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Islam et engagement

  • RENCONTRES DU VENDREDI SOIR : 18 septembre 2020 à 19h00

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    Entrée libre. Ouvert à toutes et à tous

    Ce vendredi 18 septembre 2020 à 19h00

    Islam, source de liberté

    Programme : 

    http://www.cige.org/cige/activites/rencontres-du-vendrredi.html

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  • Conférence : Comment préserver notre identité musulmane? Samedi 12 septembre 2020

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    CONFERENCES-RENCONTRES 

    Centre Islamique de Genève
    104, Rue des Eaux-Vives

    Samedi 12 septembre 2020, 20h15 

    Conférence : Comment préserver notre identité musulmane par la transmission des savoirs ?

    par Hani Ramadan

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    Calligraphie : Le savoir est lumière

    Entrée libre-Ouvert à tous

  • Quand le Ministère de l’intérieur français veut interdire la liberté d’expression

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     Je viens de recevoir une lettre émanant du Ministère de l’intérieur français, datée du 5 août 2020, dans laquelle m’est signifié le renouvellement de mesures prises à mon encontre, dont une interdiction de séjour en France, afin de m'empêcher d'y donner des conférences. Je choisis aujourd’hui de rendre publiques mes réponses :

    • Sur  la résistance palestinienne et le terrorisme
    • Sur la version complotiste des attentats

    Et je dis clairement au Ministère de l’intérieur, ainsi qu’à tous ceux qui ferment indignement les yeux sur le terrorisme d’Etat sioniste contre des civils : NOUS NE NOUS TAIRONS PAS !

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    Cher Bibi ? Et les enfants palestiniens sous les bombes? Et la colonisation qui se poursuit?  Et la République française? Et l'âme de la résistance contre les oppresseurs?

    Et la liberté d'expression?

     

    Genève, le 24 août 2020

     

    République française

    Ministère de l’Intérieur

     

    Madame, Monsieur,

     

    À la suite de votre courrier du 5 août 2020 – reçu par recommandé le 18 août 2020 – m’annonçant que vous persistez à renouveler pour une durée de six mois la mesure du « gel de mes avoirs », sans apporter d’éléments nouveaux et sans tenir compte de mes précédentes observations, je vous renvoie à mon courrier du 30 octobre 2019 :

    Je m’oppose fermement à cette disposition qui ne se justifie en aucune façon, et qui entre en pleine contradiction avec les droits de tout individu, serait-il musulman. Vos propos généraux – fondés à l’origine sur des notes grossières et inexactes – cachent une absence de preuves et d’argumentation réelle. Mon discours a toujours été de dénoncer les injustices, notamment à l’encontre des Palestiniens, mais il n’a jamais été d’inciter à des actes de violence ou de terrorisme ! Il est par ailleurs hors de question de procéder à l’autocensure que vous semblez me proposer.

    Je vous invite donc solennellement à relire attentivement ma lettre du 20 janvier 2019 (ci-jointe), ainsi que toutes les réponses qui ont été versées à mon dossier, puis à revenir sur votre décision, et à annuler mon interdiction de séjourner en France, mesures en flagrante contradiction avec les principes de la République française, notamment sur la question de la liberté d’expression.

     

    Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations les meilleures.

     

    Hani Ramadan

     

     

    Madame, Monsieur (?) [1],

    Votre lettre du 8 janvier 2019 m’est parvenue par courrier recommandé ce jeudi 17 janvier 2019, et voici ma réponse.

    Pour justifier le « gel de mes avoirs » que je n’ai pas en France, vous revenez sur une argumentation à laquelle j’ai largement répondu, et que je peux résumer ainsi :

    Je considère effectivement que le Hamas est une organisation qui inscrit son action dans un processus de légitime défense, alors que l’Etat d’Israël s’est livré et se livre encore à un terrorisme d’Etat continu que je ne suis pas le seul à dénoncer.  Je considère que Netanyahou est effectivement un criminel de guerre, et je suis en droit de reprocher à ceux qui lui donnent une quelconque légitimité de mépriser les Conventions de Genève. Dans mes précédentes écritures, je vous avais remis les chiffres comparant la perte des civils palestiniens et des civils israéliens dans le conflit opposant en 2014 Tsahal au Hamas (doc. 1) ; et j’ajoute encore une autre pièce, vous donnant la liste de personnalités, dont deux anciens ministres israélien et australien !, qui estiment que le Hamas est incontournable pour résoudre le problème : Shlomo Ben-Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, Paddy Ashdon, ancien émissaire britannique en Bosnie, Alvaro de Soto, ancien envoyé de l'ONU au Proche-Orient, Gareth Evans, ancien ministre australien des Affaires étrangères chargé des négociations de paix au Cambodge, et Michael Ancram, qui a participé aux accords de paix en Irlande du Nord. (doc.2) Votre volonté de faire du Hamas une organisation terroriste infréquentable reviendrait-elle à interdire de territoire ces éminentes personnalités ? En outre, l’UNION JUIVE FRANCAISE POUR LA PAIX affiche ses opinions avec une véhémence louable pour critiquer l’action de Netanyahou. S’agit-il en l’occurrence de positions contraires aux valeurs de la république ? (doc.3)

    Par ailleurs, lorsque j’affirme et répète que la résistance palestinienne ne se justifie que sur le terrain de l’agression, je ne fais que reprendre les propos que le Hamas a lui-même officiellement énoncés, en condamnant avec la plus grande fermeté les attentats commis en Occident.

    En ce qui concerne les attentats, ma position est claire : seules des enquêtes dûment menées sont légitimes pour désigner des coupables, ce qui est le propre de tout Etat de droit, où le temps médiatique ne devrait jamais être celui de la justice. A titre d’exemple, je ne crois pas en la version officielle du 11 septembre 2001. Et c’est un droit qui me revient. Lors d’une Conférence de Richard Gage, le 11 novembre 2008 à Genève,  ce dernier affirmait : « Les 520 architectes et ingénieurs que je représente veulent savoir pourquoi les rapports officiels ont omis tous les indices légaux et scientifiques d'importance cruciale liés à la démolition explosive contrôlée de chacun des 3 gratte-ciel du WTC le 11/9. » Libre au Ministère de l’intérieur de considérer que ce discours – pourtant soutenu par un nombre élevé de scientifiques et d’universitaires – relève de « théories conspirationnistes », mais une saine démocratie garantit à chacun d’exprimer librement son opinion, sans que cela ne soit perçu comme un appel à la haine.

    Quelques remarques encore : Je n’ai jamais incité à « la commission d’actes terroristes ».  Propos outrancier qui ne peut cacher la faiblesse de votre argumentation. Je vous rappelle que les nazis accusaient les résistants français d’être des terroristes, et que les Palestiniens sont des êtres humains, au même titre que les Français. En plus de défendre la cause palestinienne, j’invite mon entourage à traduire cette position par une aide humanitaire. Je verse moi-même la somme de 50CHF mensuellement pour parrainer une orpheline palestinienne. Si je vivais en France, je suppose que mes versements auraient été bloqués par votre mesure ? Est-ce ainsi que vous prétendez lutter contre le terrorisme ? Ne conviendrait-il pas plutôt de rappeler à l’ordre ceux qui bafouent les droits de l’homme et des citoyens ?

    Dieu merci, je peux continuer à aider cette enfant, moi qui vous adresse ce courrier depuis la patrie d’Henri Dunant et depuis le canton des Conventions de Genève, dont je vous recommande vivement la lecture.

    Par conséquent, je vous invite à renoncer au renouvellement du « gel de mes avoirs », comme d’ailleurs à mon interdiction de séjour en France.

    Veuillez agréer, Madame, Monsieur (?), mes salutations les meilleures.

     

     

    Hani Ramadan

    Genève, le 20 janvier 2019

     

     

    DOC. 1

    Extrait déjà transmis au Ministère de l’intérieur en juillet 2017

    Qui sont les terroristes ? Je vous renvoie aux propos de Monsieur Majed BAMYA (du Fatah, diplomate au Ministère des affaires étrangères palestinien) qui posait la question suivante à une journaliste sur France24, suite à l’agression contre Gaza en 2014 :  « Le Hamas, qui a fait 27 morts Israéliens, dont 25 militaires appartenant à la puissance occupante israélienne,  serait une organisation terroriste et des criminels ; et ceux qui ont fait 530 morts, dont 90 % de civils, dont plus d’une centaine d’enfants, seraient le pays civilisé dans ce conflit ? » https://www.youtube.com/watch?v=PFKtqk4p2bc

    Notons qu’il s’agissait d’un bilan intermédiaire. Au final, « côté palestinien, au moins 2140 personnes ont perdu la vie durant cette nouvelle guerre, la troisième en six ans. Parmi eux, 1460 civils, dont 493 enfants âgés de 10 jours à 17 ans, 253 femmes et 714 civils hommes. » http://www.cnews.fr/monde/video/gaza-un-bilan-lourd-une-guerre-sans-vainqueur-91540

     

    DOC.2

     

    Le Hamas, un acteur incontournable

    jeudi 26 février 2009

    Dans une lettre parue jeudi dans le Times de Londres, une dizaine d'anciens ministres des Affaires étrangères et de négociateurs expérimentés pressent Israël et les États-Unis de changer d'attitude à l'égard du Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza.

    Selon eux, la politique isolationniste adoptée à l'endroit du mouvement islamiste palestinien n'a pas porté ses fruits et il est maintenant temps de changer de stratégie. « Un accord israélo-palestinien sans le Hamas est impossible », concluent-ils.

    Les signataires soutiennent que l'offensive menée par Israël dans la bande de Gaza de décembre à janvier « démontre que la politique d'isolement du Hamas ne peut pas apporter la stabilité ». « Il ne peut y avoir de processus de paix significatif si l'on négocie avec une partie des Palestiniens et tente d'en détruire une autre partie », ajoutent-ils.

    Comme le disait le général et homme d'État israélien Moshe Dayan: « Si vous voulez faire la paix, vous ne parlez pas à vos amis. Vous parlez à vos ennemis. »

    Les signataires concluent que le Hamas ne disparaîtra pas. Le soutien dont le mouvement bénéficie depuis son élection en 2006 ne s'est d'ailleurs pas érodé, notent-ils, malgré le blocus israélien de la bande de Gaza et l'offensive militaire. Il convient donc de trouver une nouvelle stratégie.

    Ces propos surviennent également alors que le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a estimé mercredi qu'entamer un dialogue avec le Hamas était « la bonne chose à faire ». Il a cependant ajouté que d'autres pays, comme l'Égypte, étaient mieux placés pour le faire.

    Pour sa part, Israël somme le Hamas de reconnaître son droit à l'existence ainsi que les accords de paix déjà signés avant d'entamer tout dialogue avec lui.

    Parmi les signataires de la lettre, on retrouve notamment Shlomo Ben-Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères, Paddy Ashdon, ancien émissaire britannique en Bosnie, Alvaro de Soto, ancien envoyé de l'ONU au Proche-Orient, Gareth Evans, ancien ministre australien des Affaires étrangères chargé des négociations de paix au Cambodge, et Michael Ancram, qui a participé aux accords de paix en Irlande du Nord.

    Radio-Canada.ca avec Reuters

     

    DOC. 3

    Sur mon blog, 14/01/2015 https://haniramadan.blog.tdg.ch/archive/2015/01/14/criminels-de-guerre-a-paris-263644.html#more

    Criminels de guerre à Paris

    Un grand merci à nos amis juifs qui ont le courage de dire, une fois de plus, ce que l’on tait hypocritement !

    TROIS BOURREAUX DU PEUPLE PALESTINIEN A PARIS LE 11 JANVIER : QUELLE HONTE !

    Le texte suivant mérite toute notre attention.

    Il traduit le sentiment que beaucoup ont ressenti en voyant Benjamin Netanyahou, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett à la manifestation parisienne du 11 janvier. Il est signé par l’UNION JUIVE FRANCAISE POUR LA PAIX :

     

    Dimanche 11 janvier 2015 par le Bureau National de l’UJFP

    Benjamin Netanyahou, Avigdor Lieberman et Naftali Bennett représenteront le 11 janvier l’Etat d’Israël à la grande manifestation européenne de riposte aux fusillades contre Charlie Hebdo et contre le magasin casher à Paris. Ces trois personnages sont des criminels de guerre qui relèvent de la Cour Pénale Internationale pour les meurtres de masse commis à Gaza et ailleurs.

    Ce sont trois sinistres artisans de la volonté d’Israël d’écraser le peuple palestinien : Netanyahou, le dirigeant des massacres à Gaza, Lieberman et Bennett, deux ministres colons, l’un prévoit l’expulsion de tous les Palestiniens, y compris ceux qui vivent en Israël et l’autre se vante d’avoir tué des Palestiniens.

    Ce qui est tout aussi grave, c’est la signification que leur présence confirme, concernant la nature de cette manifestation.

    C’est pourquoi nous exhortons les diverses associations amies du peuple palestinien qui comptent se rendre à cette manifestation à reconsidérer leur décision.

    La manifestation devait être soi-disant « d’unité nationale » contre le terrorisme et pour la liberté d’expression. Elle sera en réalité une représentation des « valeurs du monde civilisé occidental » contre les « menaces terroristes du monde arabo-musulman », une manifestation bien dans la tonalité du « choc des civilisations » qui d’après nos gouvernants, même quand ils se défendent de diffuser ce point de vue, régit le monde actuel.

    En fin de compte tous ceux qui souhaitaient manifester demain leur solidarité avec les victimes de ces terribles attentats et pensaient sincèrement montrer une société française unie contre le crime, se sont fait confisquer leur manifestation par les organisateurs autoproclamés d’une grande messe de « l’Axe du Bien » : le gouvernement, ses amis et tous ses concurrents de droite – hormis le Front National, dont l’idéologie n’a nul besoin d’invitation pour prospérer. Les grands alliés internationaux seront présents : ces mêmes représentants d’État dont les politiques contre les peuples ont permis l’apparition du terrorisme djihadiste, les courants islamophobes, les amis de l’État d’Israël et bien sûr les représentants de cet État.

    Quant aux populations « dangereuses », postcoloniales, jeunes, éventuellement porteuses de signes ostentatoires musulmans, elles subiront le dispositif de contrôle renforcé dans la période qui s’ouvre. Nous ne pouvons oublier qu’à tous ceux-là les manifestations de solidarité et la liberté d’expression ont été interdites, l’été dernier, pendant l’opération « Bordure de protection » menée contre Gaza par les trois invités israéliens de demain.

    Les représentants d’Israël ont commencé à faire de grands appels à la population juive française, déclarant qu’elle est victime d’un déferlement antisémite sans précédent, pour qu’elle émigre en Israël, pays « de grande liberté ». Les dirigeants israéliens mettent sciemment en danger les Juifs français par la peur et l’incitation au départ.

    Le Bureau National de l’UJFP le 11 janvier 2015

    Source : http://www.ujfp.org/spip.php?article3762

     

    [1] Votre lettre ne comprend pas de signature nominative.

  • Paroles du Vendredi :  ” Nouvelle année et sortie d’Egypte : trois leçons de l’hégire ”

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    Quand les musulmans jeûnent pour célébrer la victoire

    des Enfants d’Israël sur Pharaon !

    Cette année, le 9 d’al-muharram aura lieu ce vendredi 28 août et le 10 (‘Âshûrâ’) aura lieu le samedi 29 août 2020.

    Merci de diffuser. 

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    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/2606567096326183

     https://youtu.be/xR7dSqmTDmI

  • Un sermon : Réflexions sur une année passée

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    À l’occasion de la nouvelle année 1442 du calendrier hégirien, qui commence ce jeudi 20 août 2020

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    Une année hégirienne est bientôt passée. Ce qui signifie que nous avons tous une année de plus, et que nous nous sommes tous rapprochés de notre mort d’une année.

    Celui qui meurt, sa mort est sa fin du monde. Le livre où sont consignées ses œuvres est définitivement fermé, et son Seigneur le juge. Sa destinée est le Paradis ou l’Enfer.

    Al-Hassan Al-Basrî a rapporté cette parole : « Il n’est de jour dont l’aube se lève, sans qu’un héraut appelle du côté de la Vérité : « Ô fils d’Adam, je suis une nouvelle création, et je suis témoin de tes actions. Profite de moi en faisant une provision de bonnes œuvres, car je ne reviendrai pas jusqu’au Jour de la résurrection. » »

    Ce conseil, mes frères et sœurs en Islam, ne s’adresse pas seulement aux vieilles personnes, mais aussi aux jeunes gens. La longueur de la vie de chacun d’entre nous dépend exclusivement de la volonté de Dieu. Pour les uns, il se peut qu’ils vivent de longues années ; et pour les autres, il se peut qu’ils vivent leurs derniers jours.

    Le Coran dit : « Et aucune existence n’est prolongée ou abrégée sans que cela soit consigné dans un livre. Cela est vraiment facile pour Dieu. » (Coran, 35, 11)

    De la même façon, la mort ne touche pas seulement celui qui est malade, mais aussi celui qui est bien portant. Il n’y a personne qui soit trop misérable ou trop considérable pour échapper à la mort.

     

    Un poète a dit avec vérité :

     

    « Et combien de jeunes gens passent leur journée dans la sérénité,

    Alors que déjà sont tissés leurs linceuls sans qu’ils ne le sachent »

     

    Une année est passée. Une année qui se plaint à Dieu de notre négligence. Notre négligence en ce qui concerne notre religion, et notre avidité pour les biens de ce monde. Nos efforts pour nous accaparer ce qui ne nous appartient pas, alors que Dieu a déjà décidé de la part de ce monde qui revient à chacun d’entre nous, tout comme Il a décidé du terme de notre vie.

    Pourquoi avoir commis tant d’actions blâmables ? Alors que le monde et ses plaisirs sont passagers, semblables à une ombre qui se déplace, et alors que l’au-delà est meilleur et plus durable ?

    Mâlik Ibn Dînâr a déclaré : « Si le monde était fait d’or éphémère et l’au-delà fait d’argile éternel, il conviendrait de préférer l’argile éternel à l’or éphémère. Qu’en est-il dès lors d’un au-delà fait d’or éternel et d’un monde fait d’argile éphémère ? »

    La mission de l’homme sur terre, mes frères et sœurs en Islam, consiste essentiellement à adorer Dieu comme il se doit, et à établir une société juste où le riche vient en aide au pauvre, où le fort assiste le faible, où nul ne prend plus que ce qui lui revient de droit, ou nul ne néglige ses devoirs.

    Est-ce que nous nous sommes montrés fidèles à ces principes durant l’année écoulée, et méritons-nous d’accueillir avec joie l’année nouvelle ?

    Est-ce que nous avons occupé une partie de notre temps à résoudre les problèmes de nos frères et sœurs, ne serait-ce qu’en leur prodiguant nos conseils, suivant la parole du Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) : « La religion, c’est le conseil sincère » ?  Dieu dit dans le Coran :

    « Il n’y a aucun bien dans beaucoup de leurs conversations secrètes, sinon celui qui ordonne une aumône, ou une œuvre de bien, ou une conciliation entre les gens. » (Coran, 4, 114)

    Avons-nous agi en ce sens ? Avons-nous donné une partie de nos biens pour aider et consoler le pauvre, le malade et celui qui n’a plus de moyen ?

    Avons-nous enseigné aux gens ce qui est utile aux gens ?

    Au Jour de la résurrection, tout serviteur de Dieu ne quittera pas son lieu de jugement avant d’avoir été interrogé. D’après Abû Hurayra, le Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit : « Les deux pieds du serviteur ne bougeront pas, au Jour de la résurrection, jusqu’à ce qu’il soit interrogé sur quatre éléments : sur sa vie, comment[1] l’a-t-il épuisée ? Sur sa jeunesse, comment[2] l’a-t-il consumée ? Sur son bien, d’où l’a-t-il acquis et comment l’a-t-il dépensé ? Et sur son savoir, qu’en a-t-il fait ? » (At-Tabarânî, al-Bazzâr)

     

    Mes frères et sœurs en Islam,

    Si pendant cette année écoulée vous vous êtes comportés en mettant chaque chose à sa place et en remplissant vos devoirs, alors vous êtes de ceux qui reçoivent la bonne annonce d’une vie heureuse dans ce monde et dans l’au-delà. Mais si ce n’est pas le cas, si vous vous êtes montrés négligents, alors écoutez le Coran qui vous dit :

    « Fuyez donc vers Dieu ! Je suis pour vous, de Sa part, un avertisseur explicite. » (Coran, 51, 50)

    Fuyez donc du péché vers l’obéissance !

    Du châtiment de Dieu vers Son pardon !

    De Sa colère vers Son amour !

    Car aujourd’hui, il est temps d’agir et de prendre de fermes résolutions. Aujourd’hui, il y a les actions et il n’y a pas de compte ; et demain, il y aura des comptes à rendre et il n’y aura plus d’action. Il ne sera plus temps d’agir. Ne vous laissez pas séduire par les attraits du monde matériel. C’est une mer profonde, et combien s’y sont noyés ! Que votre navire soit la piété, et votre voile, le fait de vous en remettre à Dieu Seul. Comme a dit le poète en substance :

     

    Dieu a des serviteurs sages et sagaces

    Qui ont répudié le monde et ont craint ses séductions

    Ils l’ont observé, et lorsqu’ils ont su

    Que ce n’est pas là la patrie d’un vivant

    Ils l’ont considéré telle une mer profonde

    Et ont fait de leurs bonnes œuvres autant de navires !

     

    L’imam Alî – que Dieu soit Satisfait de lui – a affirmé :

     

    « Agissez constamment !

    Et tendez fermement vers votre objectif !

    Persévérez dans la droiture !

    Armez-vous de patience !

    Et montrez-vous toujours scrupuleux ! »

     

    Nous demandons à Dieu qu’Il nous ouvre, en cette nouvelle année, les portes de Sa miséricorde. Allâhumma âmîn !

     

    [1]Textuellement : « en quoi l’a-t-il épuisée ».

     

    [2]Textuellement : « en quoi l’a-t-il consumée ».

     

  • Paroles du vendredi : Retiens ta langue !

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    L’Islam comprend des enseignements précis conduisant les hommes à être particulièrement attentifs aux dégâts des mots. Nous sommes invités à faire le meilleur usage de la parole.

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    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/724543441719662

    https://www.youtube.com/watch?v=Gq9tEP7_HeU&list=PLJwIEl9qQztvXFEs2h6sS3KsJIDeAaDX_&index=22

  • Sermon du vendredi : Ne méprise aucune bonne action, et le jeûne du jour de 'Arafat (8’22)

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    BONNE FÊTE !

    En français : http://www.cige.org/Sermons/NeMepriseAucuneBonneAction-JeuneJourArafa_f.mp3

    En arabe : http://www.cige.org/Sermons/NeMepriseAucuneBonneAction-JeuneJourArafa_a.mp3

  • Jeûne de 'Arafat et prière de la fête

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    Il est rapporté d’après Abû Qatâda qu’on interrogea le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) sur le jeûne du jour de ‘Arafa – le 9 du mois de dhu-l-hijja –. Le Prophète (000) déclara : « Il absout les péchés de l’année passée et de l’année à venir. » (Muslim)

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    Quant au sacrifice, il constitue une sunna mu’akkada, c’est-à-dire une pratique que le Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) n’a jamais délaissée, bien qu’elle ne soit pas obligatoire. Le Coran dit : « Prie ton Seigneur, et sacrifie. » (Coran, 108, 2)

    Le jour de ‘Arafa aura lieu cette année jeudi prochain, le 30 juillet 2020, et la prière de la fête aura lieu le vendredi matin 31 juillet 2020,  au Centre Islamique de Genève. Elle sera accomplie deux fois in shâ Allah, en raison du Covid-19 : une première fois à 7h30, et une deuxième fois à 8h00. La prière du vendredi (jumu‘a) aura lieu trois fois comme d’habitude.

  • Paroles du vendredi : les jours bénis du mois de dhu -l-hijja (vidéo)

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    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/649139672476492

    https://www.youtube.com/watch?v=Q4iYqYlPJj0&list=PLJwIEl9qQztvXFEs2h6sS3KsJIDeAaDX_&index=23

     

  • Sermon : Profiter des dix premiers jours du mois de dhu -l-hijja (audio et texte)

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    Sermon audio 6’

     Profiter des dix premiers jours du mois de dhu -l-hijja (version courte)

     En français : http://www.cige.org/Sermons/10PremiersJoursDhu%20-l-hijja_f.mp3

    En arabe : http://www.cige.org/Sermons/10PremiersJoursDhu%20-l-hijja_a.mp3

    Louange à Dieu, Maître des univers.

    Nous témoignons qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammad (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) est le Messager de Dieu.

    Mes chers frères et sœurs en Islam, je vous recommande ainsi qu’à moi-même la piété et le fait de craindre Dieu.

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    Dhu-l-hijja, mois du pèlerinage

     

     Une période que l’Islam a privilégiée en particulier, ce sont les dix premières journées du 12e mois du calendrier musulman, le mois de dhu -l-hijja, pendant lequel s’effectue le pèlerinage à La Mecque. Dix jours auxquels Dieu a conféré une supériorité et un mérite particulier sur le restant des jours de l’année. Dieu a prêté serment en évoquant ces dix nuits, ce qui constitue l’indice de leur importance. Allah dit en effet dans le Coran : « Par l’aube ! Et par dix nuits ! » (Coran, 89, 1-2) Ibn ‘Abbâs, Ibn az-Zubayr, Mujâhid, ainsi que d’autres savants des premières générations et des suivantes ont affirmé : « Ce sont les dix journées de dhu -l-hijja. » Ibn Kathîr a déclaré : « C’est cette opinion qui est la vraie. »

    « D’après Ibn ‘Abbâs, le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit : « Il n’est pas de jours où les actions de bien soient plus aimées de Dieu qu’en ces jours-là. » Il voulait dire les dix premiers jours de dhu -l-hijja. Quelqu’un demanda : « Pas même le combat dans la voie de Dieu ? » Le Prophète répondit : « Pas même le combat dans la voie de Dieu, à moins qu’un homme y consacre sa personne et ses biens et qu’il n’en revienne pas. » (Al-Bukhârî)

    Le musulman et la musulmane doivent donc prendre conscience du bienfait que représentent ces dix jours, et ils doivent en saisir l’occasion. Les actions qui sont particulièrement recommandées pendant ces jours sont les suivantes :

    • Le jeûne. Il est conseillé au musulman de jeûner les 9 premiers jours de ce mois. Le Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) nous a recommandé en effet d’accomplir de bonnes actions pendant cette période, or le jeûne est l’une des meilleures actions, que Dieu a choisie pour Lui-même, comme cela est rapporté dans le hadith qudsî: « Tout action de l’enfant d’Adam lui appartient, sauf le jeûne. Il M’appartient en vérité, et c’est Moi qui en donne la récompense. » (Al-Bukhârî) Il est recommandé de jeûner ces 9 premiers jours, ou une partie au moins, et en tous les cas le 9, qui est le jour de ‘Arafa. Selon une tradition authentique, le jeûne effectué pendant ce jour permet d’expier les péchés commis entre l’année écoulée et ceux de l’année à venir.
    • Autre action : le fait de glorifier Dieu. En disant subhân Allâh (gloire à Dieu), al-hamdu li-Llâh (louange à Dieu), lâ ilâh illa -Llâh (il n’y a de dieu que Dieu), et Allâhu Akbar (Dieu est plus Grand). Il a été rapporté que ‘Abdu -Llah Ibn ‘Umar et Abû Hurayra – que Dieu soit Satisfait d’eux – se rendaient au marché pendant ces dix jours et disaient à haute voix : Allâhu Akbar (Dieu est plus Grand), et qu’alors les gens répétaient avec eux : Allâhu Akbar. Cette pratique relève d’une tradition malheureusement oubliée, qu’il convient de rappeler et de remettre à l’ordre du jour.
    • Accomplir le grand et le petit pèlerinage. C’est l’une des meilleures actions que l’on puisse entreprendre pendant cette période. Le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) a dit : « Le grand pèlerinage pieusement accompli n’a pas d’autre récompense que le Paradis. »
    • Le fait d’augmenter les actions de bien en général. Car ces actions sont aimées de Dieu en ces jours, ce qui signifie qu’elles sont grandement récompensées. Celui donc qui ne peut se rendre au pèlerinage, qu’il remplisse son temps par la prière, la lecture du Coran, le dhikr (l’évocation de Dieu), l’invocation, les aumônes, la bienfaisance envers les père et mère, le respect des liens de parenté, le fait d’ordonner le bien et d’interdire le mal, ainsi que toute bonne œuvre.
    • Le fait de présenter un sacrifice. Celui qui a l’intention de présenter une offrande doit s’abstenir de se raser, ou de se couper les cheveux et les ongles (même en dehors du pèlerinage), depuis le début du mois de dhu -l-hijja, jusqu’au jour du sacrifice. Cette année (2020), dhu -l-hijja commencera le mardi 28 ou le mercredi 29 juillet. Il convient donc d’appliquer cette règle dès lundi soir, ou dès mardi soir. Si quelqu’un omet toutefois de le faire, son sacrifice est accepté.
    • Le fait de se repentir sincèrement, particulièrement pendant ces jours, en s’écartant des péchés et en rejetant toutes les fautes que Dieu n’aime pas, apparentes ou cachées. En regrettant les erreurs passées, en s’en détachant immédiatement et sans attendre, avec la ferme résolution de ne plus y revenir. Il incombe au musulman qui commet un acte de désobéissance de se repentir immédiatement et sans délai, d’abord parce qu’il ne sait pas quand il va mourir, et ensuite parce que le mal appelle le mal, et qu’une erreur persistante nous entraîne vers une autre erreur.

     Donc, mes frères et sœurs en Islam, nous devons nous réveiller et saisir l’occasion qui se présente à nous pendant ces jours, qui passent et qui ne reviendront plus.

     Nous demandons à Dieu d’augmenter notre foi et nos actions de bien. Allâhumma âmîn !

  • Paroles du vendredi : Aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même

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    https://www.facebook.com/1552411184877680/videos/696080600959933

     

    https://www.youtube.com/watch?v=JXVGX71YOfs&list=PLJwIEl9qQztvXFEs2h6sS3KsJIDeAaDX_&index=17

  • Trois brèves paroles sur la fraternité

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    Nombreux sont ceux qui, sans être de confession musulmane, regrettent de vivre dans un monde où l’individualisme est devenu la règle. Ils retireraient un avantage certain à entendre une autre parole, qui invite les hommes à s’engager sur la voie de l’amour et de la fraternité.

    Nombreux sont les musulmans qui prétendent agir au nom de l’Islam, alors qu’ils sont plongés dans des tensions continues qui les opposent à leurs frères dans la foi. Différends dont ils se sont accommodés avec le temps, alors que le Coran et l’exemple du Prophète (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) les appellent impérativement à se réconcilier et à s’unir.

    À toutes et à tous, j’offre ces trois paroles.

    fraternité.jpg

    La fraternité sincère

     

    La fraternité, tel un édifice (4’48)

    En français : http://www.cige.org/Sermons/LaFraterniteTelUnEdifice_f.mp3

    En arabe : http://www.cige.org/Sermons/LaFraterniteTelUnEdifice_a.mp3

    S’aimer en Dieu (3’34)

    En français : http://www.cige.org/Sermons/SaimerEnDieu_f.mp3

    En arabe : http://www.cige.org/Sermons/SaimerEnDieu_a.mp3

    Aimer pour son frère ce que l’on aime pour soi-même (5’17)

    En français : http://www.cige.org/Sermons/AimerPourSonFrere_f.mp3

    En arabe : http://www.cige.org/Sermons/AimerPourSonFrere_a.mp3

  • Paroles du Vendredi : La Fraternité , tel un édifice

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    https://www.youtube.com/watch?v=U2Lgux4Fn3s&list=PLJwIEl9qQztvXFEs2h6sS3KsJIDeAaDX_&index=14

    Facebook :

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  • Charles Taylor, soutien à Tariq Ramadan

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    Le philosophe Charles Taylor réaffirme son soutien à Tariq Ramadan, dont le traitement juridique ne serait pas "l'honneur de la France"... 

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    L'Express : Beaucoup, en France, n'ont pas compris vos inquiétudes par rapport à la façon dont la justice française traite le cas de l'islamologue Tariq Ramadan, quatre fois mis en examen pour "viol" et "viol sur personne vulnérable".

    Charles Taylor : Je ne croyais même pas les Français capables de cela. L'avoir maintenu en prison malgré les doutes sur les accusations dont il fait l'objet est scandaleux. J'espère qu'il y aura des sanctions sévères à l'égard des responsables. Les principales accusatrices ont menti, elles se sont rencontrées à plusieurs reprises et ont l'air d'affabuler pas mal. Si la situation est claire, pourquoi n'a-t-il pas encore été jugé ? Tranchons devant la justice ! Pour moi, ce qui est clair, c'est que ce n'est pas clair, puisque cela dure depuis des années maintenant. Tout cela pue ! Ce n'est pas à l'honneur de la France.

    Lire : 

    https://www.lexpress.fr/actualite/idees-et-debats/charles-taylor-sur-la-mort-de-floyd-trump-a-rebute-plus-de-monde-qu-il-n-en-a-contente_2128486.html

  • Appel international en faveur du Dr Tariq Ramadan à l’attention de Nicole Belloubet

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    Près de 150 professeurs d’Université, d’intellectuels et d’activistes de renommée internationale, dont un Prix Nobel de la Paix, ont signé cet Appel. Ils demandent expressément à la Ministre de la Justice française de prendre ses responsabilités et d’intervenir dans la procédure concernant le Professeur Tariq Ramadan.

    C’était en avril dernier. Information que les médias n’ont pas jugé utile de transmettre LARGEMENT. Pourtant, ce sont ces mêmes médias qui se sont fait l'écho des mensonges répétés à l'encontre du Dr Tariq Ramadan, fermant les yeux sur des défauts flagrants de procédure dans l'affaire en cours !

    Source : https://blogs.mediapart.fr/marianne-france/blog/300420/affaire-ramadan-appel-international-l-attention-de-nicole-belloubet

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    * SIGNATAIRES *

    • John Esposito, University of Georgetown, USA
    • Tariq Modood, University of Bristol, UK
    • Kalypso Nikolaïdis, University of Oxford, UK
    • Cornel West, University of Harvard, USA
    • Ms Karen Amstrong, British author and commentator, UK
    • Charles Taylor, McGill University (Emeritus), Canada
    • Ilan Pappe, University of Exeter, UK
    • Ms Mairead Maquire, Peace Nobel Prize Winner, Northern Ireland
    • Stephen Chan, SOAS, University of London, UK
    • Richard Falk, Princeton and Queen Mary Universities, USA, UK.
    • Jørgen S. Nielsen, University of Copenhagen, Denmark
    • Khaled Abou el Fadl, UCLA, USA
    • George Joffé, University of Cambridge & London, UK
    • Talal Asad, The City University of New York, USA
    • Dr Aminata Dramane Traoré, former Minister of Culture, Mali
    • Charles E. Butterworth, Emeritus, University of Maryland, USA
    • Dr Chandra Muzaffar, Chair, JUST, Malaysia
    • Dr Anwar Ibrahim, former Deputy Prime Minister, Malaysia
    • Mohammad Hashim Kamali, Chair IAIS, Malaysia.
    • Bock-Yong Kim, President of Hanil University, Korea
    • Dr François Burgat, CNRS, France
    • Salman Sayyid, University of Leeds, UK
    • Mr Boubacar Boris Diop, writer, novelist, journalist, Senegal
    • Sonia Dayan-Herzbrun (Emeritus), Université de Paris, France
    • Sami Al-Arian, Istanbul Zaim University, Turkey
    • Osman Bakar, ISTAC-IIUM, Malaysia
    • Alassane Diedhiou, Vice-Rector, University Assane Seck, Senegal
    • Oumar Sy, University Assane Seck, Senegal
    • Sari Hanafi, American University of Beirut, Lebanon
    • Humayun Ansari, Royal Holloway, University of London, UK
    • Adil Salahi, Author and scholar, UK
    • Asma Afsaruddin, Indiana University Bloomington, USA
    • David Palumbo-Liu, Stanford University, USA
    • Geneviève Rail (Emeritus), University of Concordia, Canada
    • Khalil Elahee, University of Mauritius, Mauritius
    • Ermin Sinanovic, United States Naval Academy, USA
    • Jacques Neirynck, EPFL (Emeritus), Switzerland
    • Chiara Sebastiani, University of Bologne, Italy
    • Ray Jureidini, Hamad Bin Khalifa University, Qatar
    • Massimo Campanini, University of Trento & IUSS di Pavia, Italy
    • Paul Aarts, University of Amsterdam, The Netherlands.
    • Richard Francis Gombrich, University of Oxford, UK 
    • Ulises Tamayo, Autonomous University of Tlaxcala, Mexico
    • Anwar Alam, Policy Perspectives Foundation, New Delhi, India. 
    • Lord Professor Bhikhu Parekh, University of Westminster, UK
    • John Holmwood, University of Nottingham, UK
    • Fethi Mansouri, University of Deakin, Australia
    • Richard Friedli, University of Fribourg, Switzerland
    • Craig Calhoun, Arizona University, USA
    • Anna Triandafyllidou, Ryerson University, Canada
    • Shahram Akbarzadeh, Deaken University, Australia
    • Raphaël Confiant, writer, University of Antilles, France
    • Akeel Bilgrami, Columbia University, USA
    • John Keane, University of Sydney and WZB, Germany
    • Shad Saleem Faruqi, University of Malaya, Malaysia
    • Nader Hashemi, University of Denver, USA
    • Dr Marie-Lorraine Pradelles Monod, psychologue, France
    • Dr Jaspal Kaur Sadhu Singh, Help University, Malaysia
    • Dr Haitham al-Haddad,Chair of the fatwa committee, UK
    • Dr Aasim Padela, University of Chicago, USA
    • Dr Yvonne Haddad, Georgetown University, USA
    • Dr Dalia Mogahed, Director, Consultant, USA
    • Maximin Emagna, Président Europe Belgium Diversity, Belgium
    • Dr Eric Hazan, writer, founder and publisher “La Fabrique”, France
    • Dr Anas Altikriti, CEO Cordoba Foundation, UK
    • Dr Shazad Amin, CEO Mend, UK
    • Dr Manazir Ahsan, Chair, The Islamic Foundation, UK
    • Dr Fatiha Talahite, CNRS, France
    • Dr Raghad, President, MAB, UK
    • Ellen van de Bovenkamp, Leiden, The Netherlands
    • Dr Murshid Davids, Director, South Africa
    • Dr Hatem Bazian, Director IRDB, University of California-Berkeley, USA
    • Dr Alain Gabon, Virginia Wesleyan University, USA
    • Dr Abdullah Faliq, London Metropolitan University, UK
    • Dr Sarah Marusek, University of Leeds, UK
    • Dr Farooq Murad, Islamic Foundation, UK
    • Dr Ismail Patel, Chair, Friends of Al-Aqsa, UK
    • Dr Fanny Bauer-Motti, psychologist, UK
    • Dr Ramon Grosfoguel, University of California-Berkeley, USA
    • Dr Haoua Sounna Mamadou, Vice-President AFMA, Niger
    • Dr Abderrahmane Lahlou, Consultant Education & Finance, Morocco
    • Dr Jaouad Iraqi, jurist, Morocco
    • Dr Arujunan Narayanan, HELP University, Malaysia
    • Dr Shabbir Akhtar, University of Oxford, UK
    • Dr Silvia Maeso, Centre for Social Studies, Portugal
    • Dr Pravini Baboeram, DNI, The Netherlands
    • Dr Alexander Fluegel, EPO, The Netherlands
    • Dr Quraysha Ismail Sooliman, University of Pretoria, South Africa
    • Dr Amanj Aziz, Nyans, Sweden
    • Mohamed Nour Dachan, President UCoII (Emeritus), Italy
    • Dr Massoud Shadjareh, Chair, Islamic Human Rights Commission, UK
    • Dr Belem Bassirou, Ministery of Environment, Burkina Faso
    • Dr Ahmad Farouk Musa, Monash University, Malaysia
    • Dr Aliou Baldé, University Assane Seck, Senegal
    • Dr Sehija Dedovic, Center for Education and Research-Nahla, Bosnia
    • Dr Ibrahima Ndiaye, economist (UvS), Senegal
    • Dr El Hadji Séga Gueye, lecturer, France 
    • Dr Mohammad AbdurRahman Siddiqi, Chairman (IMCJ), Japan
    • Dr Francois Deroche, medical doctor and President JDSF, France
    • Dr Homa Katouzian, University of Oxford, UK.
    • Dr Diadié Maiga, World Health Organization, Congo-Brazzaville
    • Dr Ahmed Ismail Manjra, paediatrician, South Africa
    • Dr Bilal Hassam, medical doctor, United Kingdom
    • Sante Ciccarello, Islamic Relief, Italy
    • Dr Mohammed Hashas, FSCIRE-La Pira Center, Italy
    • Dr Shaker Elsayed, Imam, USA
    • Dr Riccardo Mazzeo, writer, publisher, Italy
    • Dr Patrizia Dal Monte, theologian, Italy
    • Dr Paolo Gonzaga, writer, translator, Italy
    • Ms Yvonne Ridley, Journalist and author, Scotland
    • Mr Cheick Oumar Sissoko, film director and politician, Mali
    • Mr Jamal Elshayyal, Journalist and war correspondent, Qatar
    • Mr Sandew Hira, co-Director DIN, The Netherlands
    • Sharifah Nazneen Syed Agha, Human rights lawyer, Malaysia
    • Mr Ricardo Faty, professional footballer (soccer), France-Senegal
    • Mr Mohamed Diame, professional footballer (soccer), France-Senegal
    • Mr Doudou Jacques Faty, professional footballer (soccer), Senegal
    • Mr Ousmane Coulibaly, professional footballer (soccer), Mali
    • Ms Munisah T Yusoff, Academic consultant, Malaysia
    • Ms Adélita Genoud, independent journalist, Switzerland
    • Mr Mamadou Beloum, former Mayor of Seguenega, Burkina Faso
    • Mr Michael Gunga, Sales Director & Business Consultant, UK
    • Mr Azad Ali, Community Relations Director, CAGE, UK
    • Mr Moazzam Begg, Outreach Director, CAGE, UK
    • Mr Mouhad Reghif, Bruxelles Panthères, Belgium
    • Mr Tan Sri Jawhar Hassan, Chairman of ISIS, JUST, Malaysia
    • Ms Rosiah Jantan, JUST, teacher and writer, Malaysia
    • Ms Thevaki Sriseyohn, clinic psychologist, UK
    • Mr Hamza Roberto Piccardo, writer, publisher, Italy
    • Mr Kevin Allagapen, Global Service Analyst, UK
    • Mr Regis Joffre, Solutions Architect, UK
    • Ms Basma Elshayyal, University of Warwick, UK
    • Ms Houria Bouteldja, PIR, France
    • Mr Abdurrahim Boynukalin – Director, Turkish-British Association  
    • Mr Ajmal Masroor, Director, Barefoot Inst & Freelance Broadcaster, UK
    • Ms Rakhia Ismail, Councillor, Mayor of Islington, UK
    • Mr Mohammed Kozbar, Chairman Finsbury Mosque, UK
    • Mr Jan Ritsema, Performing Arts Forum, France
    • Mr Giovanni Sarubbi, Director « Il Dialogo.org », Italy
    • Mr Davide Piccardo, Director, LaLuce.news, Italy
    • Ms Feïza Ben Mohamed, journalist, France
    • Mr Tengku Iskandar Tengku Adnan, Researcher, JUST, Malaysia

     

     

  • Moïse et Pharaon dans le Coran

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    « Et lorsque Nous vous sauvâmes des gens de Pharaon. Ils vous infligeaient le plus dur des tourments : ils massacraient en les égorgeant vos fils, et laissaient vivre vos femmes. En cela, pour vous, il y avait une grande épreuve de la part de votre Seigneur. Et lorsque Nous séparâmes la mer avec vous. Nous vous sauvâmes ainsi et noyâmes les gens de Pharaon, alors que vous regardiez. » (Coran, 2, 49-50)

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     Commentaires - Sens des expressions et explications

    1. Et lorsque Nous vous sauvâmes. Ce verset reprend l’évocation des bienfaits dont Dieu a comblé les fils d’Israël, le sens étant : Et (rappelez-vous) lorsque Nous vous sauvâmes… » (At-Tabarî) Tous les fils d’Israël sont redevables à Dieu du secours qu’Il a apporté à Moïse et à leurs ancêtres.
    2. Des gens de Pharaon. Âl: sa communauté de foi, son peuple et ses partisans. Le mot âl a pour origine le terme ahl (famille), la lettre h ayant été remplacée par un a, selon at-Tabarî. Pharaon : titre donné à celui qui exerçait le pouvoir en Egypte, tout comme les Romains appelaient leur dirigeant César, les Perses Chosroês, les Abyssins Négus, les Yéménites Tubba‘ (At-Tabarî, Ibn Kathîr) Le Pharaon qui persécutait ainsi les Egyptiens du temps de Moïse était Ramsès II, de la 19e Dynastie. Celui qui se noya était son fils, Mineptah, selon ce que rapporte le Professeur ‘Abd al-Wahhâb an-Najjâr dans son livre Histoire des Prophètes. (Makhlûf)[1]
    3. Ils vous infligeaient. Yasûmûna(kum), du verbe sâma: infliger, imposer à quelqu’un quelque chose de difficile. Du mot sawm, qui signifie : « aller sans restriction ou aller en quête de quelque chose. » (Makhlûf) Ils cherchaient ainsi à vous nuire. Ils vous faisaient goûter supplices et humiliations. Selon al-Bukhârî, « yasûmûnakum » veut dire « yûlûnakum », c’est-à-dire : « vous soumettaient, vous infligeaient forts de leur pouvoir sur vous. » (Al-Bukhârî)
    4. Le plus dur des tourments. Sû’ al-‘adhâb. Le mot sû’ englobe tout ce qui peut affliger l’homme en ce monde ou dans l’au-delà. La suite du verset montre quelle était la nature de ces supplices :
    5. Ils massacraient en les égorgeant vos fils. Yudhabbihûna, du verbe dhabbaha, forme renforcée de dhabaha: égorger. Selon Ibn Is’hâq, Pharaon tourmentait les fils d’Israël, les réduisant à l’état de domestiques et d’esclaves. Il en a fait des catégories pour attribuer à chacun des travaux : les uns pour bâtir, les autres pour cultiver. Ils travaillaient ainsi pour lui, et celui qui n’avait pas un métier devait payer un tribut. Selon as-Suddiy, il les contraignait aux tâches les plus viles. (At-Tabarî)
    6. Et laissaient vivre vos femmes. Les femmes et les nouvelles-nées. At-Tabarî rapporte dans son commentaire les explications qui lui sont parvenues selon Ibn ‘Abbâs et d’autres exégètes : Les devins dirent à Pharaon : « Un nouveau-né va naître cette année qui emportera ton royaume ». Pharaon dépêcha pour mille femmes cent hommes, et pour cent femmes dix hommes, et pour dix femmes un homme. Il déclara : « Observez chaque femme enceinte en ville. Quand elle aura mis au monde un nouveau-né, observez-le. Si c’est un garçon, égorgez-le, et si c’est une fille, laissez-la. » Selon as-Suddiy, les devins avaient fait leur prédiction à la suite d’un rêve qui avait troublé le sommeil de Pharaon : il avait vu qu’un feu venant de Jérusalem (Bayt al-Maqdis) avait touché l’ensemble des maisons d’Egypte et qu’il avait brûlé les Egyptiens (al-qibt), et épargné les fils d’Israël. Les notables égyptiens s’adressèrent à Pharaon en lui faisant remarquer que si les fils d’Israël devaient complètement disparaître, les pénibles travaux qu’ils accomplissaient devraient être assumés par les Egyptiens eux-mêmes. Pharaon ordonna alors que les enfants mâles soient égorgés une année, et épargnés une année. L’année où ils furent épargnés, Aaron naquit, et l’année où ils furent égorgés, Moïse naquit. (At-Tabarî)
    7. En cela, pour vous, il y avait une grande épreuve de la part de votre Seigneur. Balâ’: épreuve. Selon at-Tabarî, le terme doit être compris ici dans le sens du bienfait : Il y a en cela, pour vous, un immense bienfait de la part de votre Seigneur. C’est l’opinion de Mujâhid. D’autres commentateurs (Abû al-‘Âliya, Abû Mâlik, as-Suddiy…) ont rappelé cependant à juste titre que l’homme peut être éprouvé par le bien et par le mal. Le Coran affirme en effet : « Nous vous éprouverons (nablûkum, du verbe balâ) par le mal et par le bien (à titre de tentation). » (Coran, 21, 35) Et encore : « Et Nous les avons éprouvés (balawnâhum, du verbe balâ) par les bienfaits et par les maux, peut-être reviendraient-ils (au droit chemin). » (Coran, 7, 168). Autre explication : ces épreuves sont les tourments que leur a fait subir Pharaon, égorgeant les fils et laissant la vie aux femmes et aux filles, et c’est selon Ibn Kathîr l’opinion de la majorité des commentateurs.
    8. Et lorsque Nous séparâmes. Faraqnâ, du verbe faraqa: séparer, fendre, et suivi de la préposition bayna : distinguer entre (deux choses). Le Coran précise ailleurs que lorsque Moïse et son peuple se retrouvèrent devant la mer, alors que Pharaon et son armée les poursuivaient, Dieu ordonna à Moïse de frapper la mer de son bâton. Alors, la mer se redressa miraculeusement en ouvrant, selon les commentateurs, douze couloirs entre lesquels l’eau s’élevait, laissant passer les douze tribus des fils d’Israël : « Et Nous révélâmes à Moïse : "Frappe la mer de ton bâton ". Elle se fendit alors, et chaque partie séparée (firq) fut comme une énorme montagne. Nous fîmes approcher les autres [Pharaon et son peuple]. Et Nous sauvâmes Moïse et tous ceux qui étaient avec lui. » (Coran, 26, 63-65)
    9. Avec vous. Bikum, dans le sens : nous fendîmes la mer alors que vous vous y trouviez. On peut comprendre aussi : « nous fendîmes la mer pour vous ». (Commentaire d’al-Jalâlayn, Makhlûf)
    10. La mer. Selon toute vraisemblance, la mer rouge, appelée aussi bahr al-qulzum. (Makhlûf) Mais Dieu est plus Savant.
    11. Nous vous sauvâmes ainsi et noyâmes les gens de Pharaon. Il a été rapporté que le jour où cet événement se produisit était le jour de ‘âshûrâ’, le 10 du mois d’al-muharram. D’après Ibn ‘Abbâs, lorsque le Messager de Dieu (Dieu le couvre de bénédictions et de paix) arriva à Médine, il observa que les juifs jeûnaient ce jour. Il les interrogea à ce sujet. Ils répondirent : « C’est un jour de bien. C’est le jour où Dieu – à Lui la Puissance et la Majesté – sauva les fils d’Israël de leur ennemi, si bien que Moïse – paix sur lui – jeûna pendant ce jour. Le Messager de Dieu déclara alors : « Je suis plus en droit (de me réclamer) de Moïse que vous. » Il jeûna ce jour et ordonna que l’on y jeûnât. » (Ahmad, al-Bukhârî, Muslim) Notons que cette prescription a été abrogée et que seul le mois de ramadan est resté une obligation. Le jeûne commémorant la sortie des fils d’Israël est toutefois fortement recommandé, le 10 du mois d’al-muharram.
    12. Alors que vous regardiez. La mer se refermant sur Pharaon et son armée.

     

    Quelques enseignements :

     

    • Le « pharaonisme » se caractérise par une volonté de réduire « l’étranger » au statut d’esclave que l’on martyrise et exploite sans aucun respect pour la dignité et la vie humaine.
    • Le Coran dénonce avec véhémence les persécutions subies par le peuple d’Israël.
    • Le Coran évoque plus d’une fois le miracle qui sauva les fils d’Israël. On en retire une leçon magistrale : il n’existe pas d’impasse pour qui s’en remet à Dieu, même lorsque tout semble perdu !
    • L’Exode et la sortie d’Egypte sont célébrés par les musulmans comme la victoire de la foi sur la tyrannie aveugle.
    • La soumission à Dieu finit par l’emporter sur la force des armes.

     

    (Extrait du commentaire de la sourate La Vache,

    par Hani Ramadan, à paraître in shâ Allah)

    Mineptah, le Pharaon de l'Exode.jpg

    Mineptah, le Pharaon de l'Exode

     

     

    [1] Il s’agit de Mineptah (ou Mérenptah, Merneptah). Comme d’autres auteurs, Le Dr Maurice Bucaille soutient dans son livre La Bible, le Coran et la science, que c’est bien Mineptah qui s’est opposé à Moïse. Bien plus, les analyses médicales qu’il a pu faire directement sur le corps de la momie ont révélé des éléments qui correspondent au récit de sa noyade : « Au cours de cet examen de la momie en juin 1975, des investigations particulières furent entreprises sur mon initiative. Une excellente étude radiographique fut effectuée par les docteurs El Meligy et Ramsiys tandis que le docteur Mustapha Manialawiy pratiquait, par une perte de substance au niveau de la paroi du thorax, l'examen de l'intérieur de la cage thoracique et de l'abdomen, réalisant la première endoscopie appliquée à une momie. On put ainsi voir et photographier certains détails très importants de l'intérieur du corps. Avec l'examen au microscope de certains petits fragments tombés spontanément du corps de la momie, examen qui sera effectué à Paris par le professeur Mignot et le docteur Durigon, sera complétée une étude générale médico-légale effectuée avec le professeur Ceccaldi. Ce qui peut d'ores et déjà être retiré de cette étude est la constatation de lésions osseuses multiples avec des pertes de substances importantes — dont partie aurait pu être mortelle — sans qu'il soit encore possible d'affirmer si certaines se sont produites avant ou après la mort du pharaon. Celui-ci dut le plus vraisemblablement mourir ou de noyade, d'après les récits des Écritures, ou de traumatismes très violents ayant précédé son engloutissement dans la mer, ou les deux simultanément. » Notons que le Coran affirme que Dieu s’adressa ainsi à Pharaon après qu’il fut noyé : « Et Nous fîmes traverser la mer aux fils d'Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent avec acharnement et hostilité. Puis, quand la noyade l'eut atteint, il dit : "Je crois qu'il n'y a d'autre dieu que Celui en qui ont cru les fils d'Israël. Et je suis du nombre des soumis ". [Dieu dit]: Maintenant? Alors qu'auparavant tu as désobéi et que tu as été du nombre des corrupteurs ! Nous allons aujourd'hui épargner ton corps, afin que tu deviennes un signe pour tes successeurs (pour qui viendra après toi). Cependant beaucoup de gens ne prêtent aucune attention à Nos signes. » (Coran, 10, 90-92)

     

  • Quelques précisions sur l’expression Allâhu Akbar (Dieu est plus Grand)!

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    Allâhu Akbar! Voilà une expression qui dans la conscience de beaucoup est liée au terrorisme et à la violence. À force de répéter que tel islamiste supposé a crié: «Allâhu Akbar!» avant de commettre son crime, ces termes sont devenus le signe d’un ralliement fanatique à une foi obscurantiste. Ils font peur.

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    De plus, Allah est perçu comme étant le dieu des Arabes. Dire «qu’Il est plus Grand», c’est affirmer une supériorité qui laisse bien peu de place au dialogue avec toutes celles et ceux qui n’ont pas la prétention de détenir la vérité.

    À cela, on peut répondre d’abord que le dogmatisme est une notion relative. L’idée que par nos Lumières, nous disposons d’une avancée considérable sur les autres civilisations, prend elle aussi les allures d’un dogme incontournable. Un vrai dialogue suppose au préalable une modestie quant à ce que l’on possède et une ouverture d’esprit face à ce que l’autre nous propose.

    «Elohim, Allah, Eli, tous ces vocables renvoient à Dieu, et on les retrouve aussi bien dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes»

    Ensuite, le nom Allah n’appartient pas spécifiquement à la culture arabe. Toute la tradition sémitique se sert de la racine Al ou El pour désigner le divin: Elohim, Allah, Eli, tous ces vocables renvoient à Dieu, et on les retrouve aussi bien dans les traditions juives, chrétiennes et musulmanes.

    En outre, l’expression Allâhu Akbar recouvre de multiples sagesses qui, bien comprises, sont un bienfait pour les hommes qui en font leur profession de foi. Elle est traduite souvent, à tort, par «Dieu est le plus Grand». La traduction exacte est «Dieu est plus Grand», sans l’article. Ce qui signifie que Dieu est plus Grand que tout, sans comparaison possible.

    Proclamer que Dieu est plus Grand revient à refuser de se soumettre à l’idolâtrie sous toutes ses formes. L’idole est en effet cette imposture qui vient se substituer à Dieu, et à laquelle l’homme s’attache en s’aveuglant sur sa réalité: ni l’or, ni le sexe, ni le pouvoir, ni la notoriété ne peuvent être le sens ultime de notre vie. Toutes les idoles ont en commun qu’elles sont destinées à disparaître. Dieu, Lui, est Éternel. Toutes les idoles finissent par être l’objet d’une désolation sans fond: le temps accomplit son œuvre, appauvrissant ou dépossédant le riche, détrônant le plus grand monarque, creusant des rides sur les plus beaux visages. Allâhu Akbar nous rappelle avec force que le sens de notre existence est d’adorer notre Créateur, et non pas la créature.

    Une notion commune

    Allâhu Akbar est d’ailleurs une notion commune à toute la tradition abrahamique. Juifs et chrétiens vous le confirmeront: «Je sais que l’Éternel est Grand.» (La Bible, Psaume, 135-5)

    De façon constante, le culte musulman entraîne les croyants à proclamer la grandeur de Dieu: lors de l’appel à la prière, et pendant celle-ci; lors du pèlerinage, pendant les fêtes musulmanes et à tout moment.

    La perception que les foules ont aujourd’hui de cette expression à travers les médias, qui l’associent systématiquement à des actes terroristes, ne révèle finalement que le degré d’analphabétisme religieux qui gangrène une opinion publique dévastée par la culture du non-sens, que la pensée contemporaine sécularisée a bien du mal à redresser.

    24 Heures

    Opinion, L’invité

    Hani Ramadan

     

    Publié: 10.06.202

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    29 mai 2020

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    https://www.youtube.com/watch?v=NoE9QaEcYr