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Islam et engagement - Page 5

  • Communiqué de presse

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     UOMG.jpg       Genève, le 17 mars 2019

     

    Sur l'attentat dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande

     

     

    C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris les nouvelles affligeantes des crimes terroristes qui ont secoué la communauté musulmane en Nouvelle-Zélande. 49 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines on été blessées, dont des enfants, dans deux mosquées à Christchurch.

     

    L’UOMG condamne avec la plus grande fermeté ces attaques lâches, et ce crime contre l’humanité. Les images montrent un assaillant - filmant lui-même ses actes odieux - tirant de sang-froid sur  des hommes venant paisiblement faire leur prière dans une mosquée, juste avant leur office.

     

    Nous exprimons nos condoléances les plus sincères aux familles de ces nombreuses victimes innocentes, ainsi  qu’aux blessés. Toutes nos pensées fraternelles les accompagnent.

     

    « À Dieu nous appartenons et à Lui nous revenons. » (Coran, 2, 156)

     

    La peur et la colère se développent. Nous ne devons cependant pas nous laisser abattre par cet acte terroriste, qui est l’une des conséquences de l’islamophobie grimpante dans le monde, dont notre pays, la Suisse.

     

    Nous demandons aux autorités helvétiques de tout faire pour combattre le fléau de l’islamophobie.

     

    Pour l’UOMG, 

    Yavuz DURUKAN,

    Président

     

  • Rassemblement et communiqué de presse de la Ligue des Musulmans de Suisse

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    RASSEMBLEMENT LE MARDI 19 MARS 2019 A 17:00

    POUR DENONCER LES EVENEMENTS SURVENUS EN NOUVELLE-ZELANDE

    PLACE DES NATIONS- GENEVE

     

    Communiqué de presse de la Ligue des Musulmans de Suisse (LMS)

     

    La Nouvelle-Zélande a connu une attaque terroriste sans précédent ce vendredi 15 mars 2019. Pas moins de quarante-neuf fidèles musulmans abattus avec une violence extrême dans deux mosquées. Des dizaines de blessés sont aussi à déplorer.

    L’acte terroriste a été préparé minutieusement par des individus se déclarant de l’extrême droite.

    La Ligue des Musulmans de Suisse se joint à la douleur du peuple néozélandais et spécialement à la communauté musulmane néozélandaise. Notre sympathie et notre compassion vont aux familles des victimes et aux blessés.

    Cet acte barbare est le fruit de campagnes de dénigrement des musulmans occidentaux. Des partis politiques d’extrême droite ainsi que certains médias n’ont pas cessé d’alimenter la haine à l’encontre de l’islam et des musulmans, les reliant systématiquement à des actes terroristes.

     

    La Ligue des Musulmans de Suisse :

     

    1. Exprime sa solidarité avec le peuple néozélandais et ses autorités face à cette attaque qui nuit à la paix sociale et religieuse connue de ce pays.
    2. Exprime sa solidarité et sa compassion envers les familles des victimes, et adresse à Dieu ses invocations pour un rapide rétablissement des blessés.
    3. Dénonce cet acte terroriste et barbare et toute cette islamophobie montante dans nos pays. Les musulmans et leurs centres sont victimes ces dernières années d’actes islamophobes qui doivent être dénoncés avec fermeté.
    4. Appelle les acteurs associatifs suisses à mettre sur pied un collectif contre l’islamophobie. Les victimes de ces actes ne doivent plus rester seules.
    5. Appelle à l’organisation de rassemblements pour exprimer notre solidarité avec les victimes.
  • ATTENTAT EN NOUVELLE-ZELANDE : UNE ELUE VOILEE

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    Autant l’attentat qui a visé la communauté musulmane se caractérise par son caractère particulièrement odieux, autant il convient de relever l’attitude digne des autorités de la Nouvelle-Zélande :

    nouvelle zélande 2.jpg

    MERCI, MADAME LA PREMIERE MINISTRE

    Coiffée d'un foulard noir, la première ministre Jacinda Ardern est allée rencontrer samedi des rescapés de la tuerie et des familles des victimes. Sahra Ahmed, une Néo-Zélandaise, s'est dite émue par le geste de la première ministre. «Ça me touche beaucoup, c'est une façon de dire: je suis avec vous», a-t-elle souligné à l'AFP.

    https://www.facebook.com/HAVREDESAVOIR/videos/336594890318502/

  • JUDAISME CONTRE SIONISME

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    A VOIR ABSOLUMENT

    Il est interdit d’être antisémite.

    Les Rabbins qui se réunissent pour condamner les exactions sionistes sont là pour nous le rappeler !

    Les enseignements authentiques de la Torah révélée à Moïse – Dieu le couvre de paix – prescrivent justices et fraternités, surtout envers les opprimés.

    Voir et entendre :

    https://www.facebook.com/yahiagouasmi/videos/398901860937254/

  • Vidéo - Play RTS. La nouvelle loi tributaire d’une laïcité exclusive ne correspond pas du tout à l’Esprit de Genève.

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    Ce qui se passe le prouve et est vraiment désolant.

    Nous espérons seulement qu’à la vue de cette situation aberrante (une élue empêchée de siéger du fait de sa conviction de foi), certains regretteront le oui qu’ils ont donné à une mesure qui discrimine clairement la seule communauté musulmane, et plus précisément encore,  ses femmes engagées…

    Comme laïcité émancipatrice, on a vu mieux !

    Une conseillère municipale voilée n'a pas pu siéger au
    parlement à Meyrin. Conséquence de la loi genevoise sur la laïcité. -
    Vidéo - Play RTS


    https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/une-conseillere-municipale-voilee-na-pas-pu-sieger-au-parlement-a-meyrin--consequence-de-la-loi-genevoise-sur-la-lacite-?id=10287268

     

  • Sarah Legrain : « Quand on contraint les femmes à se dévoiler… »

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    Une parole juste et sereine devant une obsession imbécile.

    https://www.facebook.com/HAVREDESAVOIR/videos/362547631015498/

  • Les médias et le pouvoir en France

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    Belle intervention d’un gilet jaune !

    Difficile de remettre en cause ce qui est dit.

    Le journalisme orienté annonce-t-il la fin de nos démocraties ?

    Voir et écouter :

    https://www.facebook.com/lavraiedemocratie/videos/400286170735210/

    Television-3-59848-c3026.jpg

     

  • Conférence : cycle comprendre l’Islam, samedi 9 mars à 19h00

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     « L’amour de Dieu en Islam » 

    Par HANI RAMADAN

    Bande annonce : 

    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/391065678386169/

    Samedi 9 mars 2019

     19h00

          Le Centre Islamique de Genève a le plaisir de vous accueillir au

    104, rue des Eaux-Vives

    1207 Genève

    Entrée libre, bienvenue à tous !

     

  • ANTISIONISME = ANTISEMITISME, UNE CONFUSION INACCEPTABLE

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    Voilà pourquoi :

    Des juifs s'expriment

    Michèle Sibony : «Comment expliquer que 1,5 million de personnes vivent à Gaza, sous blocus... »

    https://www.facebook.com/RTFrance/videos/380103142771091/

    Ils sont citoyens français, de confession ou de culture juive et expliquent pourquoi ils sont antisionistes.

     

     « Le sionisme est raciste. »

    https://www.facebook.com/BreakNews.fr/videos/2004567959839377/

     

    Voir l'intégralité des témoignages sur

    l'UJFP https://youtu.be/VbJKdwOaIx8

     

     

  • CONFERENCE SAMEDI 2 mars 2019, 18h45

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    IMAM YOUSSEF IBRAM

     « Les derniers versets révélés » 

     

    Samedi 2 mars 2019

     18h45

    Bande annonce : 

    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/298624140810495/

          Le Centre Islamique de Genève a le plaisir de vous accueillir au

    104, rue des Eaux-Vives

    1207 Genève

    Entrée libre, bienvenue à tous !

  • A PROPOS DE 9 JEUNES GENS PENDUS EN EGYPTE DANS UN SILENCE ASSOURDISSANT

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    « A Dieu nous appartenons et à Lui nous revenons. »

    Des aveux obtenus sous la torture (vidéo

    « L’Egypte a démontré un mépris total pour le droit à la vie », a indiqué Najia Bounaim, directrice du travail de campagne pour l’Afrique du Nord au sein d'Amnesty international.

    Ce mercredi 20 février 2019 ont été exécutés 9 jeunes gens en Egypte, sur ordre des militaires putschistes qui exercent ainsi leur répression despotique. 9 exécutés.pngCes jeunes gens n’ont commis aucun crime, sinon celui d’avoir dit : « Notre Seigneur est Dieu », et d’avoir demandé à ce que soit respectée la volonté populaire dans leur pays, pour désigner leur dirigeant. Nous savons tous que le pouvoir judiciaire en Egypte est subordonné au pouvoir exécutif, lequel est confisqué par des militaires incompétents, qui s’en sont accaparés injustement pour écarter le souverain légitime.

    Ainsi, des opposants à la dictature militaire, des militants des droits de l'homme et des savants sont conduits à tour de rôle dans des geôles où ils sont torturés et menacés d’être exécutés sous des prétextes fallacieux.  

    L’Islam nous enseigne que tuer est un crime terrible. Une femme a été conduite ainsi en Enfer au motif qu’elle avait enfermé une chatte sans lui donner à boire et à manger, jusqu’à ce que la chatte mourût ! Cela  pour un animal ! Le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit : « L’homme garde dans sa religion la possibilité (d’être pardonné), tant qu’il ne verse pas le sang de façon illicite. »

    Ce qui vient de se passer est vraiment un crime ignoble à l’encontre de 9 jeunes gens. Nous ne pouvons admettre l’étonnant silence qui accompagne cet acte immonde ! Des hommes sont pendus par des militaires sans légitimité et sans conscience, et ni les médias en Occident, ni les peuples en Orient, à de rares exceptions, ne bougent pour dénoncer ces abus.

    Nous demandons à Dieu de nous porter secours contre les tyrans injustes, et d’accueillir dans Sa miséricorde les âmes de nos martyrs.

     Des aveux obtenus sous la torture

    Vidéo : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=FKlOVWmCWMY

     

    « Nous avons été suffisamment électrocutés pour approvisionner l’Egypte pendant vingt ans », « Ils m’ont laissé une nuit dans une cuve d’eau froide », « Donnez-moi un taser et je ferai avouer à quelqu’un qu’il a tué Sadate ». Ces récits terribles, ce sont ceux de trois des neuf hommes exécutés mercredi 20 février en Egypte, et qui avaient raconté leur calvaire devant le tribunal lors de leur procès en août 2016. Les vidéos de leurs témoignages ont circulé sur les réseaux sociaux après leur exécution.

    https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/02/22/egypte-les-organisations-de-defense-des-droits-humains-denoncent-neuf-mises-a-morts_5427052_3212.html

     

  • Henry Babel, chez nous.

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    Il y a un signe qui permet de reconnaître les hommes qui ont vraiment marqué leur époque et leur milieu – et Genève surtout! – : quand ils meurent, ils emportent une partie de notre histoire et aussi de nous-mêmes.

    Tel était Henry Babel.  Qui ne l’a pas croisé en vieille ville quelque jour, accueilli aussitôt par un rire fraternel, et les bras au ciel qui dépassaient de loin le sommet de la cathédrale Saint-Pierre ?

    Le premier billet que j’ai publié sur ce blog lui était consacré.  Le voici, en y joignant mes plus sincères condoléances adressées à sa famille, à ses proches et à ses amis.

    http://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2008/01/03/esprit-de-genève-un-pasteur-dans-la-mosquée-du-centre-islami.html

    Esprit de Genève, un Pasteur dans la Mosquée du Centre Islamique

    Il faut écouter le pasteur Henry Babel lorsqu’il nous annonce que Genève est destinée à devenir une «cité modèle, un lieu très important de la mondialisation» (voir : «Pour une Genève laboratoire de pensées», interview de Henry Babel, La Tribune de Genève, 12 décembre 2007).

    Doyen de la cathédrale Saint-Pierre, homme du dialogue interreligieux, auteur d’ouvrages qui témoignent d’une vaste culture, Henry Babel a été l’un des pionniers du débat moderne de civilisations. Dans les années soixante, il avait rencontré les responsables des diverses communautés religieuses, et il avait invité dans notre cité, devant une salle archicomble, quelques personnalités, dont le grand Rabbin Alexandre Safran, à qui la communauté juive vient de rendre un vibrant hommage ; et dont le Docteur Saïd Ramadan, mon père, qui avait fondé le Centre Islamique de Genève. Les débats étaient ouverts et animés, notamment sur le thème du particularisme national juif, en rapport avec l’universalisme de la foi commune à tous les hommes.

    Il y a quelques années, Henry Babel avait répondu à l’invitation que nous lui faisions de venir «confronter» son point de vue au nôtre – celui des musulmans – sur une question fondamentale : «Quel Dieu adorons-nous?»

    * Première surprise, le pasteur Henry Babel commença son intervention en citant un extrait des statuts du Centre Islamique, qui datent de 1961 : «Le Centre Islamique de Genève a la conviction qu'il est temps que tous ceux qui croient en Dieu et à la responsabilité de l'homme envers Lui se rapprochent les uns des autres et réalisent un front unique pour aborder une tâche qui s'impose à tous, mus par la sincère conviction que chacun d'eux sauvegarde ainsi l'existence même de sa religion. Lorsqu'ils sont animés par cette conviction, les croyants adhérant à des religions différentes assument un devoir d'ordre religieux qui les incite à essayer de se comprendre les uns les autres au lieu de se livrer à des polémiques, et à collaborer sur ce qui leur est commun, au lieu de s'attarder sur ce qui les sépare.» En d’autres termes, M. Henry Babel rappelait à tous qu’il n’était pas venu pour polémiquer, mais pour rencontrer l’autre, et en l’autre, ce qu’il y a de plus humain en lui.

    *Deuxième surprise: vint le moment de la prière. Les musulmans se déplacèrent donc vers la mosquée, et nous annonçâmes une pause d’un quart d’heure avant la reprise du débat. Henry Babel nous suivit jusque dans la mosquée. Et là, sans demander une autorisation quelconque, et sans aucune réserve, il se déchaussa, entra et s’assit sur le tapis, au milieu de ses frères croyants.

    Personne, parmi notre petite communauté, ne pensa qu’il était ici de trop. Personne ne songea à lui demander de regagner la salle de conférence.

    Pour ma part, je ne me suis rendu compte de sa présence qu’au terme de notre prière. Il était là, modestement assis, au milieu de ses frères. S’était-il prosterné avec nous? Avait-il posé son front à terre? Avait-il répété le témoignage de foi : lâ ilâha illa -Llâh : Il n’y a de dieu que Dieu? Je ne saurais vous le dire, et je n’ai même pas pensé à le lui demander.

     

    Il était là chez lui, à Genève, et ce geste appréciable d’amitié entre les hommes valait à mes yeux plus que mille discours!

  • Paroles de Hassan al-Bannâ

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    Le 12 février 1949, il y a 70 ans, était assassiné Hassan al-Bannâ par les agents du gouvernement égyptien. Nous livrons à nos lecteurs le passage suivant pour lui rendre hommage.

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    L'imam Hassan al-Bannâ

    La persécution : critère de vérité[1]

     Nul ne peut prétendre suivre la voie du Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix), dont le Message consiste à renverser les idoles, s’il ne se heurte à une vive opposition. De nos jours, le mouvement islamique qui illustre le plus clairement cette réalité, est celui des Frères musulmans. Son fondateur, Hassan al-Bannâ, non seulement avait conscience des obstacles qui allaient entraver son chemin, mais il avait donné à ses frères, de façon réitérée, une forme d’avertissement. Ils allaient rencontrer de sérieuses difficultés. J’ai le souvenir d’un récit que mon père, le Dr Saïd Ramadan, gendre de Hassan al-Bannâ – Dieu leur fasse miséricorde à tous deux –, m’a raconté.

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    Dr Saïd Ramadan

    Alors qu’il assistait, lui et quelques autres, à un rassemblement des Frères musulmans, au temps où le mouvement avait le vent en poupe et ne rencontrait aucun obstacle, il était près de l’imam Hassan al-Bannâ, quand celui-ci fut saisi d’une forte émotion : il versa subitement quelques larmes et dit : « Je me demande ce que vous ferez, lorsqu’ils vous suspendront à des gibets de potence ! » Mon père ajouta : « Moi et les autres, nous nous regardions, et nous ne comprenions pas alors le sens de ces paroles ! »

    Il faut savoir effectivement que Hassan al-Bannâ est mort le 12 février 1949, à l’âge de 42 ans et quelques mois, assassiné par ordre du gouvernement égyptien, et que Nasser n’ordonnera les premières pendaisons des Frères qu’en 1954. Sayyid Qutb a été exécuté de la même manière le 26 août 1966.

    Dans l’un de ses traités, Hassan al-Bannâ s’est exprimé clairement sur ce sujet :

    « Je voudrais, Frères, vous dire franchement que votre message est encore inconnu de beaucoup de gens, et que le jour où ils le connaîtront et en saisiront la portée et les buts, il se heurtera à une vive opposition et à une forte inimitié. Vous serez alors obligés d’affronter un nombre important de difficultés et d’obstacles. C’est alors seulement que vous commencerez à marcher sur la voie des hommes investis d’une mission. Quant à présent, vous êtes encore inconnus et vous êtes encore à planifier votre message et à vous préparer au combat et à la lutte qu’il exige. L’ignorance du peuple concernant la réalité de l’Islam se dressera sur votre chemin. Vous découvrirez, parmi les hommes de religions et les oulémas officiels, qui considérera votre compréhension de l’Islam comme une étrangeté et désapprouvera votre lutte dans sa voie. Les chefs, les leaders, les détenteurs de la gloire et de la puissance, vous envieront. Tous les gouvernements pareillement s’opposeront à vous, chacun d’entre eux s’efforçant d’empêcher votre activité et de bloquer votre progression. Les oppresseurs tenteront par tous les moyens de s’opposer à vous et d’éteindre la lumière de votre message. Ils se feront aider par des gouvernements faibles d’une moralité décadente, tendant vers eux leurs mains par mendicité, et vers vous pour vous nuire et par inimitié. (….)

    Vous serez alors emprisonnés, détenus, déportés, dispersés, vos propriétés confisquées, vos activités propres arrêtées, vos maisons soumises à perquisition. De fait, la période de votre épreuve pourra durer longtemps. « Les gens ont-ils pensé qu’on les laisserait dire qu’ils ont cru sans qu’ils soient soumis à l’épreuve? » (Coran, 29; 2). Mais Dieu vous a promis, après cela, la victoire des combattants (mujâhidûn) et la récompense de ceux qui agissent pour le bien. (….)

    Ô Frères musulmans, écoutez!

    J’ai voulu, par ces quelques mots, mettre sous vos yeux votre message. Peut-être que des heures critiques nous attendent au cours desquelles nous serons séparés les uns des autres pour un temps. En ce cas, je ne serai plus à même de vous parler ni de vous écrire. Je vous recommande de méditer le sens de ces mots, de les apprendre par cœur si vous le pouvez, et de les tenir comme votre point de rassemblement. Chaque mot porte plusieurs sens.

    Mes frères, Vous n’êtes ni une société bénévole, ni un parti politique, ni non plus une organisation locale avec des buts limités. Vous êtes la lumière nouvelle pour détruire les ténèbres du matérialisme par la connaissance de Dieu; et aussi cette voix forte qui s’élève pour rappeler le Message du Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix).

    En vérité, vous devez vous sentir porteurs d’une charge que tous les autres ont délaissée.

    Si on vous demande : « Quel est votre message? », répondez : « C’est l’Islam, c’est le Message de Muhammad (Dieu le couvre de bénédictions et de paix). C’est la religion qui contient un gouvernement et la liberté est l’une de ses exigences. » Si l’on vous dit alors que vous faites de la politique, répondez que l’Islam ignore de telles distinctions. Si l’on vous accuse d’être des révolutionnaires, dites : « Nous sommes la voix de la vérité et de la paix, en lesquelles nous croyons fermement et fièrement. Si vous vous dressez contre nous, sur le chemin de notre message, alors Dieu nous permet de nous défendre contre votre rébellion et votre injustice. » Et si l’on vous dit que vous cherchez de l’aide auprès des personnalités et des organisations, dites : « Nous croyons en Dieu, et renions ce que vous  Lui associez. » Et s’ils persistent dans leur inimitié, alors dites-leur : « Que la paix soit sur vous! Nous n’avons pas le désir de (nous lier aux) ignorants ! »

    Puis, l’imam Hassan al-Bannâ nous rappelle nos devoirs, en disant :

    « Frères !

    - Croyez en Dieu et soyez fiers de Le connaître, de vous en remettre à Lui et de vous appuyer sur Lui. Ne craignez et ne redoutez personne d’autre que Lui. Accomplissez Ses prescriptions et évitez Ses interdictions.

    - Adoptez les meilleures qualités morales et l’excellence à tous les niveaux de votre engagement. Soyez forts par ces qualités morales, et dignes par la dignité de la foi que Dieu vous a donnée, et par la noblesse que Dieu a octroyée aux hommes pieux et vertueux.

    - Tournez-vous vers le Coran afin de l’étudier entre vous, et vers le pur récit de la vie du Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix), afin de vous en rappeler le sens entre vous.

    - Soyez actifs, et non pas polémistes. Lorsque Dieu guide un peuple, il lui inspire d’agir. Et un peuple ne s’égare pas après avoir été guidé sans que lui soit donné l’acharnement dans la dispute.

    - Tissez des liens d’amour entre vous, et soyez particulièrement attentifs à préserver vos attaches, car c’est là que réside le secret de votre force, et le pilier de votre réussite. Et persévérez, jusqu’à ce que Dieu tranche par la vérité entre vous et entre votre peuple, et Il est Le Meilleur de ceux qui assurent la victoire !

    - Ecoutez et obéissez à vos chefs, dans la difficulté comme dans l’aisance, que cela vous plaise ou non. Ils représentent le symbole de votre doctrine et le chaînon qui vous relie les uns aux autres.

    Et attendez après cela le secours et le soutien de Dieu. Et l’occasion se présentera, cela ne fait aucun doute : « Et ce jour-là, comme il est dit dans le Coran, les croyants se réjouiront  du secours de Dieu. Il secourt qui Il veut et Il est le Tout-Puissant, le Tout-Miséricordieux. » (Coran, 30, 4-5)

    Que Dieu nous accorde de nous conformer à ce qu’Il aime et agrée, qu’Il nous amène à suivre les voies des hommes de bien et de bonne conduite, qu’Il nous donne de vivre la vie des gens dignes et heureux, et de mourir la mort des combattants et des martyrs ! Il est un Excellent Maître et un Excellent Secoureur. »

     

     

     

    [1] Extrait de Le croyant face aux épreuves, par Hani Ramadan. A paraître in shâ Allah.

     

  • Conférence : Globalité du Message de l’Islam, samedi 16 février 2019, 18h30

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     Cycle Comprendre l’Islam :

     

     L’Islam et la vie

    Globalité du Message de

    l’Islam et pensée sécularisée

     

    par HANI RAMADAN

     Bande Annonce :

    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/409979939765731/

    Samedi 16 février 2019

     18h30

          Le Centre Islamique de Genève a le plaisir de vous accueillir au

    104, rue des Eaux-Vives

    1207 Genève

    Entrée libre, bienvenue à tous !

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  • COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UOMG suite aux votations de ce 10 février 2019

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    L’UOMG (Union des organisations musulmanes de Genève) a pris connaissance du fait qu’à une faible majorité, la nouvelle loi sur la laïcité a été acceptée ce 10 février 2019. L’UOMG tient ici à exprimer sa déception, alors que :

    • cette loi est susceptible de créer des difficultés là où il n’y en a eu aucune jusqu’à présent.
    • cette loi conduit à remettre en cause le choix du peuple, quelle que soit la tenue vestimentaire des élues et des élus.
    • cette loi s’oppose clairement aux principes d’une laïcité inclusive, seule conforme à l’Esprit de Genève et garante de la paix sociale. Juifs, musulmans, chrétiens, gens de toutes confessions et libres penseurs, nous sommes tous des citoyens égaux en droit.
    • cette loi ferme à certaines musulmanes le monde du travail et de l’engagement politique, alors que l’on prétend libérer la femme ! On a relevé à juste titre que ce sont particulièrement les musulmanes qui risquent d’en subir les conséquences.

    L’UOMG remercie toutes celles et tous ceux – quels que soient leurs horizons politiques ou leur engagement social – qui ont mené campagne au prix d’efforts considérables, pour dénoncer les défauts de cette loi, dans le strict respect de nos instituions.

    Loin de percevoir cette issue prévisible comme un échec, l’UOMG observe que la large mobilisation suscitée par ces votations  comprend des éléments éminemment positifs, ne serait-ce que la détermination d’une jeunesse qui s’est largement mobilisée pour dire NON à une atteinte claire aux droits de l’homme, et qui a pris conscience de ses devoirs citoyens.

    Pour l’UOMG,

    Yavuz DURUKAN

    Président

  • Conférence (34’) "L'importance des votations du 10 février" par Sabine Tiguemounine

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     NON A UNE LOI DISCRIMINATOIRE AUX CONSEQUENCES NEFASTES

    Infirmière, Conseillère municipale à Meyrin

    « J’ai été élue avec l’apparence que je présente… »

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    https://www.youtube.com/watch?v=97VXCvvMlsM&feature=youtu.be&fbclid=IwAR1XfKClAPAX4qRp9Q93w-CIhh_mdFB92DQvH2L3fDWuLFDR191QC0wTJc8

  • LA PRIERE AVANT TOUTE CHOSE

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    Bulletin n°72

    Commentaire du Coran : Al Baqara, La Vacheprière Mecque.jpg
    Sermon : La prière de la nuit
    Sagesses d’Ibn ‘Atâ’i -Llâh
    Hadiths sur la prière

    www.cige.org/DocPDF/Bulletin_72.pdf

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  • Conférence samedi 2 février 2019 18h00

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    L’importance des votations du

    10 février 2019

    Avec Sabine Tiguemounine, élue

    Soutien aux musulmanes voilées

    Samedi 02 février 2019

     18h00

          Le Centre Islamique de Genève a le plaisir de vous accueillir au

    104, rue des Eaux-Vives

    1207 Genève

    Entrée libre, bienvenue à tous !

     

  • QUELLE LAICITE VOULONS-NOUS A GENEVE ?

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    Non à une loi discriminatoire sur la laïcité 

    La nouvelle loi sur la laïcité (LLE) proposée le 26 avril 2018 par le Grand Conseil comprend des éléments positifs qui montrent un souci d’équité : des dispositions sur l’accompagnement spirituel égales pour l’ensemble des communautés religieuses, et non pas seulement réservées à quelques-unes parmi elles ; la prise en compte de la nécessité de lutter contre l’analphabétisme religieux  dans le cadre de l’instruction publique …

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    ELUE VOILEE AUX ETATS-UNIS. OÙ EST LE PROBLEME ? 

    Autre élément louable, le texte insiste : « La neutralité religieuse de l’Etat interdit toute discrimination fondée sur les convictions religieuses, ou l’absence de celles-ci, ainsi que toute forme de prosélytisme. Elle garantit un traitement égal de tous les usagers du service public sans distinction d’appartenance religieuse ou non. » (Art.3-2)

    Ce traitement égal ne devrait-il pas signifier que chacun demeure libre d’occuper l’espace public  selon ses convictions ? Or, les alinéas qui suivent visent clairement à réduire cette liberté fondamentale, au nom d’une neutralité que l’on veut imposer aux individus en remettant en cause leurs convictions intimes et personnelles, quand en réalité, cette neutralité ne devrait être prise en compte que dans l’exercice inhérent à leur fonction : on demandera ainsi logiquement à un(e) élu(e) d’éviter de se servir de sa tribune municipale pour donner des prêches, mais au nom de quel droit l’empêcherait-on de pratiquer publiquement sa foi ? Dans une société libre, nous ne devrions jamais être tenus d’uniformiser nos apparences, ni de décréter arbitrairement que l’une pose problème, pour autant que l’on veuille bien admettre que la neutralité du fonctionnaire est exigible au niveau de son action, pas de son apparence. Il y a là une intrusion dans la sphère protégée des libertés individuelles et une confusion que favorise actuellement une islamophobie diffuse. Trois alinéas suivent qui visent ainsi à interdire  les signes extérieurs signalant une appartenance religieuse non seulement aux fonctionnaires de l’Etat, mais aussi aux membres élus du Grand Conseil et des Conseils municipaux ! Dans une saine démocratie, une élue devrait avoir le droit de siéger en assemblée comme elle s’est présentée à ses électeurs ! Aux Etats-Unis, au Canada et dans bien d’autres pays, cela semble évident !

    Il y a quelques années, la Suisse a voté majoritairement en faveur d’une mesure clairement discriminatoire à l’encontre des musulmans : l’interdiction de la construction des minarets. Certains cantons, dont celui de Genève, avaient cependant pris position contre cette décision, montrant que beaucoup ont compris le piège qui leur était tendu : celui proposé en Europe par les partis d’extrême droite, qui voient dans les musulmans un bouc émissaire idéal pour récolter des voix dans un climat de peur.

    Optons donc pour une laïcité inclusive apaisée, où le juif, le chrétien, le musulman, où tout homme de conviction religieuse ou libre penseur agissent en se conformant aux valeurs républicaines qui leur sont communes, et s’engagent sereinement dans un dialogue enrichissant sur tout ce qui fait leurs différences.

    Entre la peur de l’autre, et le respect du prochain, faisons le bon choix !

    Hani Ramadan

    Tribune de Genève, L’invité

    11 janvier 2019

    Version longue publiée dans Le Temps du 16 janvier 2019 

    https://www.letemps.ch/opinions/non-une-loi-laicite-discriminatoire

    Non à une loi discriminatoire sur la laïcité 

    Et sur  le site de la Tribune de Genève :

    Quelle laïcité voulons-nous à Genève ?

    « Au nom de Dieu Tout-Puissant », telle est l’expression qui figure, non pas en introduction d’un chapitre sur la sharia et le droit musulman, mais dans le préambule de notre Constitution suisse ! La Suisse, dans son ensemble, n’est pas réductible à la laïcité qui sévit à Genève et à Neuchâtel, tout comme l’islam ne peut être ramené à une conception de vie strictement laïque. Il reste qu’en dehors des questions qui relèvent du dialogue de civilisations, le réalisme nous impose aujourd’hui de répondre à cette question : Quelle laïcité voulons-nous à Genève ?

    En novembre 2014, le Rapport du groupe de travail sur la laïcité rendait, à l’attention du Conseil d’Etat, des observations intéressantes, qui mettaient notamment en évidence que « la “ laïcité à la française ” est souvent perçue comme une laïcité “ de combat ” », tout en préconisant que dans notre canton, « une laïcité “ à la genevoise ” est, principalement, une laïcité “ d’apaisement ”, de “ reconnaissance ” et de “ dialogue ”. » Voilà qui était très bien vu. Il s’ensuivit la nouvelle loi sur la laïcité (LLE) proposée le 26 avril 2018 par le Grand Conseil. Là encore, le texte comprend des éléments positifs, qui montrent un souci d’équité : des dispositions sur l’accompagnement spirituel égales pour l’ensemble des communautés religieuses, et non pas seulement réservées à quelques-unes parmi elles ; la prise en compte de la nécessité de lutter contre l’analphabétisme religieux dans le cadre de l’instruction publique ; la notion d’une contribution volontaire. Autre élément louable, le texte insiste : « La neutralité religieuse de l’Etat interdit toute discrimination fondée sur les convictions religieuses, ou l’absence de celles-ci, ainsi que toute forme de prosélytisme. Elle garantit un traitement égal de tous les usagers du service public sans distinction d’appartenance religieuse ou non. » (Art.3-2)

    Ce traitement égal ne devrait-il pas signifier que chacun demeure libre d’occuper l’espace public selon ses convictions ? Or, les alinéas qui suivent visent clairement à réduire cette liberté fondamentale, au nom d’une neutralité que l’on veut imposer aux individus en remettant en cause leurs convictions intimes et personnelles, quand en réalité, cette neutralité ne devrait être prise en compte que dans l’exercice inhérent à leur fonction : on demandera ainsi logiquement à un(e) élu(e) d’éviter de se servir de sa tribune municipale pour donner des prêches, mais au nom de quel droit l’empêcherait-on de pratiquer publiquement sa foi ? Dans une société libre, nous ne devrions jamais être tenus d’uniformiser nos apparences, ni de décréter arbitrairement que l’une pose problème, pour autant que l’on veuille bien admettre que la neutralité du fonctionnaire est exigible au niveau de son action, pas de son apparence. Il y a là une intrusion dans la sphère protégée des libertés individuelles et une confusion que favorise actuellement une islamophobie diffuse. Trois alinéas suivent qui visent ainsi à interdire les signes extérieurs signalant une appartenance religieuse non seulement aux fonctionnaires de l’Etat, mais aussi aux membres élus du Grand Conseil et des Conseils municipaux !

    Par une lettre transmise à la Commission des droits de l’homme du Grand Conseil le 25 mai 2016, l’Union des organisations musulmanes de Genève (UOMG) avait réagi au Rapport du groupe de travail sur la laïcité, en s’étonnant de l’évidente contradiction qui consiste d’une part à prétendre « protéger la liberté de conscience et de croyance », et d’autre part à limiter la pratique religieuse des musulmanes : « Les femmes sont les premières victimes de ces restrictions, qui ne favorisent pas leur émancipation sociale. La société se prive d’une élite instruite et diplômée des universités suisses et d’ailleurs. A l’époque où l’on parle de l’émancipation des femmes, les musulmanes pratiquantes rencontrent des obstacles pour travailler et avoir un rôle social actif dans la société. » Or, il est clair que la nouvelle loi sur la laïcité aurait pour conséquence de favoriser l’enfermement des femmes pratiquantes chez elles.

    Et voici encore un autre article de la nouvelle loi qui pourrait être à l’origine des problèmes qu’il prétend anticiper : « Afin de prévenir des troubles graves à l’ordre public, le Conseil d’Etat peut restreindre ou interdire, sur le domaine public, dans les bâtiments publics, y compris les bâtiments scolaires et universitaires, pour une période limitée, le port de signes religieux ostentatoires. » (Art. 7-1) Là encore, l’UOMG a fait des remarques qui n’ont pas été prises en compte : « Cette loi pourrait être interprétée par des extrémistes de droite, par exemple, comme une invitation à occasionner des troubles dans le secteur public conduisant à des restrictions. Si par exemple un groupe de quelques parents et de quelques meneurs s’indignait du port du voile d’une élève, et qu’il s’ensuive des polémiques comme cela s’est vu en France, avec un assaut de journalistes, cela pourrait-il conduire notre Etat bienveillant à interdire le port du voile à une élève pour une période limitée ? En répétant ce scénario, ceux qui s’opposent aux pratiques musulmanes pourraient trouver là une brèche. En d’autres termes, cet article présente le danger de susciter des troubles publics là où il n’y en a pas. »

    L’UOMG n’est d’ailleurs pas la seule organisation qui émet de telles réserves. Après avoir relevé les aspects positifs de cette nouvelle loi, la Plateforme interreligieuse de Genève (PFIR) affirme sur son site qu’elle « s’inquiète en revanche des conséquences, sur le bien-vivre ensemble à Genève, de la disposition interdisant le port de signes religieux extérieurs par les agents de l’Etat en contact avec le public et regrette plus encore celle étendant cette interdiction aux élus au Grand Conseil et dans les Conseils municipaux (en séances plénières). Elle estime par ailleurs que l’article prévoyant le recours à des mesures préventives telles que la restriction, voire l’interdiction, à des fins de sécurité publique, du port de signes religieux ostentatoires n’était pas nécessaire dans cette loi puisque ces mesures sont déjà possibles, en cas de nécessité, selon la législation cantonale en vigueur.»

    En résumé et pour conclure, il est évident que si nous voulons préserver l’Esprit de Genève et ce qui fait de notre république un lieu qui respecte fondamentalement le droit de chacun de vivre selon ses convictions, si nous voulons éviter toute forme de restrictions discriminatoires à l’encontre d’une communauté, comme à l’encontre du libre choix des femmes de se déterminer sur leur tenue vestimentaire, il ne convient pas d’accepter cette nouvelle loi avec l’ensemble de ses composantes. Optons pour une laïcité inclusive apaisée, où le juif, le chrétien, le musulman et le libre penseur agissent en respectant les valeurs républicaines qui leur sont communes, et s’engagent sereinement dans un dialogue enrichissant sur tout ce qui fait leurs différences, lesquelles ne seront pas ressenties, parce que ouvertement exprimées, comme une menace.

    Cela devrait être possible à Genève.