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08/02/2017

Atrocités de Bachar al-Assad en Syrie : torturés et pendus par milliers !

Le régime assassin de Bachar a largement été soutenu par la communauté internationale et l’ONU, directement ou indirectement. Et cela pendant plus de cinq années pendant lesquelles il a pu se livrer aux pires exactions. Et cela continue. A l’heure où j’écris, des tueries de masses se poursuivent pour exterminer les opposants à la dictature du clan al-Assad.

 Nous sommes entrés définitivement dans l’ère de l’inhumanisme.

 

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Tel père, tel fils

Crimes contre l'humanité


Dernier courrier reçu :

 La prison de Saidnaya, centre d'extermination du régime syrien

 Par Luc Mathieu

 Mardi 7 Février 2017

 La prison de Saidnaya, à trente kilomètres au nord de Damas, n’est pas seulement l’une des plus atroces de Syrie, là où tortures et mauvais traitements sont systématiques et institutionnalisés. C’est aussi un lieu de massacre organisé, un abattoir, selon un rapport d’Amnesty International publié Mardi 7 Février 2017. Entre cinq mille et treize mille prisonniers y ont été pendus entre le mois de septembre 2011 et le mois de décembre 2015.

 « Il n’y a pas de raison de penser que les exécutions extra judiciaires aient cessé depuis », ajoute l’organisation. Les victimes sont dans la quasi-totalité des cas des civils opposés au régime. « La prison militaire de Saidnaya est un endroit où l'état syrien massacre en silence son propre peuple », note Amnesty International, qui a interviewé plus de quatre vingt personnes, dont des détenus libérés, des anciens gardes et des anciens juges.

 La procédure débute par un simulacre de procès devant un tribunal militaire dans le quartier d'al Qaboun à Damas. Les prisonniers n’ont pas d’avocat. « Ils ne restent qu’une minute ou deux avant d’être renvoyés. Le juge demande le nom du détenu et s’il a commis le crime. Que la réponse soit oui ou non, il sera condamné. Ce tribunal n’a rien à voir avec un état de droit. Ce n’est pas un tribunal », a affirmé un ancien juge à Amnesty International. Les détenus repartent à Saidnaya dans des minibus ou à l'arrière de camions. Ceux qui ont été condamnés à mort ne le savent pas. Ils ne l’apprendront que quand ils seront face à la potence.

 Le jour de la pendaison, des gardiens parcourent les couloirs de la prison, une liste de noms à la main, en début d'après-midi. Dans les cellules, ceux qui sont appelés s'agenouillent face au mur, mains sur les yeux. Ils sont extraits tour à tour, tee-shirt rabattu sur la tête. Les gardiens leur disent qu’ils vont être transférés dans des prisons civiles, le plus souvent à Adra, non loin de Damas, ou à Alep, dans le nord du pays. Ils sont en réalité amenés dans une cellule d’une quinzaine de mètres carrés au sous-sol. « Ils ont interdiction de s’asseoir. Ils doivent rester debout. Nous leur hurlons dessus. Et nous commençons à les battre. Quiconque passe peut les taper, jusqu’à ce que l’officier arrive. Nous savons qu’ils vont de toute façon mourir, nous faisons ce qu’on veut d’eux. Ils restent là jusqu’à l’aube », a expliqué un ancien gardien. Ils sont alors transférés dans un autre bâtiment de la prison.

 Fosses communes près de Damas

 La salle d’exécution a été agrandie au mois de juin 2012. Il y a en réalité deux pièces, l’une où dix personnes peuvent être pendues en même temps et l'autre où vingt personnes peuvent être pendues en même temps. Quand ils arrivent, les détenus signent de leur empreinte digitale leur avis de décès et se voient demander leurs dernières volontés. Ils ont les yeux bandés.

 « Certains restaient silencieux après avoir posé leurs empreintes et d’autres s’évanouissaient. Mais ils ne savaient quand ils seraient exécutés ni comment, par pendaison, par balles ou d’une autre manière », a déclaré un ancien responsable de la prison.

 Les prisonniers sont alors amenés sur une plateforme surélevée à un mètre du sol. Ils ont toujours les yeux bandés. Des gardiens leur passent la corde autour du coup. Dans la première pièce, une trappe bascule. Dans la seconde pièce, ils sont poussés dans le vide par un gardien. Ils restent pendus entre dix et quinze minutes. « Certains ne meurent pas parce qu’ils sont trop légers. Pour les jeunes, leur poids ne suffit pas à les tuer », a expliqué un ancien juge du tribunal militaire. 

 Un médecin est chargé de désigner ceux qui ne sont pas morts. « Des assistants de l’officier en charge tirent alors leurs corps vers le bas pour leur casser le cou », a déclaré l'ancien juge. Ces séances d’exécution se tiennent une à deux fois par semaine. Entre vingt et cinquante personnes sont tuées à chaque fois.

 Les cadavres sont envoyés à l’hôpital militaire de Tishreen, à Damas, pour être répertoriés. Ils sont parfois placés dans des cercueils en bois. Quand il y a trop de corps et quand il n'y a pas assez de place dans le camion, ils sont simplement enveloppés dans un sac en plastique ou simplement laissés tels quels. Les cadavres sont ensuite enterrés dans des fosses communes situées sur des terrains appartenant à l’armée. D’après des témoignages recueillis par Amnesty International, mais que l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) n’a pu vérifier, n’ayant pas le droit de travailler en Syrie, les corps sont souvent emmenés à Najha, un village entre Damas et Sweida, ou Qatana, une petite ville dans la banlieue ouest de la capitale syrienne.

 L'état syrien n’a bien sûr jamais reconnu cette politique d’extermination. Les procédures restent secrètes et elles sont connues seulement de ceux, gardes et responsables, qui sont directement impliqués. Mais les exécutions ont été autorisées par les plus hauts niveaux de l'état. Les condamnations à mort sont approuvées par le grand mufti de Syrie et soit par le ministre de la défense, soit par le chef d’état-major, qui agissent de la part du président Bachar al-Assad. Dans un rapport publié au mois de février 2016, l'Organisation des Nations Unies (ONU) avaient déjà accusé le gouvernement syrien d'exterminer des détenus, ce qui constitue un crime contre l’humanité.

 

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Commentaires

Vous savez, monsieur Ramadan, si les blogs se moderent dans le monde démocratique, ce n`est pas forcément pour sucrer les commentaires qui vous dérangent. La démocratie, c`est aussi savoir accepter la critique.

Écrit par : jean jarogh | 09/02/2017

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