tribalistes, se sont jetés sur moi pour crier à la "théorie du complot", quand il s’agissait simplement de rappeler une règle nécessaire au bon fonctionnement de tout Etat de droit : tout individu est présumé innocent tant que la justice ne le condamne pas. Suite à mon article sur le Thalys, j’ai eu droit à des centaines de réponses et de réflexions sur les réseaux sociaux allant des encouragements les plus sérieux aux sarcasmes les plus délirants et vulgaires…Sur mon blog de la Tribune de Genève, un long dialogue fait de multiples échanges s’en est suivi.

J’ai alors publié un autre article dans Le Temps (Vous avez dit «théorie du complot»? http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2015/09/01/vous-av...), où j’avançais notamment deux idées. La première est qu’à « toute explication qui remet en cause les versions gouvernementales liées à des attentats répétés, depuis le 11-Septembre notamment, la presse et les médias opposent non pas des arguments indiscutables, mais des expressions bien pratiques: théories du complot et thèses conspirationnistes. Comme pour nous dire: tout cela n’est pas sérieux. Il ne vaut même pas la peine d’entrer en matière. » La seconde réflexion dénonçait les manipulations dont nous sommes les objets sur le plan de l’information, notamment en minimisant le terrorisme d’Etat pratiqué par Israël à grande échelle. A cela, j’ajoutai les questions suivantes :

« Voici l’extrait d’un article de la revue Kivounim (Orientation), publiée par l’Organisation sioniste mondiale à Jérusalem (N°14, février 1982), et énonçant les résolutions prises alors[1]: «L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats. […] Riche en pétrole, et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait, pour nous, plus importante que celle de la Syrie, car c’est lui qui représente, à court terme, la plus sérieuse menace pour Israël.» Il s’agit d’un document historique irréfutable, qui met à jour une stratégie, rien de plus. Et voici les questions: les visées décrites dans ce document, n’est-ce pas ce qui se produit sous nos yeux depuis plus de trente ans? Pourquoi est-il si difficile d’en parler? Pourquoi ne met-on pas en évidence l’origine de drames humains indescriptibles dont nous sommes les témoins et qui débordent jusque chez nous? Pourquoi n’explique-t-on pas que les dictatures arabes sanguinaires et Daech sont les meilleurs alliés de l’Etat d’Israël, plutôt que la voie des urnes? Pourquoi est-ce que nos agences de presse en Occident diabolisent à ce point, et rapidement, un terroriste présumé; et se taisent, à ce point, sur un projet qui se déroule depuis des décennies, et qui est en fait une énorme monstruosité: le dépeçage de la Syrie après celui de l’Irak, avec toutes les violences engendrées par ce processus immonde, qui inquiète l’Occident, mais dont on cache la source et la réalité au plus grand nombre? »

Or, cet article n’a reçu aucune réponse à toutes ces questions. Absolument aucune. (Quel contraste avec le déferlement occasionné par le fait de demander à ce que le temps de l’enquête soit respecté, en ce qui concerne les événements du Thalys.) Il n’a pas engendré une vague de protestations, mais tout d’un coup, un profond silence…

Et voilà à présent, que le journaliste Haziza Frédéric, sioniste notoire, reprend à son compte cette basse rhétorique du conspirationnisme qui révèle une absence évidente d’honnêteté intellectuelle (https://www.facebook.com/frederic.haziza/posts/1081199161...) .

Haziza est là pour cacher, avec ses compères, les atrocités commises par Tsahal et la police israélienne. On est en droit de lui demander de condamner clairement les exactions de Tsahal contre des civils palestiniens, notamment par l’usage atroce du phosphore blanc. Qu’il le fasse publiquement, ou sinon, qu’il dégage !

J’invite par ailleurs les citoyens à protester pacifiquement contre les chaînes qui offrent une large tribune à ce triste individu.

Pendant combien de temps les médias et les organes publics de presse, nourris par l’argent des contribuables, accueilleront-ils les porte-parole de l’idéologie sioniste qui est raciste, colonialiste et terroriste ? Nous voulons une presse et des journalistes indépendants, libres des contraintes imposées par les lobbies financiers qui volent notre liberté, et nous imposent les vues consternantes du Crif, en cachant les meurtres abominables qui continuent à être perpétrés en Palestine, jour après jour.

 

Cela commence à bien faire.

Français républicains, réveillez-vous !

 

[1] J’ai publié plusieurs fois, à dessein, cet extrait pour confondre les sionistes : ils sont à l’origine du drame syrien comme du drame irakien, et des deux conséquences que nous subissons : la terreur qui se répand jusque chez nous, et le problème des migrants.

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Commentaires

haziza et un sayonime un agent de l'État ilegitime sioniste d'israel il est né et a grandi avec la haine de l'Arabe et de l'islam, il est irecupérable et son nombreux en France comme lui notre unité nous les musulmans feront notre force, commençons par nettoyer dans notre comunauter ceux qui sèmes la zizanies chez nous

Écrit par : ahmed | 03/01/2016

Frédéric haziza ressort son seul et unique argument " la héne ".
Il incarne notre régime actuel " la médiocratie sioniste " qui impose ses portes-paroles.

Écrit par : Laurent Franssen | 03/01/2016

Effectivement, cette dictature de la pensée ciblée par l'argent commence à bien faire.

Bravo Mr Ramadan. C'est FACTUEL, incontestable et criant de vérité.

Aux courageux: levez vous et faisons front contre la VÉRITABLE TYRANNIE.

Écrit par : yersinia | 03/01/2016

Merci pour votre courage . Ici à Toulouse on est dans un silence de la presse classique, ou seul quelques média internet osent dire des vérités.
Continuez!

Écrit par : Christophe | 03/01/2016

Bravo Hani Ramadan ! Comme d'habitude vous avez vu juste. Mais nous savons d'où vient la censure, surement pas des français eux même.

Écrit par : ismail | 04/01/2016

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