1959

07/01/2016

L’épreuve fait partie de notre condition humaine

Les problèmes que nous rencontrons font partie de l’ordre des choses. En y regardant de plus près, on se rend compte que rien ne nous est donné, ici-bas, qui ne comprenne nécessairement un revers.

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Tout ce qui occasionne pour nous de la joie en cette vie, finit par provoquer une forme de tristesse : ainsi, la naissance d’un enfant est un beau jour, un jour de bonheur. Mais elle sera suivie, pendant des années, par les soucis qui accompagneront les parents : maladies, éducation, études, projets d’avenir, etc. Un mariage est aussi fêté comme un grand moment de bonheur. Cependant, il sera suivi par les difficultés que peut engendrer la vie de couple, et qu’il faut apprendre à gérer. Prenez n’importe laquelle des choses de la vie qui vous ont procuré du plaisir, et soyez sûr qu’un jour, elle aura pour vous un goût amer. Même notre propre corps, qui nous permet de vivre pleinement notre vie, finit par nous abandonner avec l’âge.

En règle générale donc, on n’atteint pas un sommet, sans devoir assumer une pente. Tant que l’homme ne connaît pas cette loi, il ne parvient pas à la maturité spirituelle. S’il la comprend au contraire, il apprend à ne faire confiance à aucune des choses de la vie, à ne pas confier son bonheur aux créatures, mais il s’en remet à Dieu Seul. Son bonheur, il ne le puise pas dans l’illusion des plaisirs momentanés, mais dans son lien à Dieu, auquel il se soumet, corps et âme.

‘Abd al-Qâdir al-Jilânî – que Dieu lui fasse miséricorde – affirme avec éloquence :

« Soumets-toi et résigne-toi (à la volonté) de Dieu, et tu trouveras le repos ! Voici la nuit et voici le jour. As-tu en ton pouvoir d’en repousser l’alternance ? Lorsque vient la nuit, elle vient, que cela te plaise ou te déplaise. Et ainsi en va-t-il du jour. Tous deux arrivent, quelle que soit ton aversion. Il en va de même du décret de Dieu – à Lui la Puissance et la Majesté – et de Sa prédestination : lorsque vient la nuit de la pauvreté, soumets-toi et dit adieu au jour de la richesse. Lorsque vient la nuit de la maladie, soumets-toi et dit adieu au jour de la bonne santé. Lorsque vient la nuit de ce que tu as en aversion, soumets-toi et dit adieu au jour de ce que tu aimes. Accueille la nuit des maladies, des infirmités, de la pauvreté, du déshonneur[1] avec un cœur apaisé. (….) La marque du walî (de l’homme aimé et rapproché de Dieu), c’est qu’il vit en conformité avec (la volonté de) son Seigneur en toutes circonstances. »

 

 

 

 

 

 

[1] L’expression kasr al-a‘râd signifie le fait de « briser les honneurs ». Elle a ici le sens de perdre son rang et sa notoriété.

Extrait de : Le croyant face aux épreuves, à paraître in sha Allah

 

 

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Commentaires

Votre texte est juste extraordinaire.

Merci infiniment Docteur Hani Ramadan pour votre engagement.

Écrit par : jawad | 08/01/2016

Au nom de Dieu,

Le plus grand des bonheurs, avoir été guidé par la Grâce de Dieu.

La quête du bonheur est en soi et vise l'agrément divin.

N'a pas vécu, en réalité, celui qui n'a pas, entre les ténèbres utérines et celles de la tombe,ouvert son coeur à la Lumière de la foi, et il aura pour châtiment dans l'au-delà, de ne pouvoir ni vivre ni mourir.

Hâtons-nous vers Dieu, humblement, avec l'espoir de Son Pardon et corrigeons-nous, avec Son aide, dès aujourd'hui.

Car fils d'Adam, à toi de choisir...

Heurter ou consoler sans maudire.

Désigner autrui par un index sévère ou invoquer Dieu pour ses frères.

Se rebeller ou s'humilier par les prières.

Chantonner avec insouciance ou réciter les versets révélés.

Fuir le sérieux ou se repentir.

S'éparpiller ou implorer.

Plaisanter ou compter ses manquements.

Rire ou pleurer amèrement.

Se perdre ou se purifier.

Mourir ou vivre...


Le coeur transcende les distances par l'amour, et le temps par la mémoire.


Puisse notre seule quête se définir par l'amour de Dieu.

Écrit par : H.M. | 08/01/2016

Plus je lis le titre du billet plus l'écho d'une autre obsède mon cerveau
On avait à l'époque un proverbe devenu quasi obligation comme le célébre et honteux ,il faut souffrir pour être belle ,ce qui aura permis aux hôpitaux de compter beaucoup d'enfants de sexe féminin dans certaines divisions
La vie a son lot d'épreuves qui nous sont personnelles et ce n'est pas parce que l'on souffre qu'il faut en faire souffrir d'autres
On a déjà assez à porter sa propre croix sans encore se charger du poids du monde
On vit dans un monde qui se prétend cultivé grâce sans doute à cette intelligence artificielle qui permet de cacher sa vraie personnalité mais ce monde est d'une médiocrité intellectuelle si proche de la méchanceté gratuite qu'il est préférable de vivre en autarcie surtout pour les proches aidants
Certains religieux sectaires apprécieraient sans doute de voir que rien n'a progressé car leurs semons reposaient sur la punition collective infligée par Dieu lui même qui lui n'en avait rien à cirer de leurs sermons
Sachant que lui même n'avait jamais imposé aux humains de souffrir pour payer les souffrances imposées à Jésus car la plupart des dogmes de certaines sectes reposait uniquement sur cette punition
Et nous qui avions vraiment l'esprit barré par la peur avons pu profiter malgré tout de l'enseignement catholique qui permettait de recommencer les mêmes bêtises aux plus têtus une fois leur confession terminée
finalement entre le Coran et l'ancien Testament il y a peu de différence puisque la souffrance se doit d'être collective
Mais heureusement que certains ne souffrent car ne se laissant jamais intimider!
Ainsi ils peuvent voler au secours de tous ceux qui boivent des textes sans pouvoir réfléchir ce qui devait être puisque les interdits existant à tous niveaux la classe des indigents n'avaient plus qu'à se taire et obéir et cela commençait dés le berceau ,c'était marches ou crèves!

Écrit par : lovejoie | 09/01/2016

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