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05/01/2016

Syrie : Silence. On meurt de faim.

Il y a plus de trois ans déjà, le journal 24 heures titrait et annonçait dans son édition du 02.08.2012 :

Trois millions de Syriens affamés. Etat d'urgence[1]. La guerre civile[2] qui ravage la Syrie a plongé quelque trois millions de Syriens dans l'urgence alimentaire et gravement affecté le secteur agricole.

 


Le même jour la « Chaîne du bonheur » qui lançait un appel aux dons expliquait : « La «Chaîne du Bonheur» souligne qu’il est «quasiment impossible» d’intervenir en Syrie et veut concentrer son aide au Liban et en Jordanie, deux pays voisins où se réfugient chaque jour des milliers d’habitants fuyant les combats. http://www.24heures.ch/monde/trois-millions-syriens-neces...

On ne peut que féliciter la « Chaîne du bonheur » pour son soutien, mais une telle situation, qui peut être qualifiée de crime contre l’humanité, n’a été rendue possible que parce que l’ONU, comme la communauté internationale, ont fermé les yeux devant les atrocités commises par Bashar, aidé par les Russes, puis soutenu finalement par la coalition, en prenant prétexte du péril représenter par Daesh, et en oubliant le reste du peuple syrien, c’est-à-dire sa grande majorité, dont la seule faute est d’avoir refusé une dictature.

Les Syriens ont froid et meurent de faim actuellement par milliers. La presse  ne rend absolument pas compte de ce terrible drame par une couverture médiatique honorable. Au contraire, une conspiration du silence s'est insidieusement installée, ignorant les droits des peuples contraires aux intérêts géostratégiques des oligarchies.

Quelle horreur et quelle tristesse !

Nous vous livrons une seule image, qui ne date pas du siècle dernier, mais d’il y a moins d’une semaine !

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Lisez encore dans Le Parisien de ce 5 janvier 2016 :

Syrie : 40.000 habitants affamés dans la ville assiégée de Madaya

http://www.leparisien.fr/international/syrie-40-000-habit...

Et cela n’est hélas que la partie visible de cet iceberg de la barbarie qui semble être entrée dans les limites de ce que notre « civilisation » pense être acceptable, surtout si les victimes sont des musulmans ! N'est-ce pas?

 

 

[1] Etat d’urgence ! Quand ce sont des musulmans qui meurent, l’urgence se prolonge pendant des années…

[2] Désolé, ce n’était pas une guerre civile, mais la répression sanglante d’un dictateur contre une nation. Le peuple n’a pris les armes qu’après avoir manifesté pacifiquement sous les bombardements. La communauté internationale a choisi alors de l’abandonner, hommes, femmes et enfants.

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