1959

Islam et engagement

  • Pendant le Ramadan

    Imprimer

    Chaque jour, une parole.

    Coran, hadiths, sagesses.

    soleil levant.png genève.png

     

    (1) Facebook 

    Hani Ramadan | Facebook

    Hani Ramadan Officiel - YouTube

    Cordialement !

  • Bulletin du CIG n°79

    Imprimer

    - À la lumière du Coran : Commentaire de la sourate Al- Baqara, (La Vache)

    - Hadiths sur les aumônes

    - Appel à notre communauté

    - Zakât al-fitr

    Hadiths (cige.org)

  • L’Islam et le respect du monde animal (audio, 3’47)

    Imprimer

    L’Islam comprend des enseignements qu’il peut être utile de soumettre à tous ceux qui défendent la dignité des animaux…

    chatons.jpg

    L'Islam et le respect des animaux

    En français : www.cige.org/Sermons/LIslamEtLeRespectDesAnimaux-f.mp3

    En arabe : www.cige.org/Sermons/LIslamEtLeRespectDesAnimaux-a.mp3

  • L’ONU juge l’initiative « anti-burqa » discriminatoire

    Imprimer

    "La Suisse rejoint le petit nombre de pays où la discrimination active contre les musulmanes est désormais sanctionnée par le droit", a dit à la presse une porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme. Alors même que ces femmes dénoncent une augmentation de celle-ci en Europe.

    https://www.rts.ch/info/suisse/12033156-lonu-juge-linitiative-antiburqa-discriminatoire-envers-les-musulmanes.html

    Lire la suite

  • CONFERENCE ZOOM VENDREDI 12 MARS 2021

    Imprimer

    Bismi Llah

    assalam 'alaykum, bonjour,

     

    Vendredi prochain 12 mars 2021 in shâ Allah à 19h00

    Par zoom (gratuit) 

    (https://unige.zoom.us/j/96333922290)

     

    Exposé sur : Al-isrâ’ wa -l-mi‘râj,

    Le voyage nocturne et l’ascension du Prophète Muhammad (Allah le couvre de bénédictions et de paix)

    158753551_3778916582227118_7400243745618922805_n.jpg

  • Les musulmanes ont droit à la liberté religieuse

    Imprimer

    Opinion

    Le Temps, 15 février 2021

    Le Temps a largement donné la parole à Madame Saïda Keller-Messahli sur la question du voile intégral. Il n’est pas très difficile de relever les incohérences des propos qu’elle tient, et en voici quelques exemples :

    Elle attribue à l’influence des Frères musulmans et de « l’islam politique » le fait que le niqab (voile intégral) soit entré dans les mœurs depuis les années 1970. Or, ni la mère, ni l’épouse, ni les filles de l’imam Hassan al-Bannâ (mon grand-père maternel, fondateur du mouvement des Frères musulmans) ne portaient le niqab. Elles laissaient paraître leur visage.

    Cependant, pour tous ceux qui connaissent réellement les sources de l’islam, le fait de se couvrir le visage entre dans les pratiques reconnues d’un grand nombre de savants musulmans, et cela, depuis les premiers temps de l’islam. Une femme peut donc choisir de se vêtir ainsi, en estimant pratiquer au mieux sa religion. Rappelons que la liberté de vivre selon des prescriptions religieuses est inscrite dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Remettre en cause ces principes par la voie des urnes n’est envisageable que lorsque la communauté musulmane est visée.

    Madame Saïda Keller-Messahli est fondatrice du Forum pour un islam progressiste. Il serait intéressant de mener une enquête pour déterminer qui compose cette structure. Beaucoup de communautés musulmanes, dans leur grande majorité, comprenant des Unions d’organisations musulmanes, mais aussi des membres de Fédérations, estiment que cette dame n’est pas qualifiée pour représenter les musulmans en Suisse.

    En fait, elle affirme clairement s’opposer avec la plus grande véhémence au Coran. « Le texte du Coran (sourate 24), pense-t-elle pouvoir dire, considère que le corps de la femme est impudique. Selon le texte, le corps de la femme est indécent et source de péché pour l’homme. » Or, dans cette sourate appelée La Lumière, il n’est question à aucun moment de l’impudicité et de l’indécence dont parle Madame Saïda Keller-Messahli. C’est elle qui projette sur le texte coranique ses propres conceptions, pour les interpréter ensuite de façon négative. Parlant de ce qu’elle croit lire dans le Coran, elle ajoute ainsi : « Cette image du corps de la femme, violemment discriminatoire, est absolument inacceptable. » En d’autres termes, Madame Saïda Keller-Messahli ne s’oppose pas aux Frères musulmans, mais directement au Coran lui-même !

    Par ailleurs, selon elle, « cet habit traduit une volonté de déshumaniser la femme musulmane ».  Bien sûr, on peut comprendre la chose pour toutes celles qui sont humiliées, et à qui on refuse dans certains pays une instruction digne alors qu’elles ne sont que des fillettes. Que dire cependant de celles – un très petit nombre en Suisse – qui le portent volontairement ? Pourquoi vouloir les contraindre ? Laissons donc les femmes faire elles-mêmes le choix de leur tenue vestimentaire, sans vouloir leur imposer notre façon de voir.

    Rappelons enfin que cette polémique émane du Comité d’Egerkingen, le même qui a fait interdire les minarets en Suisse, contre l’avis éclairé du Conseil fédéral. Ce dernier s’oppose pareillement à cette nouvelle initiative islamophobe de l’UDC, en faisant des propositions raisonnables :   son contre-projet adopté par le Parlement prévoit que « toute personne est obligée de montrer son visage aux autorités lorsque cela est nécessaire pour son identification. »

    J’ai un souvenir. Il y a quelques années, j’étais en transit à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris. Il y avait beaucoup de monde. Devant moi, un couple attendait de passer la douane : un barbu et une femme portant le voile intégral. C’est alors que le policier français qui était debout et à qui les passeports étaient remis eut une réaction exemplaire : il orienta très rapidement le couple en faisant un pas de côté, à l’abri des regards de la foule, et la femme découvrit son visage pour être identifiée. On peut ainsi concilier un comportement courtois qui montre que l’on respecte les convictions de chacun, sans renoncer pour autant aux règles assurant la sécurité dans nos sociétés modernes. Hélas, le bon sens n’est pas un ingrédient de la soupe populiste.

     Hani Ramadan

    Directeur du Centre islamique de Genève

    Lire la suite

  • COMMUNIQUE DE L'UOMG

    Imprimer

    Résultat de recherche d'images pour "UOMG logo hani ramadan"NON À UNE INITIATIVE DISCRIMINATOIRE

    Communiqué de l’UOMG (Union des organisations musulmanes de Genève) sur la VOTATION DU 7 MARS 2021 concernant l’initiative sur l’interdiction de se dissimuler le visage

    Genève, 15 février 2021

    L’UOMG tient à faire savoir qu’elle s’oppose à cette initiative pour plusieurs raisons :

    • La question du niqab en Suisse ne concerne pas plus de trente femmes musulmanes sur l’ensemble de notre territoire. Cette initiative, menée notamment par des tendances d’extrême droite, ne vise, une fois de plus, qu’à se servir de l’islamophobie dans des perspectives populistes et électoralistes. Les affiches montrant des femmes aux visages cachés et aux regards haineux relèvent d’un niveau de campagne politique infantilisant.
    • Par ailleurs, dans la mesure où cela relève du libre choix d’une femme, sans qu’elle y soit contrainte, il est essentiel de respecter ce choix. Les femmes adultes sont assez grandes pour adopter la tenue vestimentaire qui convient à leur goût. Le paternalisme qui sous-tend cette démarche n’est pas bienvenu. Pas plus qu’une forme de féminisme perverti qui veut imposer une liberté à sens unique.
    • Bien sûr, montrer son visage est nécessaire dans certaines circonstances, lorsqu’il est question d’identification, voire de sécurité. L’UOMG apprécie à ce titre la position mesurée de nos autorités. Cette polémique émane en effet du Comité d’Egerkingen, le même qui a fait interdire les minarets en Suisse, contre l’avis éclairé du Conseil fédéral. Ce dernier s’oppose pareillement à cette nouvelle initiative islamophobe de l’UDC, en faisant des propositions raisonnables : son contre-projet adopté par le Parlement prévoit que « toute personne est obligée de montrer son visage aux autorités lorsque cela est nécessaire pour son identification. »
    • L’UOMG tient enfin à remercier toutes celles et tous ceux qui refusent la stigmatisation de l’islam et de ses pratiques à des fins politiques. Une attitude qui n’est pas digne des hautes valeurs constitutionnelles de notre pays. 

    Pour les membres de l’UOMG

    Yavuz DURUKAN,

    Président

     

  • Le miel, la nigelle et la Covid

    Imprimer

    On se rappellera que le Coran parle des vertus médicinales du miel :

    « [Et voilà] ce que ton Seigneur révéla (awhâ) aux abeilles : "Prenez des demeures dans les montagnes, les arbres, et les treillages que [les hommes] font. Puis mangez de toute espèce de fruits, et suivez les voies de votre Seigneur, rendus faciles pour vous." De leur ventre, sort une liqueur, aux couleurs variées, dans laquelle il y a guérison pour les gens. Il y a vraiment là un signe pour des gens qui réfléchissent. »  (Coran, 16, 68-69)

    Et on se rappellera aussi ce que le Prophète Muhammad (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit en désignant la nigelle :

     « Cette graine noire est une guérison pour toute maladie, sauf la mort. » (Parole authentique rapportée par al-Bukhârî)

    nigelle.jpg

    La nigelle cultivée ou cumin noir

    Lire donc :

     La nigelle et le miel : un incroyable traitement anti-COVID !

    par Emilien Lacombe

    La nigelle et le miel : un incroyable traitement anti-COVID ! (infodujour.fr)

    Extrait : « L’un des principes actifs de Nigella Sativa est la Thymoquinone (TQ). En transitant vers les cellules infectées, la thymoquinone peut se lier à l’enveloppe lipophile du virus SARS-CoV-2 en raison de sa nature hydrophobe et, ainsi, l’inhiber. Elle a démontré des activités anti-inflammatoires, anti-oxydantes, antitumorales et antimicrobiennes. Fait intéressant, la thymoquinone et l’extrait de Nigella sativa se sont révélés efficaces contre le virus de la grippe aviaire (H9N2 AIV) et un modèle d’infection à cytomégalovirus murin. Le traitement des cellules avec de l’extrait de Nigella sativa avant l’infection par le coronavirus diminue la réplication du virus. De plus, l’analyse de l’expression génique des protéines potentielles des récepteurs transitoires (TRP) a montré une réduction des charges virales lors des traitements d’extraits, ce qui peut diminuer la survie des coronavirus à l’intérieur des cellules. » 

    À méditer.

  • Un chemin vers le Paradis : le savoir (texte et audios)

    Imprimer

    Et appel pour la libération du Dr Salman al-‘Ûda, et des savants enfermés injustement en Arabie Saoudite

    Salman al-‘Ûda.jpg 2.jpg

    En français : www.cige.org/Sermons/UnCheminVersLeParadis-LeSavoir-f.mp3   5 minutes 11

    En arabe : www.cige.org/Sermons/UnCheminVersLeParadis-LeSavoir-a.mp3  4 minutes 50

     

     Chers amis et amies,

    Mes chers frères et sœurs en Islam,

    La grande affaire, pour tout musulman et toute musulmane, c’est de pouvoir, au terme de notre vie, entrer au Paradis. Notre Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix), dont la venue est pour nous une miséricorde, nous a indiqué qu’il existe plusieurs actions qui mènent au Paradis, et parmi celles-ci, il y a le fait de se mettre en quête de savoir.

    D’après Abû Hurayra – que Dieu soit Satisfait de lui – le Messager de Dieu a dit : « Celui qui emprunte un chemin en quête d’une connaissance, Dieu lui facilite l’accès au Paradis. » (Muslim)

    C’est par la connaissance que l’homme se rapproche le plus de Dieu. Celui donc qui emprunte cette voie, et qui n’en dévie pas, arrive à Dieu et au Paradis par le plus court chemin.

    On ne peut connaître Dieu, en effet, et obtenir Son agrément, et se rapprocher de Lui, et vivre dans Son voisinage dans l’au-delà, sinon par l’acquisition des connaissances utiles, avec lesquelles Dieu a envoyé Ses Messagers, et qui sont comprises dans Ses Livres révélés. Par ce savoir, l’homme est conduit à Dieu ; et par ce savoir, l’homme parvient à reconnaître son chemin, au milieu des ténèbres de l’ignorance et du doute.

    Cette voie dans la quête de la connaissance, entre dans le sens premier du terme « chemin » : il signifie que nous devons faire un effort pour nous rendre à pied là où se trouvent les cercles de savoir. Mais on peut le comprendre aussi dans son sens large, qui renvoie à tout ce qui est relatif à l’acquisition des savoirs, comme le fait d’étudier, d’assimiler des connaissances, de faire des recherches, d’écrire, de s’instruire et de comprendre, et ainsi pour toute activité qui s’inscrit dans la volonté de connaître.

    D’après Anas – que Dieu soit Satisfait de lui –, le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit : « Lorsque vous passez près des jardins du Paradis, mangez-en (les fruits) en abondance ! » On dit : « Et que sont les jardins du Paradis, Ô Messager de Dieu ? » Il répondit : « Les cercles de rappel. » (Hadith rapporté par at-Tirmidhî, et authentifié par le savant al-Albânî comme étant de bonne authenticité – hasan –)

     

    Selon le savant Ahmad ‘Abdu -r-Rahmân al-Bannâ, ce hadith est pour nous un encouragement à entrer dans ces jardins, pour y recevoir une immense rétribution et avoir accès aux jardins des délices. Ce hadith comprend une incitation à « pratiquer le rappel (le dhikr), et à participer aux réunions de ceux qui se réunissent pour mentionner Dieu. Le terme dhikr englobe ici tout ce qui conduit à se souvenir de Dieu – à Lui la Puissance et la Majesté –, comme le fait de lire le Coran, d’étudier, de glorifier Dieu et de proclamer son unicité, et ainsi pour toute action comparable. » (Ahmad al-Bannâ, Al-Fat’h ar-Rabbânî, 14/204)

     ‘Abdu -Llâh Ibn ‘Amr – que Dieu soit Satisfait de lui et de son père – rapporte qu’il a demandé au Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) : « Ô Messager de Dieu ! Quel est le butin des assemblées de rappel ? » Il répondit : Le butin des assemblées de rappel est le Paradis. » (Hadith rapporté par Ahmad, et authentifié par le savant al-Albânî comme étant de bonne authenticité – hasan –)

    Mes chers frères et chères sœurs en Islam,

    Comme nous devons accorder une importance particulière au savoir, qui est l’une des voies qui donnent accès au Paradis, notamment par le fait qu’il nous permet de distinguer le bien du mal et le licite de l’illicite ; de la même façon, nous devons montrer le plus grand respect pour nos savants qui ont pour fonction de nous indiquer la voie à suivre afin d’être guidés. Particulièrement ceux qui se sont tenus face à des chefs tyranniques, et qui pour cela en ont subi les conséquences, persécutés pour leurs opinions. Parmi ceux-là, j’aimerais évoquer aujourd’hui le nom de Salman al-‘Ûda – Qu’Allah le protège –, qui est emprisonné en Arabie Saoudite, et cela injustement depuis septembre 2017 jusqu’à nos jours, parce qu’il a refusé de soutenir entièrement le régime agressif de Muhammad Ibn Salman.

    Nous ne devons pas l’oublier, lui et ses frères qui subissent le même sort. Nous devons invoquer Dieu pour eux.

    Nous demandons à Allah – Exalté soit-Il – qu’Il le libère, qu’Il le guérisse, qu’Il allège pour lui les souffrances liées à son incarcération, et qu’Il fasse que son savoir soit utile aux hommes. Allâhumma âmîn !

    Lire la suite

  • Paroles du Vendredi

    Imprimer

    « Sois reconnaissant ! »

     Meilleurs vœux pour 2016 ! - Bien-être au naturel

    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/218275896603512/

    https://youtu.be/7L05rvz2X7U 

    BON VENDREDI, BONNE SEMAINE

    ET BONNE ANNEE !

  • Lettre à tou(te)s les musulman(e)s vivant en France, et au gouvernement Macron

    Imprimer

    Cet article a été proposé aux journaux Le Monde (France) et Le Temps (Suisse). Il s’est heurté, comme le précédent, à une nouvelle censure délibérée. Aucune explication n'a été donnée. Or, la censure est à la presse ce que la répression est à la tyrannie. 

    À une époque où Zemmour dispose d'une complète liberté pour proférer médiatiquement de véritables appels à la haine contre l’islam (moyennant quelques condamnations au passage sans grandes conséquences pour l’intéressé), et où cet homme est protégé par le pouvoir en place au nom de la liberté d’expression, le gouvernement français s’est engagé à établir de nouvelles lois qui visent la communauté musulmane dans le but d’étouffer la voix de ses imams sur toute question ayant une dimension politique, ou sur toute conviction religieuse qui serait en contradiction avec les principes de la république.

    À cela, il est clair que les musulmans doivent répondre avec transparence et sincérité. Il est des points qui, au niveau de leur foi, ne peuvent être remis en question par un pouvoir quelconque, mais nous allons voir que cela ne pose pas de problèmes si les autorités se tiennent à leur propre Déclaration universelle des droits de l’homme, qu’elles sont censées reconnaître comme étant une référence décisive.

    Il faut d’abord souligner le prétexte fallacieux qui a conduit le gouvernement Macron à brandir la nécessité de nouvelles lois. Hormis le fait que c’était là une occasion de reprendre à son compte les thématiques électoralistes du Rassemblement national (RN), ce sont les drames de Conflans-Sainte-Honorine et de Nice qui justifieraient de mettre un terme à l’influence de l’islam politique. Il suffit de considérer que ces actes odieux, dont il n’est pas prouvé à ce jour qu’ils résultent d’une radicalisation politique et idéologique, mais qui sont plutôt le fait d’individus incontrôlables, n’émanent en aucun cas de la tendance des Frères musulmans (ni d’ailleurs de celle dite « salafiste », terme que beaucoup emploient sans comprendre ce qu’il signifie). Tendance qui, en Egypte et partout dans le monde arabe, a choisi la voie des urnes pour faire valoir ses valeurs, et non pas celle des armes.

    Légion d'honneur.jpg

    Donner discrètement la grand-croix de la Légion d'honneur à un putschiste sanguinaire, voilà assurément les nouvelles valeurs de la république. Honte à vous! 

    Il faut le rappeler. Tendance qui certes, en Palestine, et à Gaza tout particulièrement, se livre à des actes de résistance, lieu où cela est parfaitement légitime, à moins de renoncer à toute dignité. Car là-bas, la colonisation se poursuit et ne cesse de s’étendre, contre le droit international.

    Il faut ensuite mettre en évidence que le propre des Etats de droit est de laisser les citoyens s’exprimer librement, même si leurs convictions sont contraires à celles de la majorité du peuple votant, courtisée par les candidats à la magistrature suprême. La liberté d’expression ne peut être le privilège de ceux qui pensent comme vous. Quelqu’un doit pouvoir dire, à titre d’exemple, qu’il est royaliste et que la démocratie est une impasse. Il doit pouvoir dire – autre exemple qui n’a rien à voir avec les théocraties moyenâgeuses européennes et les monarchies de droit divin – qu’un système qui respecte la volonté populaire, mais qui est cadré et orienté par une référence transcendante, est le seul moyen de prévenir toutes sortes de dérives.  Ce ne sont donc pas les idées et les convictions qui posent problèmes, mais seulement des propos qui seraient une véritable incitation à la haine, et qui menaceraient l’ordre public. À ce titre, on ne comprend pas encore une fois pourquoi Zemmour est libre de s’exprimer malgré la teneur de ses discours qui stigmatisent clairement l’islam, et conséquemment constituent une incitation à la guerre civile ; alors que l’on projette clairement d’interdire à un imam quelconque, en France, d’enseigner des valeurs morales religieuses contraires aux mœurs nouvelles ; ou de condamner clairement du haut de sa chaire les exactions commises par Tsahal contre des civils palestiniens, dont de nombreux enfants, et cela au mépris des Conventions de Genève.

    Quels sont donc les principes auxquels, en son âme et conscience, un(e) musulman(e) ne peut déroger ?

    Premièrement, on ne compare pas la loi de Dieu, issue des deux sources de l’islam, le Coran et la Sunna (ce que le Prophète Muhammad a dit, fait ou approuvé), aux lois humaines, tout comme on ne compare pas le Créateur – infiniment Parfait – aux faibles créatures que nous sommes. À la question de l’Inquisition laïcarde qui nous est posée si souvent : Mettez-vous les lois de la république au-dessus des lois de la sharî‘a, nous devons répondre en soulignant que cette interrogation n’a pas de sens, et qu’elle est en fait ridicule. Aussi ridicules que ces minuscules êtres terrestres que nous sommes, quand nous prétendons défier le ciel. Les lois républicaines, tout comme la Déclaration des droits de l’homme, ont prévu de nous accorder notre liberté de pratiques religieuses et de conscience, y compris celle qui nous conduit à penser, par exemple, qu’il est infiniment plus utile aux hommes d’interdire l’alcool, que d’en autoriser la consommation !  De plus, à la différence de ce que préconise le régime chinois avec les Ouïghours, la république ne me contraint pas à boire du vin comme preuve d’intégration. Rien n’empêche par ailleurs un(e) musulman(e) de se conformer aux lois de son pays, parce que précisément, les hommes ont eu l’intelligence de conserver ces libertés fondamentales pour le bien de chacun d’entre nous, et sans exception[1].

    Or, que fait aujourd’hui le gouvernement Macron ? Exactement le contraire : il stigmatise une frange des citoyens pour les conduire non pas à reconnaître la laïcité, mais à la confesser comme un dogme absolu en renonçant à l’expression libre de leurs convictions. Soyons encore plus clairs : si demain, dans une église, un prêtre français venait à citer le passage suivant de la Bible : « Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur » (Bible, Éphésiens 5:22), propos que beaucoup jugeraient excessifs,  quelle devrait être notre réaction ? Faudrait-il fermer son église ? Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes, s’offusquerait-elle avec la classe dirigeante ? Dirait-elle haut et fort que cette prise de parole est contraire aux valeurs de la république et qu’il faut l’interdire en proposant à ce chrétien convaincu une formation dotée de l’obtention d’un label de qualité française ? Parlerait-elle d’un christianisme de France ?

    schiappa polygamie.jpg

    Nouvelles mœurs et progrès en marche : oui aux plans à trois, non à la polygamie. Et à Abraham, père d'Ismaël et d'Isaac, que lui auriez-vous dit en donneuse de leçons ?

     

    Ce sont des questions. Je sais qu’elles peuvent susciter des émotions entraînant des féministes à crier au scandale. Elles appellent toutefois des réponses républicaines fondées sur des principes évidents : la liberté d’expression doit être protégée par nos institutions. Il faut combattre les idées par les idées, les paroles par les paroles ; jamais par la « censure légalisée », qui est le propre des dictatures. Seuls sont condamnables les appels explicites à la violence.  Et certainement pas ceux qui invitent leurs coreligionnaires à mener des actions citoyennes utiles à toutes et à tous.

    Deuxièmement, les musulmans vivant en France devraient prendre leur distance avec un processus qui ne leur est en aucun cas favorable. Tout ce qui précède montre en effet que nous n’avons pas besoin de nouvelles lois en la matière. Pourquoi donc le gouvernement Macron vise-t-il le contrôle des imams ? Toute cette démarche s’explique par deux facteurs :

    Observons d’abord que l’islamophobie représente un enjeu électoral décisif face à l’extrême droite.  La presse et les médias – et aussi pas mal d’écrivains – relèvent à grand bruit l’idée que c’est une idéologie qui est à l’origine des violences perpétrées contre un enseignant et contre une église : l’islam politique. Voilà l’ennemi. Tout est dit. Allons enfants de la Patrie !... Tout cela est grossier et manque singulièrement de nuances. Il suffit de considérer le flot de protestations engendrées par les caricatures de Charlie dans l’ensemble du monde musulman, du Sénégal jusqu’à l’Indonésie et au-delà, pour comprendre que le nombrilisme des Lumières est loin de faire l’unanimité à travers le monde.

    Observons ensuite que cet éclairage est encouragé par ceux qui détiennent à 90% la presse et les médias français : les lobbies argentés qui ont tellement de pouvoir aujourd’hui en France, et qui sont à l’origine de l’élection de Macron.  Il s’agit purement et simplement de museler l’islam, et de réduire son discours à la sphère privée pour qu’enfin sa visibilité disparaisse. Au lieu de s’attacher à une laïcité inclusive, ouverte à la liberté de chacun dans un cadre républicain respectueux de principes universels, le gouvernement Macron fait tout ce qu’il ne faut pas faire : armé d’une conception républicaine pervertie et inversée, mêlant affaires d’Etat et religion, c’est par une laïcité exclusive et intrusive[2] qu’il mène sa politique guerrière contre une communauté précise, même s’il s’en défend en prétendant ne viser que les « islamistes », terme que l’on utilise aussi pour désigner les musulman(e)s pratiquant ouvertement leur religion. C’est l’Etat qui se donne désormais le pouvoir de fixer les limites d’une définition sur mesure d’un nouvel islam, « l’islam de France et des Lumières » !

    Troisièmement, c’est pour toutes ces raisons que les musulmans avertis devraient dire non à ces basses manœuvres, et fermement. En islam, les principes passent avant les intérêts matériels. La vérité ne peut être sacrifiée sur l’autel de compromissions qui conduisent à une perte de confiance.

    Il fallait dire à Macron : Non, Monsieur le président. En France, terre de libertéS (mais est-ce toujours le cas ?), Etat de droit (vraiment ?), nous continuerons à dénoncer les crimes perpétrés à l’encontre des musulmans, en Palestine. Et nous vous invitons à le faire. Et dans l’Egypte du dictateur putschiste Abdel al-Fattah al-Sissi, avec qui vous partagez des intérêts commerciaux, et que vous accueillez en grande pompe à l’Elysée, pour lui remettre plus discrètement la grand-croix de la Légion d’honneur ! Si les Français aujourd’hui – et je parle de tous les Français sans exception – savaient quelles sont les atrocités commises par le « maréchal » dans toute la vallée du Nile, ils réclameraient, Monsieur Macron, votre destitution.

    Fidèles aux enseignements des imams qui nous ont transmis le message de l’islam au péril de leurs vies, nous continuerons à proclamer notre conviction : l’islam propose librement aux hommes une doctrine du juste milieu, entre le ciel et la terre, qui embrasse toutes les dimensions de l’existence : cultuelle, culturelle, politique, économique, sociale. L’islam nous convie à respecter les lois de la république, tant qu’elles ne sont pas trahies et perverties par des forces politiques en mal de reconnaissance.

    Ici finit l’hypocrisie à laquelle votre gouvernement nous invite lamentablement. Là commence le véritable dialogue.

    zemmour CONDAMNE.jpg

    Lui, par contre, il est toujours là, malgré des condamnations répétées.

    Pas le CCIF qui l'a fait condamner! 

    Honte à vous!

     

    Hani Ramadan

    Directeur du Centre islamique de Genève

     

     

     

     

    [1] Il est en outre inquiétant de considérer que le régime chinois a introduit la notion de séparatisme pour persécuter les musulmans en Turkestan oriental, et que le gouvernement Macron n’a pas hésité – pour un certain temps au moins – à se servir de la même aberration sémantique pour désigner un bouc émissaire en France.

     

    [2]Sur les notions de laïcités inclusive, intrusive et exclusive, voir notre article : Islam et laïcité, entre doctrines et vivre-ensemble - Le Temps  et Islam et laïcité, entre doctrines et vivre-ensemble - Islam et engagement (tdg.ch)

  • Bulletin du Centre islamique n°78

    Imprimer

    -À la lumière du Coran : Règles concernant les pratiques sexuelles en Islam

    IMG_4748.jpg


    -Spiritualité :

    Avec al-Jîlânî : Le repentir et le retour à Dieu

    -Un hadith 

    Bulletin_78.pdf (cige.org)

  • ANNONCE OUVERTURE DU CENTRE ISLAMIQUE POUR LES CULTES

    Imprimer

     

    Bismi Llâh Ar-Rahmân Ar-Rahîm

    DÈS LE 11 décembre 2020, 12h00

    104, rue des Eaux-Vives

     

    LE CENTRE ISLAMIQUE EST OUVERT POUR LES CINQ PRIERES

    LE SERMON DU VENDREDI AURA LIEU QUATRE FOIS ET SERA REDUIT A 20 minutes

     

    1er office : de 12h00 à 12h20

    2e office : de 12h40 à 13h00

    3e office : de 13h20 à 13h40

    4e office : de 14h00 à 14h20

     

    Nous vous signalons que pour les prières quotidiennes comme pour le sermon du vendredi, chaque personne devra donner son nom et son numéro de téléphone, apporter un masque, un tapis de prière personnel ainsi qu’un sac pour y mettre ses chaussures.

    Les ablutions doivent être faites à la maison (Il est interdit d’utiliser les toilettes communes).

    Veuillez respecter la distance sociale et les gestes barrières en entrant au Centre Islamique, pendant la prière et en sortant.

    Tout attroupement devant le Centre Islamique est interdit.

    Une fois la prière du vendredi réalisée, merci de sortir selon l’ordre qui vous sera indiqué.

    Fraternellement

     

  • LA PIETE, VALEUR UNIVERSELLE

    Imprimer

    La piété, ou la crainte de Dieu[1]

    تقوى.jpg

     « Et quiconque craint Dieu, Il lui donne une issue favorable, et Il lui accorde Ses dons par (des moyens) sur lesquels il ne comptait pas. »  (Coran, 65, 2-3)

     

    Louange à Dieu, Maître des univers.

    Nous témoignons qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) est le Messager de Dieu.

    Mes chers frères et sœurs en Islam, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la piété et le fait de craindre Dieu.

    Dieu dit dans le Coran :

     « Ô vous qui avez cru ! Craignez Dieu comme Il se doit d’être craint. »[2]

     يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ حَقَّ تُقَاتِهِ

    Il dit aussi – Exalté soit-Il – : « Craignez Dieu autant que vous le pouvez. »[3]

    فَاتَّقُوا اللَّهَ مَا اسْتَطَعْتُم

    Il dit aussi – Glorifié soit-Il – : « Ô vous qui avez cru, craignez Dieu et ayez un

    langage pertinent et juste. »[4]

    يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا اتَّقُوا اللَّهَ وَقُولُوا قَوْلًا سَدِيدًا

    Et Il dit encore : « Et quiconque craint Dieu, Il lui donne une issue favorable, et Il lui accorde Ses dons par (des moyens) sur lesquels il ne comptait pas. » [5]

    وَمَنْ يَتَّقِ اللَّهَ يَجْعَلْ لَهُ مَخْرَجًا (2) وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ

    Il dit également : « Si vous craignez Dieu, il vous accordera un pouvoir de discernement, rachètera pour vous vos mauvaises actions et vous pardonnera. Dieu est le détenteur de l’immense grâce. »[6]

    إِنْ تَتَّقُوا اللَّهَ يَجْعَلْ لَكُمْ فُرْقَانًا وَيُكَفِّرْ عَنْكُمْ سَيِّئَاتِكُمْ وَيَغْفِرْ لَكُمْ وَاللَّهُ ذُو الْفَضْلِ الْعَظِيمِ

    Le mot taqwâ, que nous traduisons par la piété ou la crainte de Dieu, vient de la racine wiqâya, qui désigne ce qui cache la tête, mais aussi, de façon plus générale, ce qui protège. La crainte de Dieu consiste donc pour le serviteur à se protéger de Son châtiment en se conformant à Ses ordres, et en s’écartant de Ses interdictions.

    Ces versets nous montrent que la piété – at-taqwâ – est à l’origine de tout bien, sur terre comme dans l’au-delà. Ainsi :

    • Dieu aide matériellement et spirituellement celui qui Le craint.
    • Il lui donne le discernement et illumine son intelligence, si bien qu’il distingue le bien du mal. Il reconnaît ce qui est vrai et s’en approche, et il reconnaît ce qui est faux et s’en écarte.
    • Dieu pardonne ses péchés à celui qui pratique la piété.

    D’après Abû Hurayra, on demanda au Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix): « Qui est le plus noble des hommes ? » Il répondit : « Le plus noble d’entre eux est le plus pieux d’entre eux. » Des Compagnons dirent : « Ô Prophète de Dieu, ce n’est pas à ce sujet que nous t’interrogeons. » Il poursuivit : « Alors, le plus noble des hommes est Joseph, prophète de Dieu, fils du prophète de Dieu, fils du prophète de Dieu, fils de l’ami intime de Dieu. »[7] Ils dirent : « Ce n’est pas à ce sujet que nous t’interrogeons. » Il dit : « C’est donc à propos de la souche[8] des Arabes que vous m’interrogez ? » « Oui », dirent-ils.  Le Messager de Dieu déclara : « Les meilleurs d’entre eux avant l’Islam[9] sont les meilleurs d’entre eux dans l’Islam, lorsqu’ils sont instruits d’une saine compréhension de l’Islam. » [10]

    De ce hadith on retire des enseignements précieux : l’homme est élevé par sa piété. Sa véritable noblesse est sa crainte de Dieu. Celui qui pratique la piété, sa vie est bénie sur terre et son rang est élevé dans l’au-delà. Le hadith montre également comme la noblesse d’un homme se reconnaît aussi à sa noble ascendance, dans la mesure où ses pères pratiquaient eux-mêmes la piété, et pour autant qu’il se conforme à leur modèle. Le Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a effectivement dit : « Le plus noble des hommes est Joseph, prophète de Dieu, fils du prophète de Dieu (Jacob), fils du prophète de Dieu (Isaac), fils de l’ami intime de Dieu (Abraham) ». Cependant, la piété occupe le premier rang et elle vient avant la lignée. (….)

    Mes chers frères et sœurs en Islam,

    Notre Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) faisait cette invocation : 

    « Ô Grand Dieu ! Je te demande (de suivre) la bonne direction (Allâhumma innî as’aluka -l-hudâ), et la piété (wa -t-tuqâ), et la vertu (wa -l-’afâf), et la richesse (wa -l- ghinâ). »

    La vertu (al-’afâf), cela consiste à se mettre au-dessus de tout ce qui est illicite, et à s’en écarter complètement. La richesse (al- ghinâ), c’est la richesse de l’âme et le fait de ne pas dépendre d’autrui.

    Cette invocation, Mes frères et sœurs en Islam, nous montre la valeur des qualités morales que notre Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) demandait à Dieu, alors qu’il est de tous les hommes celui qui Le connaît le plus et qui Le craint le plus. 

     Ô Grand Dieu ! Nous te demandons (de suivre) la bonne direction, nous te demandons la piété, la vertu, et la richesse !

    Allâhumma âmîn !

     

    [1] Extrait de Nouveaux sermons du vendredi, Rappel et Exhortations (Volume 2), à paraître in shâ Allah.

    [2] Coran, 3, 103.

    [3] Coran, 64, 16.

    [4] Coran, 33, 70.

    [5] Coran, 65, 2-3.

    [6] Coran, 8, 29.

    [7] Joseph, fils de Jacob, fils d’Isaac, fils d’Abraham.

    [8] Le terme utilisé en arabe est ma‘âdin, qui signifie au pluriel minerais. Il peut être rendu en français par le mot « souche », qui nous renvoie à la même notion des origines.

    [9] La période d’ignorance qui précéda la Révélation.

    [10] Rapporté par al-Bukhârî et Muslim.

    Lire la suite

  • PAROLES DU VENDREDI

    Imprimer

    Réponse à une question sur la meilleure parole

    Meilleurs vœux pour 2016 ! - Bien-être au naturel

     

    https://youtu.be/iKLpScx27Ig

     

     https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/365604771406785/?vh=e&d=n

     

    BON VENDREDI ET BONNE SEMAINE

  • Paroles du Vendredi

    Imprimer

    Bismi Llâh Ar-Rahmân Ar-Rahîm

     Assalâmu 'alaykum Bonjour,

    Moments où les invocations sont exaucées

    Meilleurs vœux pour 2016 ! - Bien-être au naturel

    https://youtu.be/cdbFqDIlVUs

    https://fb.watch/1-HAXIu5N5/ 

     

    BON VENDREDI ET BONNE SEMAINE

    CORDIALEMENT !

     

  • Paroles du Vendredi

    Imprimer

    Bismi Llah

     Assalamu 'alaykum Bonjour,

    Ne nous oubliez pas dans vos invocations 

    Les personnes qui sont exaucées

    Meilleurs vœux pour 2016 ! - Bien-être au naturel

    https://youtu.be/V0xqvCDLYAo

    https://fb.watch/1Sn_w4sut9/

     

    BON VENDREDI ET BONNE SEMAINE

    CORDIALEMENT !

  • La France et Charlie en crise

    Imprimer

    Cet article a été proposé aux journaux Le Monde (France) et Le Temps (Suisse). Il s’est heurté à une censure délibérée. Rien d’étonnant à cela : nous savons qu’une grande partie de notre presse et de nos médias est dominée par des lobbies argentés. Charlie a droit au dessin et à la parole. Pas les musulmans engagés. Or, la liberté d'expression à sens unique est un non-sens…

    La France et Charlie en crise

    Comme cela était prévisible, le climat en France se détériore à la vitesse grand V. On a vu la chose venir, mais on n’ose pas encore imaginer comment cela va finir. Comme beaucoup de citoyens européens, les idées se bousculent en moi, et je suis à peu près sûr que l’Occident, ou du moins certaines de ses régions, sont prêtes à sombrer de nouveau dans la barbarie qui consiste à s’acharner sur l’une de leurs minorités.

    Une barbarie qui peut prendre le visage le plus avenant, notamment celui de Marion Maréchal LE PEN. Suite à la dernière agression survenue à Nice le jeudi 20 octobre 2020 dans la basilique de Notre-Dame,  et qui a été suivie par un autre acte de violence à Avignon le même jour, on a vu la petite-fille de Jean-Marie s’insurger sur sa page Facebook, en faisant des déclarations guerrières : « Après l’attentat de ce matin à Nice à la basilique où trois personnes sont mortes et où il y a eu plusieurs blessés, il y a eu une autre attaque au couteau au cri de Allahou Akbar à Avignon », croyait-elle pouvoir dire. Malheureusement pour elle, vendredi matin, Philippe Guémas, le procureur d’Avignon, a déclaré dans 20 Minutes que l’homme abattu par les forces de l’ordre faisait partie de la mouvance identitaire. « Il était notamment porteur d’une doudoune bleue aux couleurs du mouvement Génération identitaire ».  Or, on a vu Marine Le Pen à Nice en février 2017, au côté de Philippe Vardon, cofondateur du Bloc identitaire. C’est d’ailleurs ouvertement, depuis, que le RN et Génération identitaire font bon ménage. Tout cela pour dire que ce n’est pas l’objectivité qui anime aujourd’hui encore les Le Pen, mais la haine. Haine dont Marine et Marion nourrissent leur mouvance pour asseoir leur influence néfaste. 

     

    Le Pen -SS.jpg

    L'idéologie ultranationaliste primitive : hier contre les juifs, aujourd'hui contre les musulmans

    Nous ne pouvons que condamner avec la plus ferme détermination ces actes atroces, d’où qu’ils émanent, et particulièrement celui qui vise des chrétiens dans leur église à Nice. Mais nous rappelons que dans un Etat de droit, il est essentiel que des enquêtes soient menées pour désigner les coupables et déterminer les circonstances exactes d’un crime. Cela ne relève pas de la compétence des médias et d’une certaine presse qui vendent de l’information à tout prix, ni des politiques qui se servent des émotions populaires dans une perspective purement électoraliste.

    Macron, pas meilleur que Marine et Marion

    Macron reprend aujourd’hui à son compte la rhétorique nauséabonde de l’extrême droite qui consiste à faire des déclarations de guerre désignant un ennemi commun : un bouc émissaire permettant de reconstituer un semblant d’union nationale. Ces basses manœuvres sont si visibles aujourd’hui qu’elles déshonorent la classe dirigeante française.

    Certes on comprend que le président des Français ait le souci de protéger les lieux de culte et les écoles après le drame qui s’est déroulé à Nice, mais avant toute enquête qui nous conduirait plutôt à confirmer les agissements de personnes déséquilibrées, dans un extrême ou dans l’autre, la piste « islamiste » est présentée comme une évidence une nouvelle fois. Or, « l’islamisme », c’est « l’Islam politique », ce sont donc les « Frères musulmans » et les « Salafistes » qui seraient responsables de toutes ces violences. Et Gérard Darmanin d’affirmer après l’agression niçoise : « Nous sommes en guerre » contre « l'idéologie islamiste », qui pour lui est « une forme de fascisme du XXIe siècle ». Autant de raccourcis grossiers et dangereux, que l’on ne devrait pas entendre dans la bouche d’un ministre. Autre dérapage de Darmanin hors des limites de l’Etat de droit : à la suite de l’assassinat odieux de Samuel Paty, il lance des opérations de police dans le but non pas de découvrir des coupables, mais de s’en prendre arbitrairement à « des dizaines d’individus, pas en lien forcément avec l’enquête mais avec l’envie de faire passer un message ». Ce sont ses propos ! Le seul message que vous faites passer ainsi, Monsieur le ministre, c’est qu’il vous manque singulièrement le sens de ce qui est légal et de ce qui ne l’est pas. Mais avec les musulmans, on peut désormais tout se permettre, n’est-ce pas ?

    Erdogan et Macron

    Cette opposition entre deux mondes qui s’affrontent est visible entre Macron et Erdogan, l’un présenté comme le défenseur des Lumières, et l’autre comme le représentant du danger qui vient de « l’Islam politique ». En réalité, là où la tension est la plus forte entre les deux dirigeants, turc et français, force est de constater que Macron est toujours dans le mauvais camp.

    erdogan macron.jpg

    Les droits humains avant le coffre-fort

    En Egypte d’abord, où Erdogan a clairement dénoncé le coup d’Etat de juillet 2013 conduit contre le processus démocratique, alors que la France n’a cessé de prendre le parti des militaires, c’est-à-dire très clairement le parti des armes contre celui des urnes. Il est vrai que le gouvernement illégitime égyptien achète à grands frais les Rafale qui représentent un enjeu économique important.

    Tout comme, ensuite, une prise de position de la France en faveur de la Grèce et de Chypre a permis de vendre, là encore, 18 avions Rafale à Athènes. Ce n’est pas pour rien que Macron est issu des milieux d’affaires.

    En Libye également. En accord avec le droit international, Erdogan a défendu le gouvernement de Tripoli, reconnu par l’ONU ; alors que Macron, aux côtés de l’Egypte, de l’Arabie Saoudite et des Emirats, a pris le parti d’un militaire, Khalifa Haftar. Le Courrier international rapportait le 12 juin 2020 : « Dans une déclaration à la presse, Fathi Bach Agha, ministre de l’Intérieur du gouvernement d’union nationale (GNA), basé à Tripoli, dirigé par Fayez Al-Sarraj et reconnu par la communauté internationale, annonce que les rapports préliminaires prouvent que des dizaines de victimes avaient été enterrées vivantes.   L'ONU réclame une enquête. »

    Comment prétendre défendre les valeurs démocratiques et républicaines, quand invariablement on s’aligne sur l’axe des régimes argentés, en Arabie Saoudite, aux Emirats, et du côté des militaires égyptiens, lesquels combattent avec la plus grande férocité l’appel au respect de la volonté populaire, et incarcèrent par milliers les opposants aux dictatures en place ?

    Prenons enfin la dernière campagne menée au nom des caricatures et du droit au blasphème dont Macron s’est fait le chantre. La réalité économique, face à la menace d’un boycotte catastrophique, a révélé une hypocrisie sans fond là où certains prétendent voir de la diplomatie. Hélas, le mal était fait. Il aura appris à Macron que lorsque l’on est président, il est des provocations qui coûtent cher et qu’il convient d’éviter. Il ne faut pas confondre l’insulte et la critique, le blasphème et l’art, la blessure irrespectueuse que l’on inflige à ses compatriotes et le trait artistique. Ce sont là choses différentes, quand on a du goût, et surtout quand on a le sens de la mesure. Il n’y aura jamais de liberté sans dignité. JAMAIS. Il eut été utile de comprendre ce qu’a dit avec pertinence le chef d’Etat canadien Justin Trudeau, qui a expliqué que la liberté d’expression a ses limites, et qui, évoquant les caricatures, a appelé à la prudence. Est-ce si difficile à admettre ? Quand on crache sur ce qui est cher à notre voisin, cela ne veut pas dire que l’on a l’intention de respecter les droits de voisinage. Cela signifie qu’on voudrait qu’il s’en aille. Pire : qu’il serait bon qu’il disparaisse. La sagesse vient du Canada.

    charlie ordurière.jpg

    Cela vous fait rire? Ou vomir ?

    Bien sûr et encore une fois, nous n’avons jamais pensé, quant à nous, que la violence et le meurtre constituent une réponse à la bêtise et aux vomissures. Non. Il faut même introduire dans l’école de la république, et pour calmer les esprits, l’enseignement indispensable de la distance critique : en expliquant aux élèves que souvent, une caricature reflète bien plus la conception réduite de celui qui la conçoit, que la réalité qu’il prétend représenter et qui lui échappe (on ne demande pas ainsi à une poule de pondre des étoiles). Quelle réalité en l’occurrence ?

    - La grandeur du Prophète de l’islam, célébrée par tant d’intellectuels et de savants de tout pays, par tant de poètes et d’hommes de lettres de toute culture, de tout horizon, et en tout temps :  Goethe, Dostoïevski, Alphonse de Lamartine, Tolstoï, Napoléon Bonaparte, Victor Hugo, George Bernard Shaw, Michael Hart, Mahatma Gandhi, Bosworth Smith… 

     Parce que, n’est-ce pas, l’ombre de la crotte du chameau ne nous dit rien du soleil.

     Hani Ramadan

    Entendre :

    Que dit Alphonse de Lamartine

    sur Muhammad ? Merci de ne pas vous attarder sur l'erreur concernant le portrait de Goethe ! : https://youtu.be/gfhfFbm0iLw

    Voir (5'18) :

    Ce qu’ont dit des hommes illustres sur Muhammad (Dieu le couvre de bénédictions et de paix). Merci de ne pas vous attarder sur les fautes de français en introduction et plus loin :

    https://www.youtube.com/watch?v=IEmLsy27Sf0